‹ Rational ou manuel des divins offices de Guillaume DurandChapitre 65 sur 128 · IV. Premièrement, les sandales lui tiennent lieu de jam · texte numérisé non relu

IV. Premièrement, les sandales lui tiennent lieu de jam

(6) V. Du Gange , Gloss. , voce Vicarius.

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bières , de peur que quelque tache ou la poussière des affections de ce monde s'attache à son ame. Secondement, l'amict, tel qu'un casque, couvre et défend sa tête. Troisièmement, l'aube, au lieu de cuirasse, lui couvre tout le corps. Quatrièmement, il prend la ceinture [cingulum) pour arc, et le cordon de dessous [suhcingulwn) pour carquois. Or, le suhcingulum est ce qui dépend du cingulum ou ceinture , et au moyen duquel le pontife rattache son étole à sa ceinture elle-même. Cinquièmement, l'étole qui entoure son cou est comme une lance qu'il brandit contre l'ennemi. Sixièmement, le manipule lui sert de massue. Septièmement, delà chasuble il se couvre comme d'un bouclier rond ; il arme sa main du livre des Evangiles comme d'une épée. On parlera aussi ailleurs, et plus bas, de tous les autres ornements. Ce sont donc les armes dont le pontife ou le prêtre doit être armé pour détruire les embûches spirituelles que lui tend le diable ; car , comme dit l'Apôtre, « les armes de notre milice ne sont pas charnelles, mais « puissantes en Dieu pour renverser tout ce qu'on leur op- « pose ; et c'est par ces armes que nous détruisons les raison- « nements humains; » et dans une autre épître aux Ephésiens (vu cap.) : « Revêtez-vous, dit-il, de l'armure de Dieu, a afin que vous puissiez tenir ferme contre les ruses et les em- « bûches du diable. Tenez-vous donc debout, ceignez vos reins a. dans la vérité; et, revêtus de la cuirasse de la justice et les « pieds chaussés, allez annoncer l'Evangile de la paix, en prête nant en toute occasion le bouclier de la foi , sur lequel vous (( pouvez éteindre tous les traits enflammés du plus cruel des « ennemis ; enfin , prenez le casque du salut et l'épée de l'es- « prit, qui est la parole de Dieu. » Certes ! cette armure a été décrite ci-dessus : ce sont les sept vêtements du prêtre, comme autant de pièces différentes de cette panoplie (30). Elles doivent être les signes des sept vertus du prêtre, et la représentation des vêtements dont le Christ fut revêtu au temps de sa passion, comme on le dira plus bas.

Y. Donc, que révèquo veille infatigablement, et que le prêtre fasse toujours attention de ne pas porter un signe sans la signification qui s'y rattache , c'est-à-dire un vêtement sans la vertu dont il est le symbole, de peur que, par hasard, il ne soit semblable à un sépulcre blanchi au dehors , mais au dedans plein de toute sorte d'immondices; car tout prêtre qui est orné de vêtements et n'est pas revêtu de mœurs honnêtes, se rend d'autant plus indigne devant Dieu qu'il paraît plus vénérable aux yeux des hommes (31). C'est pourquoi ce n'est pas tant déjà l'honneur du costume qui constitue la gloire pontificale, mais la splendeur des âmes, puisque ces ornements exigeaient non pas ce qui s'offre aux yeux des hommes et s'attire leurs flatteries charnelles, mais plutôt ce qu'on devait comprendre qu'ils signifiaient eux-mêmes; en sorte que tout ce que ces voiles d'or avaient d'éclat matériel signifiait la splendeur des pierres précieuses et la diversité qui existe dans la multitude des bonnes œuvres de tout genre. Voilà ce qui devait briller surtout dans les mœurs et les actions ; car tandis que, chez les anciens, le respect même s'attachait à Papparence et aux dehors des choses , chez nous l'expérience en est plus certaine que les énigmes des figures, ainsi qu'on le lit, avec d'autres choses , dans le Pontifical, touchant la consécration de l'évêque.

VI. C'est pourquoi donc, ainsi muni et fortifié, il s'avance à l'autel, pour repousser les attaques spirituelles de la malice avec le secours des armes célestes, et pour apaiser, dans la personne de ses sujets, la colère de Dieu. Par la confession (le Confileor), il renonce à la domination du diable, et il s'accuse lui-même. Mais le peuple, qui prie, en quelque sorte, pour le maintien de ses privilèges, se prosterne à terre les veilles des jours de fêtes; et, pendant que le prêtre récite les oraisons et les autres prières, il combat, pour ainsi dire, de toutes ses forces contre le diable. Lorsque le diacre , dans les jours déjeune, avant l'évangile, replie sa chasuble sur l'épaule, il

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semble brandir Tépée contre l'ennemi. Lorsque le hérault [le sous-diacre) lit l'épître à haute Yoix, c'est l'empereur qui donne ses édits. Les chants sont les sons de la trompette ; les préchantres qui gouvernent le chœur sont les chefs des troupes qui les exercent au combat ; d'autres soldats viennent à leur aide , et les remplacent quand ils plient. Le chant de la séquence (ou prose) f c'est le cri ou le chant de victoire. Pendant la lecture de l'évangile, l'ennemi est passé au fil de l'épée^ et l'armée, dispersée par le combat, se réunit en corps après la victoire. L'évêque qui prêche, c'est l'empereur (ou le général) qui loue les vainqueurs (c). Les offrandes, ce sont les dépouilles que l'on partage entre les soldats. Le chant de l'offertoire, c'est le triomphe qui est dû à l'empereur. Et la paix est, à la fin , donnée au peuple, comme celle que l'on retire de la défaite de l'ennemi; et ensuite le peuple, après avoir été licencié par Vlte^ missa est (Allez, la messe est terminée), s'en retourne dans ses foyers, avec la joie de la victoire et la paix qu'il a obtenue. C'est pourquoi l'évêque, ou le prêtre qui doit célébrer la messe , se revêtira des trois habillements qui conviennent à son rang , et à la parure de l'habit doivent se rapporter aussi les accessoires du geste et de Faction.

VIL A propos de quoi il est à remarquer qu'il y a six vêtements communs aux prêtres et aux évêques , parce qu'il y a aussi six choses dans lesquelles consiste le commun pouvoir des prêtres et des évêques. Mais il y a neuf ornements particuliers aux pontifes, parce qu'il y a aussi neuf choses sur lesquelles se fonde la puissance spéciale des évêques. Or, par ce nombre des vêtements communs et particuliers, on représente la communauté et la spécialité des pouvoirs entre les évêques et les prêtres. On a parlé de cela dans la précédente partie, sous la rubrique de l'Evêque. En effet, on lit qu'il a été établi, tant

(c) Durand , dans ces belles images, semble s'être rappelé avec complaisance les fonctions militaires qui remplirent une partie si glorieuse de sa vie.

dans le Nouveau que dans rAncien-Tcstamcnt, que les pontifes auraient, en outre des vêtements communs, des habits I^articulicrs : il y en avait (quatre conmiunset quatre spéciaux, comme on le dira au chapitre des Vêtements de l'ancienne loi; et la raison mystique le voulait ainsi, car ces habits ont été donnés aux hommes charnels et mondains^ parce que le nombre quatre convient à la chair, à cause des quatre humeurs, et au monde, à cause des quatre éléments. Mais quant aux nôtres, ils ont été donnés aux spirituels et aux parfaits.

VIII. Car le nombre six, qui estparfait^, parce qu'il se com- , pose de ses parties rassemblées , convient aux hommes par- . faits ; d'où vient que ce fut le sixième jour que Dieu parfit le ciel et la terre et tout leur ornement ; et aussi, quand les temps furent accomplis et que le sixième âge du monde fut arrivé, il racheta le genre humain à la sixième heure du sixième jour. Or, le nombre six est un nombre parfait, parce qu'il est complet dans le rang des nombres; car lorsqu'on dit : Un, deux, et trois , le nombre six est rempli ; ou bien parce qu'il se divise en trois parties, c'est-à-dire en sixième , en tiers et en demi, à savoir : en un, en deux et en trois. Le nombre neuf convient aussi aux spirituels, parce qu'il y a neuf ordres d'anges, qui , selon le Prophète , sont désignés par les neuf espèces de gemmes ou pierres précieuses (rf).

IX. Donc, il y a quinze ornements pour le pontife, qui désignent les ijuinze degrés des vertus par leur nombre même , et que le Psalmiste a distingué par quinze cantiques gradués. Or, les habits sacerdotaux signifient les vertus dont les prêtres

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(d) Voyez l'excellent travail de M™e Félicie d'Ayzac {dame de la Maison impériale de Saint-Denis) sur la : Symbolique des pierres précieuses, ou Tropologie des gemmes, publié dans les Annales archéologiques [livraison (ï octobre i^k^) Mme d'Ayzac, avec une érudition aussi agréable que solide, prélude, par des articles fort remarquables sur l'archéologie catholique, à la publication d'un livrei dont tous les amis de l'art chrétien hâtent de leurs vœux l'apparition ; cet ouvrage aura pour titre : Des Nombres dans l'Archéologie chrétienne. Nul doute que les idées de M™e d'Ayzac, puisées à d'excellentes sources, ne viennent nous révéler enfin un des points les moins explorés, et cependant des plus eu rieux, de l'histoire de l'art reUgieux chez nos pères.

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loivent être ornés, selon cette parole prophétique : « Tes prê- : très se revêtiront de la justice^ et tes saints tressailleront

de joie. » On appelle ces habits talares , parce que le talon thalus) est la fin du corps ; ce qui montre qu'il ne suffit pas 'entreprendre la bonne œuvre si l'on ne s'efîorce avec zèle de ersévérer jusqu'à la fin, comme on le dira au chapitre de la unique. Ainsi donc, notre pontife revêt plus de huit vêtelents , quoiqu'on ne lise pas qu' Aaron en ait eu plus de huit, uxquels ont succédé les modernes. Ce qui est ainsi, parce qu'il lut que notre justice soit plus abondante que celle des séries et des pharisiens , afin que nous puissions entrer dans le 3yaume des deux. On peut dire aussi que notre pontife a huit éléments depuis la tête jusqu'aux pieds, en exceptant de ce ombre les sandales et les gants ; ce sont : l'amict, l'aube^ la îinture et l'étole, deux tuniques, la chasuble et le pallium. ar les sandales nous appartiennent plutôt qu'à Aaron , parce u'il nous a été dit : « Allez, enseignez toutes les nations,

etc. » Enfin , outre les susdits vêtements attribués aux orres sacrés et à leurs ministres , il y a aussi encore une robe B lin , que l'on appelle surplis (32) isuperpellicium) , dont ils oivent se servir par-dessus les habits communs, lorsqu'ils aquent à quelques services de l'autel et des sacrés mystères, 3mme on le dira dans le chapitre suivant.

X. Et d'abord, le surplis, à cause de sa blancheur, marque i netteté ou la pureté de la chasteté, selon cette parole :

Qu'en tout temps tes vêtements, c'est-à-dire tes œuvres, soient pures et sans tache. » Et, à cause de son nom, il gure la mortification de la chair.

XI. Secondement, il est appelé surplis [superpellicium) , de 3 que, très-anciennement, on le revêtait par-dessus les tuniques 11 pelisses [pellicias] faites de peaux de bêtes mortes ; ce qui observe encore dans certaines églises, pour représenter u'Adam, après le péché, fut vêtu d'un pareil vêtement. Troièmement, il dénote l'innocence, et voilà pourquoi on le revêt

souvent avant tous les autres habits sacrés ; parce que ceux qui sont destinés au culte saint doivent briller, par-dessus tous les' actes des vertus , de l'innocence de la vie , selon cette parole du Psaliiiiste : « Les innocents et les hommes droits se sont « attachés à moi. » Quatrièmement, à cause de son ampleur il désigne convenablement la charité ; d'où vient qu'on le met par-dessus les profanes et communs vêtements, pour marquer que « la charité couvre la multitude des péchés. » Cinquièmement, à cause de sa forme ; comme il est fait en façon de croix, il figure la passion du Seigneur, et que ceux qui le portent doivent être crucifiés avec leurs vices et leurs concupiscences.

XII. Or, en certains lieux on fait les surplis avec les chrêmeaux [de chrismalibus lineis) que l'on met aux enfants bap-r' tisés; et ceci a lieu à l'exemple de Moïse, qui de la pourpre et du lin très-fin et des autres choses offertes par le peuple^ pour le tabernacle , fit des habits dont se revêtaient Aaron et ses fils quand ils remplissaient leur ministère dans le sanctuaire. (Exod., xxxix cap.)

XIII. Il y a encore aussi un autre habit que Ton appelle phvvial ou chape [capa) (33), et que l'on croit avoir remplacé la tunique de l'ancienne loi. D'où vient que, de même que la première était garnie de petites clochettes, ainsi la seconde l'esti de franges, qui sont les labeurs et les inquiétudes de ce monde. f( Elle a aussi un capuchon, qui est la joie suprême. Elle descend jusqu'aux pieds; ce qui signifie la persévérance finale. | Elle est ouverte dans la partie antérieure, pour marquer quet la vie éternelle est ouverte à ceux qui vivent saintement; ou* ii( parce que la vie des chrétiens doit être comme un exemple pa-i tent devant les yeux de leurs frères. On entend encore par la chape la glorieuse immortalité des corps. D'où vient que nous ne la revêtons que dans les plus grandes festivités, considérant que, lors de la résurrection à venir, les élus, après avoir jeté loin d'eux le fardeau de la chair, recevront deux robes

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)inas slolas) , savoir : le repos de leurs âmes, et la gloire de îurs corps. Cette chape est^ ajuste titre, large à l'intérieur, et on n'y coud qu'une agrafe, qui est nécessaire pour l'attacher, arce que les corps devenus spirituels n'étreindront plus l'ame ar aucune angoisse. On la borde aussi de franges, parce qu'a- >rsil ne manquera rien à notre perfection, et que ce que nous ivons maintenant en partie nous le connaîtrons alors comme ous nous connaissons à présent.

XIV. Mais certains hérétiques disent, en coassant comme 3S grenouilles [garriunt) , qu'on ne trouve nulle part, dans I Nouveau-Testament, que le Christ ou ses disciples se soient îvêtus des susdits habits , nous reprenant témérairement de 3 que nous nous parons de tels vêtements (34), puisque, )mme Jean le dit, ce le Seigneur, se levant de table, déposa ses vêtements , » et qu'ensuite il n'en prit jamais d'autres ueles siens. Mais nous [selon leur dire], nous revêtons un lus grand nombre d'habits [que nous n'en mettons commnément] pour dire la messe, dans laquelle nous imitons la ène, et que le Seigneur nous a recommandé de nous garder e ceux qui veulent aller revêtus de stoles (ou longues robes), [1 nous disant : « Gardez-vous des scribes, qui veulent aller revêtus de stoles. » Ils disent aussi que nous faisons cela pour araître plus justes et plus excellents devant les peuples, con- 'e cette parole : ce Pour vous , vous avez grand soin de paraître justes devant les hommes ; mais Dieu connaît le fond de vos cœurs , car ce qui est grand aux yeux des hommes est en abomination devant Dieu. » Mais cette erreur est trèsuvertement réfutée parce qui a été dit ci-dessus. On lit aussi ans l'Exode (xlii et xliv) : ce Lorsqu'ils entreront dans mon sanctuaire et qu'ils approcheront de ma table pour me servir et assister à mes cérémonies, ils se revêtiront dliabits de lin, et il n'y aura rien sur eux qui soit de laine. Quand ils , sortiront dans le parvis , au dehors et devant le peuple , ils . se dépouilleront des vêtements avec lesquels ils ont rempli

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tt liMir office, et ils ne béniront i>as le peuple avec leurs habits. »

XV. El remanjue que les portiers, les lecteurs, les exorcistes et les acolytes se servent d'Iiabils blancs, à savoir : du surplis, de ramict , de l'aube et de la ceinture ou baudrier, afin d'imiter les anges, ministres de Dieu, par la pureté de la chasteté^ et qu'ils leur soient associés dans la chair glorifiée par l'Esprit, comme dans leurs robes blanches. De là vient quils se servent plutôt de vêtements de lin , parce que , de même que le lin arrive à la blancheur par un grand travail , ainsi il est aussi nécessaire qu'ils parviennent par beaucoup de tribulations à la gloire du royaume des cieux.

XVI. Dans le Concile de Mayenee (II, q. i, Episcopus, Preshytcr), il fut établi que l'éveque, lors de son ordination , recevrait Vorarium (e), la crosse et Panneau; le prêtre, Vorarium et la planète [chasuble) ; le diacre, Vorarium et la dalmatique ; le sous-diacre, la patène et la croix ; et , lorsqu'on les dégrade, ils perdentces insignes. Et dans le Concile de Tolède (dist. xciii, Diaconus) il fut statué, dans une session, que le diacre^ au temps de l'offrande seulement, et quand il lit l'évangile, se servirait de l'aube , c'est-à-dire de la dalmatique.

(e) Jean de Janua dit sur ce mot : « Orarium est dérivé de ora , extrémit< des habits, frange que Ton met à l'ourlet du bas d'un vêtement pour l'orner; Orarium peut aussi se tirer de os, orù, la bouche; et alors c'est un péplum, oi une bandelette qui entoure et couvre le tour du visage. » (V. Cathoticon par vum.) — Saumaise [ad Vopiscum, p. 409) : « Orarium, un ourlet de robe oi touret à mettre sur le visage. » — Mais c'est surtout un suaire ou mouchoi pour s'essuyer la bouche. — C'est encore, selon Alcuin {De divin. Offic. lib.) ï'étole du prêtre : « Orarium, id est stola, dicitur eo quod oratoribus, id est prae dicatoribus concedatur. » — Orarium seu stola, in Statutis Ricuifi, episcopi Sues sionensis, cap. 7. — Aujourd'hui l'on pourrait donner le nom à' orarium à cett< bande de linge qui garantit de la sueur du cou, le haut de Ï'étole. — Le Romai de Charité, Ms., en donne l'étymologie suivante dans ces trois vers :

Bien ses que par un autre nom Apelle on l'estole orier, Car d'ovrer te fait labourier.

V. Du Gange, voce Orarium, in Gloss. — Orarium, guimpe, selon D. Car pentier [s-upjil. ad Gloss. ). — Livre de prières dans la Vie de saint Brocard, 1. 1 Itié sept., p. 580, col.l, apud Boll., Act. SS. : «Sicut enim mercator quaestuscaus» j; proficiscens, libros et calculos secum defert, sic S. Brocardus, quacumque per *■' gebat, orarium, breviarium et pater-noster secum portavit.»

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XVII. Il est aussi à remarquer que les vêtements du prêtre e l'Evangile désignent une chose dans le cheï (caput), qui est ! Christ, et en figurent une autre dans les membres^ bien que ; chef et les membres soient appelés du nom de prêtre, .u chef, l'écrivain des Psaumes dit : (c Tu es prêtre pour toujours, selon l'ordre de Melchisédech ; » et aux membres

Apôtre dit : « Vous êtes une race élue , un sacerdoce royal. » lonc, il faut en exposer les mystères, premièrement, pour les lembres ; c'est la même chose nécessairement que pour la ite, c'est-à-dire le Christ, comme on en fera la distinction dans Q chapitre. Quant aux ornements, et aux pâlies, et aux haits de l'église ou de l'autel , on en a parlé dans la première artie, où il s'agit des peintures.

XVIII. Enfin, il y a six vêtements communs aux prêtres et [IX évêques; ce sont : l'amict, l'aube, la ceinture ou cordon, étole [stola] , le manipule, la planète. Et neuf sont particuers aux pontifes; ce sont : les bottines, les sandales, les iiausses , la tunique , la dalmatique , les gants , la mitre , Faneau, le bâton pastoral. Nous parlerons de chacune de toutes îs choses en particulier, et aussi du suaire et du pallium, et es couleurs dont l'Eglise se sert dans les vêtements eccléastiques, ainsi que des vêtements de l'ancienne loi ou de Ancien-Testament.

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