‹ Rational ou manuel des divins offices de Guillaume DurandChapitre 121 sur 128 · V. Du Gange, Gloss., voce Planeta · texte numérisé non relu

V. Du Gange, Gloss., voce Planeta

ou MANUEL DES DIVINS OFFICES. 435

là aucune différence entre les vêtements de cérémonie et ceux dont on se servait d'ordinaire, si ce n'est qu'on gardait les plus propres pour la célébration des mystères (i). Lindanus (2), parlant des chasubles dont on se sert maintenant dans l'église , dit qu'elles diffèrent entièrement des anciennes , qui couvraient tout le corps , étant de véritables robes, ce qui appuie l'origine que Raban Maur, Ugutio, saint Isidore de Séville et Joannes de Janua donnent au terme de chasuble ( casula) [quia instar parvae casœ totum hominem tegebat] ; « parce que, comme une petite maison, elle couvrait tout l'homme » (3).

La chasuble, telle qu'elle est de nos jours, ne peut plus représenter cette charité qui couvre la multitude des péchés, selon saint Pierre. On dit , en la mettant : « Domine qui dixisti , jugum meum suave est et onus meum levé, fac ut istud portare sic valeam. »

On conçoit donc que l'action de lever le bas de cet habit à l'Elévation ne soit plus qu'un très-faible souvenir de sa forme ancienne, qui nécessitait cette cérémonie afin que le prêtre ne s'embarrassât pas les pieds dans cette robe.

Cet habit avait quelquefois un capuchon garni tout autour d'un galon ou parement large d'environ deux doigts, pour garantir la tête du froid (4).

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