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Pliotométric des rayons de Iiôntgen. — L'ionisa

r.AlOINS CATHODIQUES ET RAYONS DE RONTGEN. 4^

lion prend ainsi un rôle comparable à celui que joue l'éclaireinent en photomélrie, et l'on conçoit qu'on puisse définir, sinon l'intensilé d'une source de rayons de Ronigen, puisque ces sources sont discontinues comme les décharges qui les produisent, du moins la quantité de rayons de Rônlgen.

L'unité de quantité de rayons sera, par exemple, la quantité qui, dans l'air, sous la pre^^sion de 76^^^™, produit, dans une couche sphérique centrée sur la source et de i^'" d'épaisseur, une ionisation égale à i (*), c'est-à-dire une ionisation correspondant à la mise en liberté de i unité éleclrostaii(jue C.G.S. d'électricité positive. Celte unité est pratique, en ce sens que, dans les conditions ordinaires, un tube focus émet facilement cette quantité dans l'unité d'angle solide, pour une interruption du primaire de la bobine employée.

19. Gaz différents de Vair. Coefficients d^ionisation. — Les mesures précédentes ont été faites sur l'air. SoitQla quantité de rayons de Rônlgen (telle qu'on vient de la définir), supposée rayonnée uniformément dans l'angle solide Lu par une source de rayons; soit H la pression de l'air 5 Tionisaiion dans l'élément de volume d^^ situé à la distance r de la source, est, en négligeant l'absorption :

Si l'on admet, ce qui devra être vérifié, que les mêmes lois s'appliquent aux gaz autres que l'air, l'ionisation dans le même élément de volume sera, pour un nouveau gaz :

w 76 72' * Je propose de donner aux coefficients G, qui, pour

(') Si les rayons de Rontgen sont hétérogènes et si l'ionisation est sélective, cette définition aura, du reste, les mêmes inconvénienls que les définitions photométriques de la (juanlilc de lumière.

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chaque gaz, caraclérisent Veffet gaz, le nom de coefficients d'ion isatio n .

Leur mesure est facile : on feia passer enlre les armatures d'un môme condensateur empli successivement, à la même pression, par Tair cl par le gaz étudié, un même cône de rayons. Le rappoit des ionisations observées donnera G.

J'ai, dans ce sens, coinmencé (piel(jucs mesures, dont voici les premiers résultats :

Gaz H2(i) AzH3 air CO^ AzSQ SO^ HCl

Coefficients

dMonisation . . (),o'26 o,i(?) i i ,34 i,3 6 8(?)

20. Hypothèse des ions. — Jusqu'à présent, j'ai évité toute hypothèse moléculaire. Mais, s'il n'est pas nécessaire, il peut être intéressant de supposer que, sur leur passage dans les gaz, les rayons de Rôntgen brisent certaines molécules. Les ions alors formés, chargés d'électricités contraires par le fait même de leur séparation, pourraient alors se mouvoir dans le gaz suivant le mécanisme précédemment décrit.

PuisqrtC, dans la théorie cinétique des gaz, l'énergie

(') J.-J. Thomson et Rutherford, puis liutlierford seul {Philosophical Magazine, novembre i8g6, avril 1897) ^^^ f^*'^ ""^ t^'cs belle étude sur les propriétés acquises par les gaz, préalablement soumis à l'action des rayons de Rontgcn, puis insufflés dans des champs électriques de forme variée, par exemple entre les armatures d'un condensateur plan.

Cette étude dynamique, un peu postérieure à l'étude statique dont j'ai parlé {Éclairage électrique., juin 189G; Comptes rendus, août et novembre 1896), en est d'ailleurs évidenmicnt distincte.

Au point de vue qualitatif, et quant aux résultats qui sont comparables, l'accord est parfait. Je signalerai une divergence quantitative : liutherford indique {PJiil. Mag., p. 254; 1897) pour l'hydrogène une conductivité de o,5, alors que j'obtiens, pour coefficient d'ionisation de ce gaz, le nombre 0,026. Mes mesures, très concordantes, ont été faites par la méthode statique indiquée dans ce paragraphe. L'hydrogène était soigneusement purifié.

RAYONS CATHODIQUES ET RAYOINS DE TIONTGEN . 4?

inlerr)i; d'une molécule est iudépcudaute de la pression et proportionnelle à la température absolue, on énoncerait alors les lois qui précèdent en disant (jue, pour chaque gaz, le nombre de molécules brisées est proportionnel au nombre de molécules rencontrées, quel ([ue soit leur écartement, et proportionnel à leur énergie moyenne.

Enfin, les coefficients d'ionisation donneraient des indications sur la stabilité chimique des molécules.

Ici, comme au sujet des rayons cathodiques, c'est d'ailleurs faire une nouvelle hypothèse «jue d'admettre, comme dans l'électrolyse ordinaire, que looooo coulombs sont transportés par une valence-gramme.

21. En terminant cette analyse de V effet gnz^ effet qui. nous allons le voir, forme en général la majeure partie àvs décharges observées, je rappelle cjue toute expérience où Von oublierait d' en tenir soigneusement compte est suspecte. J'ai d'ailleurs constaté que, môme en se déliant, il est facile d'oublier des touffes de lignes de force qui, rencontrées par les rayons, donnent leur etïel gaz et faussent absolument les résultats.

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