‹ Rayons cathodiques et rayons de RöntgenChapitre 12 sur 19 · J. PET\R · texte numérisé non relu

J. PET\R

Si donc, dans un même volume, l'eilet gaz est indépendanl de l'angle des lignes de force el des rayons, on doit observer dans les deux cas le môme débit. C'est effectivement ce que j'ai vérifié, du moins lorsque la différence entre les potentiels des armatures est assez grande pour que le débit limite soit atteint, dans chacune des deux [)Ositions.

15. Ionisation en un point. — On voit dès lors sans difficulté comment, par la considération expérimentale du débit limite, on peut définir et mesurer la quantité d'électricité neutre dissociée dans un volume de forme quelcon(jue, sous l'influence d'une source donnée, pendant un temps donné. Cette quantité mesure V ioiiisation I à l'intérieur de ce volume.

Soit d\ l'ionisation ainsi produite dans un volume dv

iniiniment petit, contenant un point A; le quotient -7- est

{ionisation au point A.

16. Influence de la pression et de la températwe. — Les expériences précédentes ont été faites sous la pression atmosphérique et à la température ordinaire. J'ai étudié, pour l'air, comment varie l'ionisation quand on change ces conditions.

J'ai encore fait passer un pinceau de rayons entre les armatures d'un condensateur plan, toujours sans effleurer ces armatures. Le condensateur était contenu dans une enceinte où la pression pouvait varier. J'ai naturellement, et pour toute pression, établi entre les armatures une différence de potentiel assez grande pour que le débit limite fût atteint. La disposition électrométrique était celle de \a.Jîg. y.

J'ai constaté, la température restant fixe, et la pression

immédiat. Même cette perturbation locale est sans importance, puisque, au delà d'un certain chanip^ le débit reste indépendani delà \alcur du

chjimp.

KAYOIVS CA'IHODIQUKS ET lUYOWS DE UOJNTGI'IV. 4^

varianl de o,i à i,5 atmosphère, que V ionisation est proportionnelle à la pression (^).

Le niéiDe appareil m'a servi pour étudier les variations de température, à pression constante. 11 suffit pour cela de placer dans une éluve la caisse niétallicjue contenant le condensateur.

Je constatai d'abord, grossièremenl, que les variations de lenqjéraiure influent peu sur le débit. J'ai alors utilisé la méthode de zéro plus haut déciite : au delà du premier condensateur, et dans une enceinte à tempéiature fixe, j'ai placé un deuxième condensateur plan que les rayons traversent après la sortie du premier. Les deux condensateurs s'opposaient sur un même électromètre, la plaque liée à l'aiguille débitant de l'électricité positive pour un des condensateurs, et de l'électricité négative [)our l'autre. L'équilibre fut établi pour- une certaine température, puis je fis varier la température du premier condensateur de — i2"à + i4^''5 c'est-à-dire, en températures absolues, de 261^^3 4 18". Cependant l'équilibre ne fut pas sensiblement troublé (-). L'ionisation dans le condensateur- cliaufîé restait donc sensiblement la même.

En résumé, pour un même gaz, pour un même rayonnement et en un même point, l' iojiisation est proportionnelle à la pi'c.ssioti (■^) et indépendante de la température.

Si l'on se rappelle que pour un gaz, la masse spécifi(jue

(') J'ai vérifié celle loi à -L prés entre la^™ et 76"=™, à ^^ près hors de ces limites.

(-) En réalité, pour les hautes terripéralures, le condensateur chaulTé paraissait moins actif, l'écart pouvant atteindre j^. Mais, en raison de difficultés accessoires, je n'oserais affirmer ce résultat.

(^) MM. Benoist et Hurmuzescu ont dit que la vitesse de décharge est proportionnelle à la racine carrée de la pression. Mais, dans leur appareil, les rayons rencontraient des surfaces chargées; aussi avaient-ils aflaire à un phénomène beaucoup plus complexe, qui sera analysé plus loin.

44 J- peuriw.

csl proporlioiinelle à la ])ression et inveisetnenl propoilioniielle à la température absolue, on pourra donner de ces lois cet autre énoncé :

En lui même point ^ V ionisation par unité de masse est indépendante de la pression et proportionnelle à la température absolue.

17. Influence de la distance à la source. — Laissant, cette fois, Ja tem[)ératui e et la pression lixes, j'ai donné à Tangle solide ESH du cône de rayons dessiné dans la//^. i i des valeurs proportionnelles à 1,2, 3, 4- J'^i alors obtenu dans le volume EFGB des ionisations proportionnelles à 1, 2, 3, 4.

De même, j'ai donné à la pla(jue a [i des longueurs de 3*^"', Çf^^^ 9*^'", et j'ai obttaiu des ionisations proportionnelles à I, 2,3. L'expérience de zéro décrite à la lin du § 112 donne au reste, à cet égard, plus de précision : j'ai vérifié que l'on peut faire varier notablement la distance des condensateurs AA', A, A'^ , sans que les ioiiisations relatives aux volumes EFGH, E, FiGiH, cessent d'être égales.

En d'autres termes, l'ionisation ^I, dans une coucbe spliérique centrée sur la source, est proportionnelle à l'angle au sommet dm de celte couche, proportionnelle à son épaisseur /1?/, et indépendante de son rayon r .

TJ ionisation en un point de cette couche, qui, d'après la

définition, est , --■> varie donc comme ^inverse du

doi al r^

carré de la distance entre le point et la source.

Cette loi ne serait tout à fait exacte que s'il n'y avait pas d'absorption. En réalité, même dans l'air, l'ionisation décroît un peu plus vite. Au lieu d'être à 5o^°Me la source le quart de ce qu'elle est à 25*^'", il m'a semblé qu'elle est seulement 0,96 de ce (juart (et, toutefois, plutôt plus que moins).

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