SCÈNE VII OSMIN, NOËL
NOi-^I-, apercevant Osniin.
Qu'est-ce que vous faites là, monsieur de Préfontaine? Vous pleurez sur les confitures de M""* Verdier?
Je rangeais, monsieur Noël. Cette diablesse d'armoire est si haute... Et vous, ce sont des mousserons que vous apportez là, monsieur Noël ?
NOËL
Eh! oui, pour le retour de notre Antoine, donc, (il poie
le plat sur la labie.) Si Ic cœui' VOUS dit d'en làter avec nous tout à l'heure? vous savez, quand il y en a pour quatre...
05M1N, mélancolique.
Merci, je ne mange plus.
NOhiL.
Et depuis quand?... Vous qui mangiez ferme, qui buviez sec !
OSMIN
Je ne bois plus.
mv.L.
Eh! qu'avez-vous? Je trouve, en ellet, que vous changez depuis quelque temps, vous le plus gai compagnon, le plus joyeux vivant du pays.
OSMIN
.le ne ris plus, monsieur Noël.
NOi-X.
Auricz-vous fait mauvaise chasse, mauvaise pêche?... Est-il lomljé de l'eau dans voiro verre ?
Non, non.
NOi-:L.
Votre notaire est-il parti avec votre argent?... Avezvous?...
OSMIN
Ncnni.
NOiiL.
Diable ! C'est sérieux! (Lui prenant i.i hkum.) Alors comment s'appelle-t-elle?
OSMIN
Vous y êtes, monsieur Noël : elle s'appelle riayniomle.
NOiir., l'arbleu ! j'eusse été bien surpris que cela no vous fill
. ACTb: I. a,3
pas arrivé un jour... L'amour!... Ah! l'amour!... C'est comme la maladie pour les jeunes cliiens, il faul l'avoir... Oui! une malacli'! ! et dangereuse, croyez-moi!... Il y a ries gens, j'en ai connu, qui n'en guérissent jamais. Quand ça tombe sur un homme, ça le rend bête, à moins que ce ne soit un homme supérieur, alors, c'est dilTéront, ça le rend idiot.