‹ Raymonde; comédie en trois actesChapitre 6 sur 69 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

NOËL, d'un air de reproche.

Vous aussi, Verdier? « Ma lettre me précédera de quel ques heures à peine, auprès de vous tous, là-bas, auprès de mon cher maître, monsieur Noël, que j'aime comme un second père, pour m'avoir appris à vouloir, à travailler, à penser, à être un homme enfin, j

VERDIER

Il écrit là un tas de choses que je sens et que je ne sais pas vous dire, voyez-vous... C'est beau d'être un savant tout de même.

Noi-^l., lui rend^iiit la IcUre, trJ's éniii malçrd lui.

C'est mieux encore d'iHre un honnête homme. iJrave cœur, tenez, Verdier, brave cœur!... Mais que vous avez donc là uni! diablesse de cheminée qui tire mal; la fumée vous pi(juo les yeux !

yi"" VERDIER.

La cheminée? Elle n'est pas alhiniéc, la cheminée, monsieur Noël.

NOi-;i., roiifiis.

Ah! elle n'est pas?... Vous êtes sûre '.' C'est ma foi vrai... Eh bien, qu'est-ce que ça serait si elle l'était, alors .' Ça n'est peut-être pas la lettre de ce gamin qui me...

VERDIER

Mais vous n'avez pas tout lu... Il y a encore la surprise de la lin : on la nommé... devinez?

NOiiL.

On l'a nommé ! nommé quoi ?... 11 ne s'est pas fourré dans la politique, au moins?

M""* VERDIER

Oh! monsieur Noël, dans la politique ! Vous voulez rire.

NOËL

A la bonne heure ! Je me disais bien : un garçon aussi capable...

10 KAYMONDK.

YEItDIER.

Non, monsieur Noël, il est professeur de pliysique végétale au Muséum.

(Ils -ic regardent avec un mouvement de satisfaction.)

M""" YEIIDIER.

Végétale! Seigneur !... Est-ce possible? Végétale!

NOËL

Ah! j'ai liâte de lui faire mes compliments, à ce bravo garçon.

M""" YERDIER.

Il ne peut pas tarder maintenant. (Remaniant au (ioii..is,) Ob! mon Dieu, voilà la pluie, Verdier ; il va être mouillé...

11 faut aller au-devant de lui avec un parapluie... Vois-lii i|u'il soit mouillé !

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