ACTE I
NOËL
C'est impossible, à moins que Verdier ne l'ait rencontré en route... (Regardant.) Avec celte pluie on ne distingue rien.
>r« VERDIER.
Mais si, à droite, à l'orée du bois.
NoicL.
Près du pont?... Ah! attendez donc...
M™" VERDIER
N'est-ce pas?
NOËL
En effet, mais je ne crois pas que ce soit votre garçon... Eh! |»arl)leu! je ne n)c trompe pas, c'est Osmin !
M"" VKRDIKH.
M. de Préfonlaine?... Vous èlessùr?
NOËL
Oui, je le vois bien maintenant... 11 tient son cheval en main... Ah ! 11 y a une autre personne avec lui.
Antoine, mon Antoine, qu'il aura rencontré.
NOËL
Non, c'est une dame... et à moins qu'Antoine ne soit bien changé...
M'"* VERDIER
Une dame ?
Noi-:L.
Une jeune femme, il me semble !
M"" VERDIER
Avec M. de Préfonlaine? Ah ! je sais... c'est cette demoiselle... On ne les voit guère l'un sans l'autre depuis quelque temps.
NOËL
Quelle demoiselle?
M"" VEKUIEU.
ha ileiiioisello de la Maison verte.
NOËL
Elle est donc louée, la Maison verte f
M"" VEKUIEIl.
Oui, depuis deux mois... à des gens riches... C'est une Parisienne..., tenez!
NOKI,.
.Ml ! bien, l'averse les a mis dans un joli éUit, eu\ et leurs fjôtes!... S'il y a du bon sens, pour une jeunesse^ de courir les bois par un orage comme celui-là?... Mais demandez donc ea aux l'enunes, du bon sens î
M"''= VF.riDIE».
La pluie redouble... Ce pauvre M. Osmin!... je vais lui dire d'entrer un moment...
.Noi>;i..
.\voc sa demoiselle''
.M""^ VERDI Kll.
C'a a beau être une l'arisienne, c'est pitié de laisser des chrétiens dehors |)ar un temps pareil ! .Monsieur Osmin !
hé ! monsieur Osmin ! (Aiicritv.int Noël i|iii ;i iO|«ris le p;inirr
(ju'ii .iv.iit .111 bras en Liiiraiii.) Vous ne partez pas, monsieur Noël ?
Niiia.
Non, r.on, madame Verdicr! mais vous oubliez (pie j'ai une surprise à préparer. J'entre un inoiiienl dans votre cuisine; le temps qu'.Anloiiie arrive, ce sera prêt, et vous m'en direz des nouvelles.
M"* VEUDIER.
Mais...
NOKI..
Non, non, laissez-moi faire, .le ne liens pas beaucoup à avoir voire l'arisienne sur les talons. Qu'est-ce que vous