ACTE I
OSMIN
Savez-vous que c'est un savant, votre Antoine?
Antoine ?...AnloineVerdier!... Dites-moi doncmonsieur de Préfontaine, est-ce lui qui écrit ces articles dans la Revue des sciences?... Vous savez l)ien, papa vous en parlait l'autrt; jour.
Certainement, c'est bien lui.
nAYMONDE.
Vraiment, madame, c'est votre fils? Oh! mon père admire beaucoup son talent.
M"" YF.RDIF.K.
Est-il Dieu possible! M. votre père connaît mon Antoine à cause des choses qu'il écrit dans .les livres? Oh! que ce doit être beau, mademoiselle...
U.VYMONnK.
Très lieau' 11 y avait un arlicb', le dernier, sur celte espèce de plante. ..qui a des espèces de feuilles... (A Osmin ) Vous savez bien, monsieur de l'réfontaine! Crst un vieux savant qui la rapportée du Japon, dai.s son cbapoau... S'il était chauve, le vieux savant, il a .lu rapporter uu joli rhume avec sa plante!... Kiilin, moi, je ny ai pas compris i^ramrchose, mais il parait que c'est admirable, ret article !
M""* YKUDIEU, à pir»- Iléeidénient, elle est tout à fait gentille! (lla..u Mais réchaulle/ donc vos petits pie.ls, mademoiselle Oh . sainte mère de Dieu ! votre jupe est toute mouilb'e..., c'est comme si on lavait trempée dans l'eau. Nous ne pouvez pas rester comme cela : vous devriez me permettre de vous prêter n'importe quoi... une mante, un fichu... Oh! pour un moment... Vous prendrez du mal si
Yos habits sèchent sur vous.
OSMIN
Mais oui, c'est vrai.
>l'"' YKUItlKK.
Pi'iulant ce temps-là, M. Osmin courniil jusiiirà la Mnisoii vt'rli' vous chcrclier dautres vtMeiiicnts. Tenez, il ne pleut plus; voulez-vous?
OSMIN
Voilà une bonne idée, madame Verdier.
M'"*' VEF\DIER.
J'ai justement là ma grosse cape des jours de marché; dame, elle n'est plus toute neuve, mais vous aurez chaud là dedans, comme une petite caille.
lEIlo entre un iiioincnt à (ruiirhc.) RAVMO.NÛE.
J'aurai l'air de jouer à la paysanne, alors? Ma foi, je veux bien, ce sera gentil.
OSMlN.
Vons serez adorable ainsi !
FlAYMONDR.
Et vous serez ravi, vous qui tournez au berger amoureux depuis que maman vous a autorisé à me faire la cour.
OSMIN
(Jui, j'ai l'autorisation de votre mère, mais lu vôtre?... Vous portez le bracelet que j'ai eu le bonheur de vous offrir, seulement...
R.VVMONDE.
Eb bien, oui, je le porte.... One voulez-vous de plus?
OSMl.N, avec oinharras.
Je voudrais..., je... je ne veux rien... Je ne veux rien... (Brusinieracni.) Enfin, Raymonde, aiiriez-vous de la répugnance à vous appeler un jour madame de l'réfontaine ?
HAYMONDE, faisanl la tiioiio.
Oh! vous me mettez là au pied du mur...
OSMIN
J'avoue que ma demande est un peu osée... Je ne suis