‹ Rapports relatifs à la consolidation des temples (volume 2)Chapitre 47 sur 76 · II. (îAUTlili · texte numérisé non relu

II. (îAUTlili

hcaii calcaire doiiv portes voûtées jumelles, étroitement juxtaposées entre elles, et mesurant chacune i m. 20 cent, de largeur, dont 0 m. 80 cent, d'ouverture (voii' pi. flXXlll, A), et 2 m. i5 cent, de hauteur. Un petit seuil, également en pierre, haut de 0 m. 10 cent., occupe entièrement la largeur de chaque porte. La constiMiction des montants et de la double voûte est fort régulière et atteste un soin que les architectes chrétiens de l'ancienne Egypte ne nous ont guère habitués à admirer. Au milieu de chacun des arcs de la double voûte a été sculpté en relief l'anagramme que Ton voit sur la planche CXXIIÏ. A.

Pour ce qui est de la hauteur de cette porte, il est nettement visible que Ton a songé, tout d'abord, à conserver les dimensions de l'ancien portail de Ramsès II: l'arête inférieure du linteau a été. en effet, taillée en vue de transformer en voûte le sommet de ce portail. Mais il semble qu après avoir ébauché ce travail de transformation de l'arête horizontale eu arc. on se soit défié de la ([ualité de la roche et que Ton ait craint de ne pouvoir achever la transformation sans compromettre la solidité de Fensemble. Le travail d'érosion du sable venu du désert avait déjà sullisamment attaqué le grès, assez mauvais en effet dans toute cette région, pour faire concevoir des inquiétudes. On renonça donc au projet de voûte et de porte unique: on construisit la double voûte appareillée en bonne pierre, de qualité supérieure à celle de la montagne, et l'on remplit l'espace compris entre le sommet de ces portes neuves, les montants et l'ancien linteau, au moven d un blocage de briques crues, qui s'est, en somme, assez bien comporté au cours des siècles, quoique toute la partie supérieure en soit tombée. On donna à la double porte une hauteur juste sullisante (1 la. 65 cent.) pour permettre le passage à un homme de taille movenne. Une pierre triangulaire forme la base du tympan central, entre les deux voûtes.

ïjiï division en deux parties se continue en arrière des portes au moyen d un mur de terre, construit dans l'axe même de l'ancienne porte égyptienne, au milieu de sa largeur. Ce mur, haut de 1 m. 80 cent, et épais de quelques centimètres seulement, délimite ainsi deux corridors parallèles, de largeur sensiblement égale à celle de chacune des portes. Il se prolonge, sur une longueur de '4 mètres, jusqu'au mur transversal qui forme le fond du chœur et (jui, lui-même, est à ralignement des deux premiers piliers do l'ancienne salle hypostvie. Un étroit passage voûté large de 0 m. 60 cent, et haut de 1 ni. 70 cent, est ménagé dans l'épaisseur de ce mur et donne accès d'un corrldoi' à l'autre (pi. CWIII, I), et (IXXIV, A): ce passage est percé à peu près au milieu de la longueur du mur. Il est à présumer que cette division en deux portes et deux corridors répondait à la préoccupation de séparer, à l'intérieur de l'église et

l'.AProiiT siiiî i;i-:(,[.i>i. dks-skbouA. 113

j)(.'ii(l;iiil Il'S cérénutiiK'S <lu cullf. Ie.> liommes <'l les Iciiimes. Nous savons que c(! soiu-i était celui de Ions les constructeurs des anciennes érjlises chrétiennes en E}j\|)te. et il si; pciit. danlre |)art, qu'ici l'idée de cette division en deux ail été suj'jjérée à l'arcliitecte |)ai' le double escalier de Hatnsès II. conduisant de la ((tiir à hi terrasse sur laquelle souvrait le pronaos.

II. Lc'filisr propmiirnl dite, dans Ir prounos. — l/ancienne salle de Hainsè> Il reposait sur douze piliers carrés, et les six qui sont alignés de cliaque côté de l'axe lonjjitudinal étaient ornés de statues osiriaques du roi. Les modifications nécessitées par I aniénajnMuenl de la nouvelle église ont surtout porté sur la partie centrale comprenant les quatre piliers du milieu les plus rapprochés de la cour. Au sortir de la doultle porte voûtée, construite en pieri'e à I intérieur de l'ancienne porte égyptienne, la largeur même comprise entre les deux enihrasures de cette même porte est, nous l'avons vn. divisée en deux étroits corridors à peu près égaux par un mur de terre.

Ce mur, limitant les deux corridors et les deux moitiés de léglise. vient huler à l'ouest contre un autre mur transversal, long de i) m. .jo cent., haut de 3 m. yb cent, et d é[)aisseur variable. Ce mur repose sur trois assises de pierre, mais tout le reste est en tt.'rre revêtue de lendiiil blanc ordinaire. Il n est pas partagé en son milieu par le mur des corridors : il mesure, en eilet. 3*mètres seulement du côté sud, et 5 m. ()5 cent, du côté nord. Tandis qu il enveloppe la rangée de piliers la plus septentrionale, il laisse, au contraire, en dehors de lui, (lu côté sud, la rangée la plus méridionale. Après avoir englobé le pilier n" I du c(\té sud''' et les piliers n"' 1 et •! du côté nord, il se cunlnuie sur les côtés sud el uDi'd de la salle, parallèleuienl aux paiois. puis il englobe encore le pilier n" ,") du côté sud el les piliers p.'" .5 et 6 i\u côté nord, il lait un nouvel angle de 90 (le|;r(''s. el il vient se terminer de chaque côte du rliieiir. qu il délimile. En outre, les deux laces internes et les deux faces occidentales dos piliers n" 3 de chaqin,' côti' soiil renforcées par un epai» mur de briques presque aussi haut que les anciens piliers, servant d"a[)|»ui au iniir demi-ciiTulaire du chœur.

Du côté luird . outre le ch(eiir, une petite chapelle a été formée par I espace compris entre les (pialit' piliers reliés entre eux par des murs, el sur le mur formant le fond de relie rliapelle. à Test, est peint un Christ (|d. (^i.\\l\ . H. et C\X\ . W). Celle l'Iiapclle (ou sacristie?^ communique avec le choMir par une

'" F^t'S douze piliers soiil mimi'niti'S de i ii (> l\ dix>ile (nord) et ,i j'.tuclie (sud), en alLint de ientive mm> le fond du leuipli'.

TeiiipU-s lit ,Vii/iii\ !?>

ll'i H. GAUTlIlKli.

porte 1res étroite. (M'eusée dans le mur de terre qui limite le chœur du côté nord. A lopposé, vis-à-vis de cette porte, une autre ouverture semblable fait communiquer le chœur avec le passage réservé entre son enceinte et la rangée la plus méridionale de piliers. Le chœur lui-même (pi. CXXVIII, CXXIX. A) est demicirculaire, et se compose de trois plates-formes superposées, parallèles et concentri(|ues. Le mur du fond, haut de i m. bo cent, au-dessus de la plate-forme la plus élevée, est décoré de douze figures, le Christ et onze apôtres. Les dimensions de ce chœur sont 6 m. 26 cent, en largeur et 1 m. 7 5 cent, dans sa plus grande profondeur. L'enceinte totale délimitée par les murs de terre mesure, en outre, .') m. ^ï> cent, de profondeur entre la naissance du cho'ur même et le petit seuil de clôture situé à Louest et percé en son milieu d'une porte, débouchant exactement en face du milieu de la paroi formant le fond du chœur. Entre cette porte et le pi'emier gradin du chœur se dresse un autel en terre, haut de 1 m. 9 5 cent., et dont le sommet est formé par une pierre de o m. 80 cent, x 0 m. 72 cent. Les murs de clôture du côté ouest sont presque complètement détruits maintenant, mais ils devaient être aussi élevés que l'ensemble de lenceinte, c'est-à-dire atteindre environ '> m. 5o cent. Ils reposaient eux-mêmes sur un seuil de pierre, large de o m. Bo'cent. et long de .') m. 'lo cent.

A l'angle sud-est de la salle, en dehors de lenceinte de i église, est ménagée une petite salle presque carrée, de .') mètres environ de côté, qui communiquait avec le pronaos au moyen d'une petite porte creusée dans le mur de terre reliant le pilier n" 2 de la section sud à la paroi sud. dette porte n existe plus, ou du moins elle a été considérablement élargie par la chute de la section du mur qui est comprise entre elle et la paroi sud. Du côté nord, un autre mur de terre délimitait ce l'éduit, reliant le pilier à la paroi est, sur une longueur de 2 mètres, une épaisseur de o m. 20 cent, et une hauteur de 1 m. 60 cent.; il est bien conservé. Contre la paroi est, et près de l'angle nord formé entre cette paroi et le mui- de terre, une cuve rectangulaire en pieri'e est encore en place, longue (le 1 m. 10 cent., large de o m. 80 cent., épaisse de 0 m. 10 cent, et haute de o m. 6h cent. Au-dessus de cette cuve est peint, par-dessus le siège d'une divinité pharaonique, en rouge et jaune, un buste très effacé, qui est peutêtre celui de saini Jean-Baptiste, bien que la barbe ne soit pas aussi longue que sur les figures ordinaires de ce saint (pi. CXXV, A). Lhypothèse la plus rationnelle qu'on puisse faire est, en effet, de penser que cette petite salle était le baptistère attenant à l'église.

Enfin, contre la face sud du pilier n" ."> nord, ex-pilier osiriaque, a été construit, en pierre, un escalier de sept marches, long de 2 m. 26 cent., d'une

i;\I'I'()|;t SIM r;K(;i.isi-: des-seboi \. 115

lai'}|(;ur vaiiiiiil ciilic o m. yc» cf^nl. cl o m. (jf) cciil.. toTiiiiné à sa |>ai-ti»i sii|)(M'H.'iii'(; |iar uni' pliilc-loniic |»ic^(|iic rarrée de o m. qa cenl. x u m. r^ô cent.. à 1 III. 9 5 cent, au -dessus du sol. (Ic'tail là pioljahlftiu'iii la chaire de rérrlise ( |)l. CXXVIll, CXXX, A). liKMi (|iir. '^| I (III adopte cette manière de voir, on ne puisse ex[)li(|iier la raison dèlre de I (»ii\('iliire reclanjfulaire niénajjée dans la l'ace esl de cet escalier. H y a. d aiilre part, dans la salle transversale rjui ("ail suite à réj'Iise. iiii aiilic escalier l'ii terre, ipii était peut-être la véritable chaire.

T(dle est IV'jjlise éhîvée an iiiilieii du pronaos. Il nous reste, pour en cmw- ])léter la description, à dire un mol des peinlines chrétiennes et des inscriptions non hiérofjlypliHjues qu on relève sur ses div(;rses parois.

fiCS pointures, doni qtiel((iies-iines sont presque invisibles maintenant, sont au noinhro de si.i-. sans compter les treize Heures du cho'iir.

1" Dans la petite chapelle du nord, comprise entre les quatre piliers nord-esl du prouaos, est peinte, sur le mur du ioud. à Te'sl (h; la (diapelle. une lielle lif'ure du (dn-ist, avec le buste (pi. CXX\ . U): l'ensemble de la peinture mesure o m. (j5 cent, de lar^ieur et 1 mètre de hauteur. Le visajje est blanc, entouré (Tune Iif5ne ovale rou{|e et noire. Les yeux, le nez. la bouche, la moustache tombanti; et la petite barl)iclie étaient é{>alement peints en noir et en roujje. mais ils ont été martelés et détruits eu partie par les Musulmans. Autour de la tète, Tauréole, à fond blanc, esl entourée dune double li{jne noire et'roujfe: sur (die sont |)einles en noir les trois lettres j^ <^'^ ,,. encadrées chacune par <|ualre lilets noirs et roufj;es. Les contours du buste sont indiqués en noir: le costume est rouge et les plis en sont indiqués en noir, le col. entrouvert, est peint en blanc. Le ('hrist inonlre sa main droite, dont les doi^jls peints en blanc avec contours noirs sont démesurément alloujn's et si maladroitement dessinés qu'à une certaine dislance il semble \ en avoir six. Cette fifjure est. somme toute, relativement en bon état et produit assez bimne impression sur le mur non* contre le(|U(d elle se (b'Iacdie avec vi;»ueur.

•V A la sortie de la chapelle nord, en tournant le dos au buste précédenl. le rejjard est altir('' par deux lifjures éjjalement en assez bon étal de conservalitui. |)eintes sur la lace esl du [)ilier n" (> de la section nord (^pl. {'<X\N1. A), (iette peinture mesure 1 mètre de hauteur et i m. oâ cent, de larjjeur: elle repi'ésonli' le busl(! d un saint aile, auréolé et couroniK'. probablement saint Michel, el à sa droile un personnap;e entier debout, |irobablement une femme. Le buste du saint est inscrit dans un cercle pai laitement rond, de o m. -o cent, de diniuètre. d «mi s ('(diappenl dans loiiles les diiiM lions des séries de trois lijpies roujjes. peut-<Mre

ne, 11. GALTHiF.r..

des rayons lumineux; le cercle s'enlève en rouge Ijiun sur la teinte jaunâtre (|ui sert (le fond à l'ensemble de la peinture. Le visage du saint a été déliguré, comme celui du Christ précédent. Les contours, la couronne et Tauréole sont peints en rouge et en jaune; les plumes des deux ailes fixées aux épaules sont iudi(jU('es par un grossier quadrillage rouge sur fond jaune. Le vêtement est constellé de petites rosaces (jo;; rouges, et les lisièi'es sont formées par une étroite bande jaune décorée de ronds et de carrés rouges. Au bas du cercle apparaît vaguement la main droite de lange qui semble retenir le vêtement.

(}uant à la figure de femme (?) représentée à la droite du saint, elle est de dimensions beaucoup moins considérables, car, (juoique peinte en pied, elle ne mesure pas plus de o m. '7.^ cent, de hauteur. Les cheveux, la robe et les pieds sont peints en rouge; le visage, défiguré, était également dessiné en rouge sur fond jaunâtre. La robe est ornée en son milieu d'une large bande verticale décorée en losanges et points rouges sur fond blanc, et la lisière inférieure de la robe, sur toute la largeur, est identique à cette bande. La forme de la coiffure est à noter. L'ensemble de cette figure est des plus gracieux. Nous avons peut-être là le portrait de la généreuse donatrice grâce à qui put être édifiée et décorée l'église. .

.")" Sur la face ouest du pilier n" 3 de la section nord, et sur la même face du même pilier de la section sud, sont peintes deux scènes très endommagées et dont on ne saurait trop dire ce qu'elles représentent. La partie nord est reproduite sur la ])hotographie de la planche GXXVI, B; quant à la partie sud, sa teinte rougeâtre est tellement atténuée que la photographie se refuse à la rendre. La partie nord, à gauche du chœur, représente, tout à gauche, un personnage debout, presque invisible, et à sa droite quehjue chose comme une masse, peinte en rouge, reposant sur un tissu ou tapis l)lanc et décoré de filets, losanges et |)oints rouges. A droite de ce corps (?) on voit des traces de peinture blanche et rouge, s'élevant le long du pilier de briques qui limite le chœur vers la gauche. Toute cette représentation est extrêmement vague et indistincte. Peut-être estelle symétrique à celle qui est peinte de l'autre côté du chœur, sur le pilier sud correspondant, et qui représente un personnage, lui aussi presque invisible, debout sur (juelque objet rouge. 11 est regrettable que ces peintures soient si mal conservées que la photographie ne peut en donner une idée claire, ni permettre I identification et l'explication des scènes ainsi figurées. L'hypothèse la plus vraisemblable, qui m'a été suggérée par M. Jean Maspero, est que nous avons là une représentation de la Nativité. La tache rouge serait la Vierge reposant sur son

i!Ari'()i;T SI li I. iJw.iM-; d'Hs-seisoi: \. ht

lil: le persoiiiiii}]!' dclioiil i'i jjaiiclie s(;rail saint .losc|)l), ol les vatjues traces visibles sur la droite pourraient èlr<; les l'estes des animaux domestiques (ha.'uf et âne) assistant à la naissance du Clirist. []ne pareille représentation est rréqiiente sur les bracelets d'orijjinf! copie: (III peu! \oir les l'epiorluctions de fjuelf|ues-iins de ces bracelets par M. Jean Maspero. dans les Annalcn (h( Scrricc /Ips \tittmnU'x, I. I.X, 1908. |). 2^6-')i)8.

V' Sni' la face oin'st du pilicf n" :? , section sud, lormanl la l'acade di? la petite sall(! d anjjb,' (|ii(' nous supposons avoir t'ié le baplislère rie l'érj-lise. est peinte, d un double liait noir et rou}>e, une croi\ liaiili; de o m. 90 cent, et large de 0 m. 5^ cent.; rintérieur en est jaune, et de cbacun des quatre angles l'orinés par- le croisement des montants sécliappent trois lignes rouges. ari-ondies (voirpl. CXXVII. A).

5" Sur la paroi est du pronaos, formant le l'ond du baplislèi-e. contre l'angle nord limité par cette paroi et le petit mur de terre élevé parles (îo|)tt's. <'\actement à un mètre au-dessus du bord supérieur de la cuve en pierre, est |)eint un biislc lort cHacr'. (pie la pbolographie ne peu! rendre clairement. Le Fond du visage était probablement blanc, mais tous les traits en ont disparu. La longue barbe et les clieveu\ étaient i-ouges. L'auréole était jaune et sertie diin double trait noir et rouge. Le costume (Hait à fond jaune, avec des lignes rouges irrégulièrement distribuées sur sa surface, le contour extérieur du buste était noir. Le |»ersonnaî;(', probablement saint Jean-Baptiste, montre sa main droite, peinte en blanc, dont deux doigts sont ra|)procbés. dans la position borizontale: ils sont dessinés en noir, uuiis rintérieur du contour est peint en blanc. L'enstMnbb' mesure 1 mètre de hauteur sur o m. 80 cent, de largeur (pi. (i\\\ . \ 1.

(*)" Lnlln. les peintures du clin'ur el des deux murs qui le prolongent de cha<|ue côté, au nord d au sud | pi. ('.\\l\. A), comptent treize personnages représentant le (jbrisl , au milieu de la paroi arrondie, d de chaque ctUé six apcitres. Les six a[)(Ures à la droite du C.lirist sont tous peints sur la |)aroi arrondie du cIki'Ui-. tandis <pi à gauche cette paroi ne compte que cinq ligures. la si\i(''iii(' se trouvant sur le mur latéral sud. Les ligures senlèvenl en lignes rouges cl jaunes sur un fond blanc. Les tètes du C(ifé sud sont .•>eules conservées: celles du Christ et des six ajtôtres i\\\ C(')li> nord irexistenl plus. Les lèles sont jaunes, ainsi que les auié(d(>s. Les costumes sont légèrement indiqués par de minces traits rouges el jaunes. Sur les jambes des personnages sont peints en rouge les signes iir ou l(?). Plusieurs apt'ilres portent sur le bras ;jaucbe une

IIS li. (i \l TIIIKi;.

sorhî (1(,' rouleau. La liauleur dos |)ersonnajJese.sl uniturménienl de i m. 60 cenl.

Enfin, sur le njur latéial nord du cliœur. symétriquement au douzième apôtre, semble avoir été un quatorzième personnaj;e(?) : il ne reste plus de lui ((ue de très vagues traces de couleur rouge et jaune.

Les inscriptions chrétiennes ne sont pas très nomhnnises, et elles sont extrêmement peu lisibles ayant été simplement taillées à la pointe sèche dans le cré[)i de terre, qui s'est effrité pai' la suite.

1° Dans I intérieur de la petite chapelle du nord, sur la face est du pilier 11" '1 nord, ou voit deu\ inscriptions"( pi. CXXyXI, A):

(I. ►P MOriAKOCO)

erOyA . BMANACONO gpO(?)Hr)AIIOK MAp. - . .OC

b. n'e(ne6r)cci^MAUT . . .

•>." Sur la lace ouest du même pilier, en dehors de la chapelle :

MIXAHA

3" Sur la face ouest du [>ilier n" •> sud. formant la façade du baptistère, à gauche de la croix, sont plusieurs lignes fort peu lisibles, et dont les caractères d'imprimerie ne donnent qu'une idée imparfaite (pi. CXXV, A) :

AMAAAIANP) 4" riNOAl MArilXMXHiWAA

KOY-Xi YY >^aha/

KAnC.XON^iS

\" Enfin sui' la paroi ouest, à droite de la porte conduisant à I antichambre, on lit :

•f AriOK'FJ

IIMC?)

►i- AnOKflAAACAYYHM HA

lU. Salle Iransrermle faimnl suite an pronaos. — • Léglise proprement dite occupait donc tout le pronaos, mais elle ne se terminait pas là. La salle transversale et le sanctuaire, en arrière de ce pronaos, semblent avoir été également utilisés par les chrétiens: en tout cas. ils v ont laissé des traces de constructions et de décoration.

liAiM'uiiT si;i; i.Kci.isF i)i;s-si;i!()i \. no

IjCS (Ipii\ ciiilii'iisui'iis (lo lu l;ii}|i' porte (jui coinliiil du |)ruiiaos à la salle Innoslvle avaieni été nicoiiverlos, par-dessus les laideaiix dr Hamsès II, et sur toute leur hauteur, de reiuluit do terre liahituel: cet enduit lut détaché par nous sur la leuillure (h' };auclie (sud), car \\ u<; portail (|iie peu (hf chose d'intéressant (Mjinme pciiiliire copie. Au sommet s(;uh'Miful . louchant h- ijjafond. ou vo\ait une tête de saint niinhée et liarhuc. piinle eu roupe et en jaune. Les couieui'S étaient très vafjuement conservé(îS, et les contours mêmes du dessin fort ell'acés: aussi ai-|e cru [louvoir sans scrupule faire disj)araitre le crépi sur lequel elle se trouvail. piMii laiic n'apparaître I ancien has-relief phaiaonique.

La feuillure de didile. au contraire. |)orlail. sur le crépi de terre, une représentation qui ma pai ii ménler d'être conservée au détriment fie lancien tahleaii (!(! Hamsès II. symétri((iie prohahlement au lahleau correspondant de la feuillure gauche. La décoration copte consiste ici en Irois cioi.r d inéfjale {rijindeiir. dont la planclie OXWM. I». donne une imape sullisamment nette. La croix du milieu, de beaucoup la plus {Jurande, mesurt; i m. yô cent, de hauteur et :? mètres avec le support sur lequel elle repose; sa larpcur est de o m. 80 cent., et la larjjeur du support est de o m. ba cent. Elle est dessinée en noir, avec un double Irait rou}>e à Tintérieiir du contour noir. Les trois extrémités libres, somuiet et cotés. se terminent chacune par deux oreillettes reliées les unes aux autres par une ligne brisée \,. peinte en rouge, et sur toute la longueur de ces lignes' brisées sont dessinés de petits cercles également rouges. Les deux montants de la croix sont décorés sur toute leur surface de petits cercles et carrés rouges et noirs. Enfin deux triples lignes peintes en rouge comme une partie des cercles et des carrés s'entre-croisent encore, foruianl en quelque sorte une nouvelle croix obliquement dis|)osée par rapport à la première, et chacune des quatre extrémités de ces lignes triples porte un cercle rouge plus grand (|ue les précédents. Le sup|)ort est (h'coré d un A piMiil rn loujfe. De chaque c("ile de ce supjtorl est représentée une autre croix, heaiicoiip plus petite, rouge. Celle de gauche est d(! la loiiiie +: celle de droite porte en plus au sniinin't de son extréinilé supérieure une sorte de lien(?) de la l'oniie Q.

A I intérieur de la salle transversale qui serl de veslibule commun au sanciiiaire (>t aux (juatre autres salles obscures du temple. Hamsès II avait lait élever, contre la paroi ouest du fond el de clnupie côté de la porte conduisant au sanctuaire, deux socles en |»ieire destiné's probablement à deux statues reproduisant ses propres traits ou ceux des deux du mités du temple Les statues n'existent plus. Le socle d(" gauche a été respeclt* par les chrétiens, qui se sont contentés seulement de le llaïupier sur ^a lace gauche (sud), cl le long de la paroi du

1^)0 II. (JALTIllEP..

Iniul (le la salle. (111110 |»elile plale-lonne en loire, longue tic 3 m. -lo cent., larjje (le o m. 65 cent., haute de (|uel(|ues centimètres seulement (voir |)1. (IXXXI, 15). dette sorte de banquette basse était surélevée à son extrémité de gauche, celle (jue la photographie ne montre pas. et elle présentait à peu près le profil suivant ^ qui fait songer à un lit. l^^tait-ce là réellement la couche où se reposait le prêtre ou le gardien de l'église? dette banquette dissinuile-t-elle, au contraire, le tombeau de (juelque saint ou personnage local important, qu'on aurait voulu honorer spécialement en l'ensevelissant sous l'église? C'est là une question dont la solution demeure assez incertaine. Quant au socle de droite, il a été complètement englobé dans la construction d uii escalier en terre de six marches, dont l'utilité n'apparait pas très clairement, car il ne conduit à rien de spécial (voir pi. (IXXXI. B). C'était peut-être là une seconde chaii'e. analogue à celle que nous avons décrite dans l'église proprement dite. Cet escalier mesure 1 m. .^10 cent, de hauteur, i m. 8o cent, de profondeur à sa base et o m. 8o cent, (le largeur à la base, puis o m. 65 cent, aux autres marches.

Enfin, dans I angle sud-ouest de la salle est construit un petit seuil de terre, haut de o m. -15 cent., presque carré (o m. 3'? cent, x o m. 'lo cent.), dont la destination reste également assez obscure.

JV. Sancluaire. — Les deux montants latéraux de la porte conduisant de la salle transversale dans le sanctuaire, au-dessus des socles précédemment décrits, étaient décorés de trois tableaux égyptiens, superposés. Les montants étaient complètement recouverts, sur toute leur hauteur, du crépi nubien, et ce crépi |)ortait de chaque colé, par-dessus le tableau du haut et le tableau du milieu, l'image d'un saint (pi. CX\X. B). Ces deux ligures mesurent chacune i m. 3o c. de hauteur. Celle du montant sud de gauche représente saint Pierre debout, peint en rouge, la tête nimbée de l'auréole jaune, tenant eu mains la clef traditionnelle. Au-dessous des mains de l'apcjtre est écrite à la couleur noire une inscription nubienne en caractères gréco-coptes, composée de huit lignes horizontales. Le saint figuré sur le montant nord de droite, absolument symétrique du saint Pierre de gauche, est également debout, peint en rouge et vêtu dune longue robe jaune à plis rouges. Le fond sur lequel sont dessinés en rouge les traits du visage est blanc, et l'auréole est jaune. Les détails du costume et des attributs du saint ne sont pas assez clairement conservés pour permettre (h; l'identifier avec certitude.

On ne relève aucune trace de décoration chrétienne sur les embrasures de la jtorte Ml sur les parois laléiales du sanctuaire, mais la paroi du fond montre une

IMI'IMiliT SLR l/l'GLISE l)'ES-SEBOU,\. 121

ic'présentation inléressanlc Au-dessus du soubassement de cette jjaiui. une niche, creusée dans le rocher, contenait trois statues assises, taiMées elles aussi dans la montagne et représentant prohahlement Rainsès H entouré des divinités locales Anion-P«a et llarniakhis. Ces statues ont été complètement détruites par les Coptes, (|ui, sur la paroi ainsi ravalée. <iiit |H;int une fifjure de saint Pierre debout, tenant en mains une clef assez disproj)orlionnée avec sa taille. Le ijersonnajje (voii- pi. CXXIX, 15) mesuic i m. ôo cenl. de liauteur: il a les cheveux et la barbe blancs. Lr visage, également à fond blanc, a les traits principaux dessinés en rouge: l'auréole dont la tête est nimbée est peinte en jaune: les veux ont été cassés par (juelque Musulman peu tolérant.

De cha(pie côté de Tapôtre on peut lire l'inscription suivante. "^ "^' '^^^^ qui se détache en lettres noires sur la couche de stuc blanche " '''Oxo^' dont est l'ecouverte la paroi : ^ '*''^j

Cette inscription a été (h'ià publi('e deux fois à ma connais- '

sance : 1*

i" Par Gau, Aniiqiiilés do la Nuhiv, pi. XLV, A; Y

a" Par Li;i"EiivitK. fiecueil dos inscriptions grecrjiies-clirélieniie.s (I Kfrypti». n" fj'jo.

Tous deux y ont vu une inscription grecque, mais cest. en réalité, une inscri[)tion copte.

Telle est l'église nubienne d'es-Sebouà mise au joui' en pinvier-février iqoq. .le l'ai décrite aussi exactement que le permet l'état des ruines, et je laisse à de [dus compétents que moi sur les choses de l'archéologie chrétienne d'Egvpte le soin de tirer de cette découverte toutes les conséipiences scientili(|ues dont (die peut être robjcf. .le voudrais seulement, en terminant, dire un mot concernant répo(|iie à laquelle fut édifiée celte église. (ïette époque est sensiblement la même que celle (h; la construction des églises chrétiennes de Phihe. de kalabclu'li -Tiilmis el de Daiidoiir. le vi' siècle. 11 semble (|ue certaines |ieinlures murales ont été refaites à un cerlaiii moment, car toutes ne sont pas du même sh le ni de la même main.

Veuillez ajjréer. Monsieur li' Diiecleur {jt'iu-ral . I ('\|)ression de mes senlimt'iils loiil dévoués,

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