ACTE II
CLOTILDE
Sois raisonnable, je l'en supplie.
RAYMONDE, suppliante.
Non, je ne veux pas... Je ne peux pas !
Cr.OTILDE,
Eh bien, je voudrai pour toi, moi!
Mais tu ne m'aimes donc pas ?
CLOTILDE
C'est parce que je l'aime que je tiens à ce mariage. Aie confiance en moi. Tu es jeune !... Tu me reprocherais plus tard de n'avoir pas su l'imposer le bonheur auprès duquel lu serais passée.
Non, ma mère, je n'aime pas .M. Osmin, je ne pourrai jamais l'aimer... En me donnant ainsi par cah-ul, sans amour, je ferais son malheur comme le mien...
r.LOTILDE.
Allons, c'est à la femme que je parlais, et c'est toujours l'enfant qui me répond !
Oui, ma mère, je suis restée une enfant; mais, si j'en ai g<ardé la tendresse, j'en ai gardé aussi renlètement.
CLOTILDE, se levant.
Tu sais que, lorsque je veux, je ne cède à personne, pas même à ton père; encore moins à toi !... Je te forcerai à m'obéir...
Jamais, ma mère !
CLOTILDE, prilc à remonter le perron qui conduit à la maison. Jamais?
Jamais!
Nous verrons!... (Elle rentre par la gauche.)