‹ Rapports relatifs à la consolidation des temples (volume 2)Chapitre 35 sur 76 · II. CAMPAGNE DE · texte numérisé non relu

II. CAMPAGNE DE

Les travaux reprirent le i" octobre 1908, et ils ne furent plus interrompus jusqu'à complet achèvement, le 5 janvier 1909.

Quai nord-est. — Dès le lendemain de mon arrivée , le 2 octobre , je commençai à démolir la mosquée qui s'élevait sur la portion nord-est du quai (pi. LV, LVIIl, LIX. LX), tout contre le grand escalier qui aboutit au débarcadère. Je dégageai la berge sur une longueur de 2 /i mètres, et j'arrêtai le déblayement en face de la porte qui ouvre au nord du massif septentrional du pylône. J'enlevai soigneusement tous les décombres accumulés, j'établis un plan incliné en bordure, ainsi que j'avais fait pour le quai sud, puis je construisis en bas un mur de fondation épais qui arrêta la pente, tandis qu'en haut, au niveau du dallage de la façade du temple, je plaçais de grosses dalles destinées à contre-appuyer la partie supérieure du perré. Aussitôt fkées ces dalles, j'employai quatre maçons qui, en huit jours de temps, eurent terminé la construction du mur incliné qui rejoignait le dallage et le mur de fondation. Comme au côté sud du pylône, le perré fut bâti en blocs de pierre irréguli'ers, bien ajustés et cimentés minutieusement sur leurs joints.

Ayant retrouvé, parmi les blocs innombrables qui encombraient la façade du temple, beaucoup de ceux qui faisaient partie du parapet antique, je les disposai ceux-ci au nord ceux-là au sud, en face du pylône, afin de montrer aux visiteurs quelle était jadis la construction de la rampe qui limitait le temple proprement dit vers l'est. Enfin, je réparai le pavement du quai sur toute la longueur de la façade, et je remis en place les dalles déplacées naguère, afin d'établir, l'hiver dernier, les trois banquettes destinées à consolider les fondations du massif nord'''.

Ptjlones. — Il me restait à retoucher les chambrettes qui s'ouvrent dans les deux massifs en bordure sur la cour. Du côté droit, les dalles qui composent les plafonds étaient toutes brisées en plusieurs morceaux, et je dus les soutenir au moyen de poutrelles en fer, douze par chambrette, appuyées solidement sur les murs latéraux. De plus, je rejointoyai les murs et les dallages avec le plus grand soin, coulant du ciment dans toutes les fentes et dans tous les trous. Ces chambrettes seront noyées complètement pendant la moitié de l'année, et, si je n'avais pas pris ces précautions, l'eau aurait risqué de pénétrer en grande (juantité dans les parties internes de la construction et de s'y emmagasiner.

'" Cf. plus haut, p. 6.3-6/i du présent volume.

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