SCÈNE VI CLOTILDE, puis RAYMONDE
CLOTILDE, seule.
Allons..., après tout, c'est un hrave garçon! Raymonde ne sera pas à plaindre... Elle fera une femme charmante, si elle veut... Il faut qu'elle veuille.
RAYMONDE, arrivant du fond à droite, avec un bouquet qu'elle pose
sur lu table.
Les voilà, tes fleurs, mère !
(Bruit de voiture. — Elle remonte vers la terrasse.) CLOTILDE.
Écoute-moi ! (L'atiirani près d'elle.) Veux-lu que nous causions toutes les deux gentiment?
RAY.MO.NDE, qui s'est assise, se relevant.
Oh ! je vois cela dans les yeux, tu vas me parler mariage. J'aime autant m'en aller!
CLOTILDE
Non, reste. Tu n'as pas toujours pensé ainsi, pourtant... Te souviens-tu de ta dernière année de pension? Tu l'ennuyais bien !
Oh! oui.
Et le rappelles-tu le jour où j'entrai au parloir tandis que tu étudiais Ion piano? Tu me tournais le dos et lu ne me savais pas là. Au lieu de jouer, lu avais laissé aller