‹ Rapports relatifs à la consolidation des temples (volume 2)Chapitre 12 sur 76 · RAPPORT SUR LES TEMPLES DE LA NUBIE · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LES TEMPLES DE LA NUBIE

porte d'accès et deux plus petites, ainsi qu'un escalier en colimaçon qui menait ausommet du portique. On voitsurles murailles plusieurs imafjes peintesde saints grecs, mais point d'iii/'roplvplies, point de sculptures, pas même le glohe ailé qui est commun à tous les temples égyptiens. . . I.e portique entier .se dresse sur une terrasse de pierres massives, haute de 8 jjieds du côté de la rivière: la grande porte se trouve d(; ce côté, mais, comme elle n'est précédée d'aucun escalier, il est probable qu'elle servait seulement pendant l:i période de l'inondation, au temps où les barques pouvaient aborder juste au-dessous d'elle. . . Tout près des murs de ce portique, on voit les restes d'un autre édifice, qui appartenait probablement à un temple semblable au premier, mais qui n'éttiit pas une portion de la même construction'", i? Les dessins de Burton (pi. Vllj et «le Gau (pi. VIII)'-', la photographie de Maxime du Camp (pi. IX) '. montrent que l'aspect des lieux ne se modifia pas sensiblement pendant la première moitié du xix' siècle. Sur la photographie prise par Béato vers iSyô. on remanie déjà que le mur de l'ouest et la portion du portique qui l'accompagnait ont disparu (pi. X).

Aujourd'hui, le second édifice de Burckhardt, celui qu'on nomme les propviées. a peu changé, et c'est heureux, car plusieurs des représentations (|u'il contient sont d'un style unique, surtout le grand tableau qui montre un personnage vêtu à lu romaine, offrant nue hydrie à plusieurs divinités, entre autres à une Isis assise sous le figuier sacré et vêtue également à la romaine : il v a lu un rendu inusité des scènes égyptiennes qu'il eut été fâcheux de perdre. Le mur sur le(|uel celte œuvre curieuse est sculptée s'est fort disloqué et il menace des'écrouler en avant. 11 faudra le déposer entièrement, en refaire les fondations, et. si Ion se décide à le remonter, le fortifier en maçonnant la petite chambre, ou. si Ion préfère, l'espace creux qui s'étendait derrière lui, ce qui sera facile au moven «les blocs épars actuellement tout autour : la dépense serait de L. E. aoo environ. .\u cas plus |>r()bable où l'on considérerait la situation comme dé.sespérée. il \ aurait lieu d'enlever la scène principale et de la transporter au Musée du (".aire, ce qui coûterait à peu près le même prix.

La salle hvpostyle na plus, comme eu 18:70, ses deux rangées de colonnes. sa façade, sa porte, son mur debout. Il n'y subsiste que la rangi^e méridionale des colonnes et l'angle nord-est de la façade; le reste a été renversé par les indigènes en (piète de solinhli . mais beaucoup des pierres sont éparses sur le soL si bien (juon |)ourrait reconstituer le temple à peu près tel qu'il était aux débuis

" Kl iickiiAiiiiT. Tntrih in .\iihia. iii-'r. Londres. 1810, |i. ç)-)-fj'i.

(*' {'.M. \,iii,iniir:> <!,• 1,1 .\h/)iV. iii-r. Paris, 1803. pL \L-\I.I.

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Temples île Subir. *

(lu xix" siècle : ce serait, je crois, une dépense de L.E. looo ou 1200 au plus. Si l'on se refusait à entreprendre cette restitution, que je crois assez facile, il conviendrait de remettre les portions de salles encore debout en état de résister à leau. La colonnade est solide et elle n'exigera que des rejointoiements au ciment çà et là. Il sera bon également de noyer le massif de briques des fondations dans un radier de béton, du genre de ceux dont je parlerai plus loin à propos du temple de Dakkéb. Il faudra enfin démolir langle nord-est et le reconstruire : il est si disloqué qu'il céderait aux premiers affouillements de l'eau et que sa chute risquerait d'entraîner celle de la colonnade. J'évalue cette opération à L.E. 5oo environ.

En résumé, la mise eu état des ruines de Maharrakah coûterait en tout L.E. 'joo dans sa forme réduite , L.E. 1^00 ou i5oo dans sa forme complète tj compris le radier de béton.

§ VI. — KORTI.

Au milieu d'un champ de ricin, à 3 00 mètres environ de la berge et au sud du village, on distingue sur le sol les arasements de deux salles rectangulaires, construites en blocs de grès de taille moyenne. A quelques mètres en avant de la plus grande', un monticule chargé de tessons marque le site de quelques vieilles maisons en briques crues. Autant que j'ai pu en juger par les fragments qui remplissaient le fond des trous à séhakh, ces maisons sont d'époque assez basse. ^

11 me paraît que le site est de 3 ou h. mètres à peine plus élevé que le plus haut niveau produit par le barrage actuel; il sera très probablement sous l'eau lorsque le barrage aura été surélevé. Il ne mérite plus d'être défendu, mais on devrait y faire quelques fouilles pour s'assurer qu'aucun monument d'intérêt, stèles ou statues, n'y est caché.

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