S IV. — OI'ADV ES-SEBO[ Â
Noi'den aperçut, N; nianli 3i décembre ly^y. au voisinajje du \illa(M; Je Sel)Ouâ. ''(|uel(|ues anti(|iiités remarquables que, dit-il. je dessinai. Elles n'ont |>as uik; a|)|)arence aussi ma^jnilique ({ue celles de Dekké; les pierres non plus n'\ sont pas si bien joinles; on voit entre quelques-unes des ouvertures assez grandes, et les |)ienes même ne sont cpie d'une espèce sablonneuse (;t jaunâln*. dépendant cet édifice est bàli dans l'ancien fjoùt égyptien; son portail est endummafjé, mais le reste est encore debout (pi. III)'''.'» Burckliardt constata que la partie postérieure du temple était presque com|)lètement ensablée, et il sifpiala l'avenue de sphinx et de statues dont l'existence avait écha|)p(' à Norden'-'. Gau le premier donna des dessins exacts (|)l. IV-V)etun plan (pi. M )'•*'. qui nous prouvi-iit que le site est demeuré presque inchanjj^é jusqu'à nos jours.
Le temple ne sera pas atteint par les eaux, ni même I allt'i» de sphinx et les deux colosses qui le précèdent. Ainsi qu'au temps de la découverte, il est |)res(jue entièrement enseveli sous les sables, et le pvlône seul iii est visible dans tout»' sa hauteur: coiiinie il est eu bon état. Ion n'aurait aucune peine' à replacer les (|uelques pierres de la coriiichi' qui sont tombées. Les deux colosses qui llan- (juaient la porti' sont renversés, et celui de droite est fort brisé, mais celui de {jauche est bien conservé et il a sa tète; on pourra redresser celui-là el ce qui reste de l'autre, chacun sur son piédestal antique.
La cour (pii suit et ipii était bordée de piliers osiriaques, selon le plan favori de Hainsès II, est remplii; par une masse de sable ipii descend en plan incliné de la corniche du pronaos aux pieds du pvlône. Les deux pi>rliipies latéraux ont soullert, et aucun des piliers osiria([ues n'a jjard('' son buste ef sa lète. La corniche du |>ronaos et les dalles (pii la recouvraient domineni le sable el sont bien conservées; une dépression (h'dimitée. sur deux côtés par des dalles, au fond par une arèle de rocher taillée de main d homme, semble indiquer une secomle salle derrière laquelle iiii spi'os sétendail. Ici encore, les app^irences sont favorables, et l'on |>eut esp/'ier (pie les bâtisses ensevelies sont saines, mais il sérail iinpnideul
'"' .\oiiDKN, I ()(/(»,<;(' (/■/■."/,n//»((; «•»(/(• .Vh6ic, éd. Laii|;lt's, iii-'i°. Paris. 1798, 1. III. p. 53-;ii i-l pl.CI.N. '-' BuRi.KiiMiDT. Travch m V»//'((i . iii-V\ Loiidios. i8-ta. |t. i6. ^o-»)!. ^'' (au. inliiittitcx ili' la .\iiliii-. iii !'■'. l'aris. tS-o. pi. \l.ll-\I,\ll.
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tic lien ftlIiniiiT. .lai pourtant l'impression qu'il y aurait intérêt à déldayer ce nionuujent et (pu; nous v ferions quelque découverte heureuse : Ranisès II, qui la construit . y avait reproduit probablement quel(|ues épisodes de ses guei'res svriennes.
11 serait diflicile d'établir un devis ferme pour un travail qui se présenle dans ces conditions. Si, comme je le pense, il s'agit d'un simple déblaiement, une somme de L.E. 'loo ferait l'affaire; s'il v a des consolidations à opérer, les frais pourront monter beaucoup plus liant.
fiu.scrirai donc le temple de Sehoiiâ sur la liste pour L.E. -too, sans nie hasarder à décider si ce crédit sufpra ou non.
§ V. — MAHARRAKAH.
Les ruines du temple de Maharrakah sont à une quarantaine de mètres de la berge, en avant des terres cultivées, entre deux rigoles de chadoufs. Un sondage ([ue j'ai prati(|ué en avant de la colonnade, à la profondeur de ^ ou 5 mètres, n'a révélé que la présence du sable et de l'alluvion commune, mais on sait par ailleurs que le radier de pierre reposait sur un socle de briques, comme a Dakkéh: les propylées paraissent être à 5 mètres au-dessus du niveau le plus haut que les eaux atteignent quand le barrage actuel donne son |)lein. et l'édifice principal est plus relevé de •' mètres plus ou moins. Les propylées seront certainement envahis en entier et les portions basses du temple subiront l'atteinte directe du Nil. Il est donc nécessaire de prendre des mesures sérieuses pour sauver le jdus qu'on pourra des ruines.
iNorden ne paraît pas les avoir aperçues. bien(|u'il signale le village de Maharrakah, du({uel elles ont pris leur nom'''. Nous en devons la première description à Burckhardt : c? Elles consistaient, dit-il, en un portique de quatorze colonnes massives, avec des chapiteaux de dimensions et de formes différentes. Elles sont enveloppées d'un mur qui, joint à l'entablement des colonnes, forme un portique couvert tout autour. Le mur du sud s'est écroulé, probablement à la suite d'une secousse soudaine et violente, car les blocs sont étendus en lits sur le sol. comme lorsqu'ils étaient en position dans le mur, preuve certaine qu ils sont tombés d'un seul coup. . . Les colonnes de la face sud sont léunies l'une à l'autre, les deux du centre exceptées, par un écran jusqu'à la moitié de leur hauteur, de la même manière qu'au temple de l'Osiris à tète d'épervier, à Philae. Il y a une grande
"' NoRDEN, Voyage d'Kjfijple et de Nubie, éd. I^angiès, in-i", t'aris, 1798, t. III, |>. 5o.