‹ RapsodiesChapitre 41 sur 53 · L'INCENDIE DU BAZAR · texte numérisé non relu

L'INCENDIE DU BAZAR

J'habite la mon tagne et j'aime à la vallée. Le vicomte d'Arlincourt.

0 toi, dont j'avais fait l'emplette Pour danse au bois neige-noisette !

L'as-tu toujours, ma Jeanneton, Ton Jupon blanc, ton blanc jupon ?

Pour quelque muscadin, matière à comédie, Ne va pas m'oublier dans ce coquet bazar, Où tu trône au comptoir. — Colombine hardie ! Perçant l'horizon gris'd'un œil au vif regard, Famboyant vois mon cœur, d'amour vois l'incendie! Et si tu l'as encore, écris-moi, Jeanneton, Ton jupon blanc, ton blanc jupon.

Au feu ! au feu ! au feu ! la Vierge à perdre haleine Court... le bazar rissole ! au feu ! au feu ! au feu !

l'incendie du bazar 77

N'est-ce pas Margoton, Cathin ou Madeleine?... — Non, c'est la demoiselle au gendarme Mathieu. — Fleur d'un jour, du ciel noir à la lueur soudaine, Fuis !... et si tu l'emporte, écris-moi, Jeanneton, Ton jupon blanc, ton blanc jupon?

Plus que feu, grand mangeur, crains l'ardeurdéréglée Du bourgeois camisard, du rustre porteur d'eau, Du beau sapeur-pompier, à coiffe ciselée, Gare au rapt : une fille est un léger fardeau. A Blois, vers ton Titi, clerc à l'âme isolée, Vole!... et si tu l'emporte, écris-moi, Jeanneton, Ton jupon blanc, ton blanc jupon.

0 toi! dont j'avais fait l'emplette Pour danse au bois neige-noisette!

L'as-tu sauvé, ma Jeanneton, Ton jupon blanc, ton blanc jupon?

Page 1