SOCIETE BOTANIQUE DE FRANCE
Gras, complètent la géologie de l’Isère, et nous disent toujours le goût exquis et les persévérantes sollicitudes du conservateur.
Mais Grenoble a aussi sa basse-cour d’acclimatation, dirigée par M. Bouteille, et la Société n’a pas manqué de lui rendre hommage. Nous avons vu et touché ces Chèvres d’Angora h la laine soyeuse et brillante, ces Chèvres de Nubie aux oreilles longues et pendantes, les Yacks de Chine nés à Grenoble, le Cerf Axis, la Gazelle, le Lama, YAlpaca, quatre races de Lapins, des variétés sans nombre de Poules des quatre coins du monde, des Canards de la Caroline, du Labrador, etc., etc., enfin une colonie multiple d’animaux exotiques acclimatés et se reproduisant presque tous.
Au nom de la Commission :
Léon Dufour, rapporteur.
Jnr<liit-<lcs~i>lantc« et herbiers de Grenoble.
La Commission nommée par la Société botanique de France a examiné avec soin les diverses écoles et collections dont se compose le Jardiu-desplanles de la ville, ainsi que les herbiers du Musée d’histoire naturelle.
Le premier jardin botanique fut fondé à Grenoble, en 1782, sous l’impulsion de M. de Marcheval, intendant de la province de Dauphiné, et par les soins du docteur Yillars, professeur d’histoire naturelle à l’École de chirurgie.
Transporté en l’an n au faubourg Saint-Joseph, le nouveau jardin est resté, jusque vers l’année 183a, tel que Villars l’avait établi; à cette époque, l’État, voulant donner plus d’étendue à la ville et établir de nouveaux remparts, réduisit ce jardin à un quart de sa surface, en n’y laissant subsister qu’un bâtiment délabré, une orangerie et quelques plates-bandes. Cet état de choses dura dix ans; l’Administration n’y mit fin qu’en achetant, en 18û3, pour y établir le jardin actuel, la propriété dite le Bois-Rolland. L’organisation des cultures a eu lieu en 18Û5, sous la direction de M. J.-B. Verlot, nommé (à la suite d’un concours) jardinier en chef et directeur du Jardin-des-plantes de la ville, et chargé en outre de diriger les cultures d’un autre jardin public (dit le Jardin-de-ville ) et du soin des arbres des promenades publiques de Grenoble.
Le Jardin-des-plantes actuel, dont Ja surface est de 2 hectares, 32 ares, h 1 centiares, se compose de deux parties.
Un jardin paysager, dessiné avec goût, occupe les trois cinquièmes de la surface : là sont disposés avec ordre, par familles et par genres, des arbres de grande et de moyenne taille, formant une école forestière et de végétaux ligneux d’ornement; on a réservé particulièrement aux Conifères un monticule dont les pentes sont exposées au nord et au nord-ouest. Tous ces arbres portent des étiquettes.