I . i5.io
( ') Mouvement propre en A = ■) Mouvement propre en jR. := -
os 348; en DP=— o", CI.
Ascension
Distance
droite
Précession
Variation
polaire
Précession
Variation
Étoile.
Gr.
annuelle.
séculaire.
annuelle.
séculaire.
U m s II .34 .39,56
2i3, io3
ig. 12.22,07
(') Mouvement propre en M^= — o',o48; en DP = — o",02.
ANATOMIE GÉNÉRALE. — Influence histo génétique d'une forme antérieure, à propos de la régénération de la membrane de Descemet. Note de M. L. Ranvier.
« Nous connaissons l'influence d'un premier cristal sur la cristallisation. Peut-on observer des phénomènes analogues dans la formation des tissus organiques? Quelques expériences sur la régénération de la membrane de Descemet permettent de répondre à cette question par l'affirmative.
» La membrane de Descemet occupe, comme on le sait, la face postérieure de la cornée. Elle paraît amorphe, vitrée; mais, en réalité, elle est formée, ainsi que Henle l'a établi, d'un nombre considérable de lamelles extrêmement minces, superposées comme les feuillets d'un livre. Elle adhère, en avant, aux lames de la cornée. En arriére, elle est séparée de l'humeur aqueuse par une couche de cellules endothéliales. C'est l'endothélium de Descemet.
» On peut employer deux procédés pour atteindre, diviser ou détruire partiellement la membrane de Descemet et son endothélium. Le premier consiste à faire, au moyen d'un instrument tranchant, une plaie pénétrante de la cornée ; le second à introduire une aiguille à cataracte dans la chambre antérieure de l'œil, à amener sa pointe au contact de la face postérieure de la cornée et à la faire agir de manière à inciser la membrane de Descemet et les lames cornéennes les plus profondes. Cette petite opération a déjà été pratiquée par le professeur His et par le professeur Panas. Elle est suivie d'un résultat constant. Il se forme, au niveau de la solution de continuité, un épaississement considérable et un irouble plus ou moins prononcé de la cornée.
» Du sixième au septième jour, la tuméfaction disparaît et la cornée redevient transparente.
» A quoi tiennent le gonflement de la cornée et l'opacité de la partie tuméfiée? Pourquoi ces lésions disparaissent-elles du sixième au septième jour? Ce sont là des questions auxquelles mes recherches antérieures sur l'histologie de la cornée me permettent de répondre. Les fibrilles qui constituent les lames cornéennes sont très hygrométriques. Dès que la membrane de Descemet et son endothélium sont supprimés en un point, l'humeur aqueuse pénètre et les fibrilles se gonflent. Lorsqu'elles sont
gonflées par l'introduction d'un liquide moins réfringent qu'elles-mêmes, leur indice de réfraction diminue. Les cellules fixes de la cornée ne se laissent point imbiber et conservent, par conséquent, leur indice de réfraction. Dès lors le mdieu cornéen, n'étant plus homogène, perd de sa transparence.
» Le gonflement et l'opacité sont donc deux phénomènes connexes.
» Si l'on sacrifie l'animal (ces expériences ont été faites chez le lapin) au moment ou peu après le retour de la transparence, c'est-à-dire le septième jour, et que l'on examine la cornée opérée sur des préparations faites comme il convient (voir mes Notes antérieures), on constate que la membrane de Descemel a été coupée ou détruite dans une région plus ou moins étendue et que toute la solution de continuité est maintenant recouverte d'une nouvelle couche endothéliale. A la limite de l'incision, la membrane vitrée, généralement coupée ou cassée d'une manière nette, est légèrement repliée en avant. L'endothélium l'accompagne dans cette inflexion, puis il se continue au delà sur toute la surface de la petite plaie.
» Si les lames cornécnnes ont été attaquées par le tranchant de l'aiguille, cette surface est irrégulière; souvent même des lames cornéennes, sous l'influence de la pression exercée par raiguille, après avoir été divisées, sont écartées légèrement. L'endothélium, en pleine végétation, a pénétré partout où un chemin lui a été ouvert. En bien des points, au lieu de former une simple couche cellulaire, ce qui est sa condition normale, il se montre sous la forme de petits amas dans lesquels on voit plusieurs rangées de cellules. La défînilion des endothéliums perd ainsi un de ses termes les plus importants.
n II n'y a pas encore trace de la régénération de la membrane vitrée elle-même. Cependant le gonflement a disparu. L'humeur aqueuse a cessé de pénétrer les lames cornéennes. Donc, pour atteindre ce but, l'endothélium suffit; la vitrée n'est point nécessaire.
» J'arrive maintenant au fait essentiel, celui qui m'a fourni le sujet de cette Note, je veux dire la régénération de la membrane de Descemet.
» Cette membrane est de formation endothéliale. Chez de jeunes embryons de Mammifère, elle n'existe pas encore, alors que l'endothélium est déjà constitué. Elle apparaît, par exemple, chez l'embryon de mouton de o"',o8, sous la forme d'une lamelle à peine perceptible, au-dessous des cellules endothcliales. Elle n'est pas plus épaisse alors que la plaque endothéliale qui limite ces cellules à leur face postérieure et qui conservera la
( 25 ) même épaisseur pendant l'existence entière. Puis peu à peu, à mesure que l'embryon se cIca eloppe, la membrane vitrée s'épaissit, pour atteindre chez l'adulte lo^^.
» Dans la régénération consécutive aux incisions ou aux destructions partielles, la membrane de Descemet se développe d'une façon un peu différente. Elle apparaît bien d'abord au-dessous de l'endotliéliuni préformé, comme chez l'embryon, mais non partout en même temps. Elle commence à se montrer au voisinage immédiat, ou plutôt au contact de l'ancienne membrane, et de là sa formation gagne peu à peu le centre de la plaie.
» J'ai des préparations dans lesquelles la périphérie de la plaie est munie d'une membrane vitrée de nouvelle formation, tandis que son centre en est encore dépourvu. La nouvelle membrane est d'une grande minceur, elle s'insère sur l'ancienne et, fait fort important, non point sur sa surface de section, mais sur le dos de la convexité qu'elle forme en s'incurvant en avant, comme je l'ai dit plus haut. Cela est important, en effet, parce que l'on est ainsi conduit à admettre que ce ne sont pas les lamelles de l'ancienne membrane vitrée qui se poursuivent dans la nouvelle, mais que les lamelles de cette dernière sont nouvellement formées. L'influence de la vieille membrane vitrée sur l'édification de la jeune est donc toute de contact. Il y a là quelque chose d'analogue à l'accroissement d'un cristal dans une solution saturée du même sel; seulement il intervient dans la régénération de la membrane une autre condilion qu'il ne faut pas oublier, et cette condition est primordiale : V activité formatrice des cellules endolhéliales. C'est seulement à la face antérieure des cellules endoihéliales que les lamelles de la membrane de Descemet peuvent être élaborées. Ce sont ces cellules qui sécrètent les lamelles en question et chez l'embryon, il ne faut pas l'oublier, il ne leur manque rien pour accomplir cette fonction. Dans la régénération, au contraire, elles y sont sollicitées par la présence ou plutôt le contact d'un organe ayant une structure définie, celle-là même que va prendre la nouvelle membrane.
» Je dois quelques renseignements techniques à ceux qui voudront répéter mes expériences.
» Les coupes de cornée durcie par le liquide de Mùller, ou par le liquide osmocliromo-acélique de Flemming, colorées par le picrocarminate d'ammoniaque, puis traitées par la glycérine additionnée de -^ d'acide formique, montrent la membrane de Descemet, l'ancienne et la nouvelle, rouge foncé. Si, après l'action du liquide de Flemming, on colore par la
G. K., 1898, 1" Semestre. (T. CXXVI, N° 1.) 4
( 26 ) thionine, on oblient le plus souvent, mais non d'une manière constante, des préparations dans lesquelles les cellules de l'épithélium antérieur sont violettes, tandis que le ciment qui les sépare est vert bleuâtre; les lames cornéennes sont teintées de violet faible grisâtre ; les cellules fixes sont violettes ; la membrane de Descemet, verte; les cellules endothéliales, violettes. »
NOMINATIONS
L'Académie procède, par la voie du scrutin, à la formation d'une liste de deux candidats qui doivent être présentés à M. le Ministre de l'Instruction publique, pour la chaire de Chimie minérale, vacante au Collège de France.
Au premier tour de scrutin, destiné à la désignation du premier candidat, le nombre des votants étant 44»
M. Le Chatelier obtient l\i suffrages
Il y a 2 bulletins blancs.
Au second tour de scrutin, destiné à la désignation du second candidat, le nombre des votants étant 48,
M. Joannis obtient 45 suffrages
Il y a 3 bulletins blancs.
En conséquence, la liste présentée à M. le Ministre, p;u- l'Académie, comprendra :
En première ligne M. Le Chatelier,
En seconde ligne M. Joannis.
MEMOIRES PRESENTES
M. Tu.-L. Mattei adresse une « Démonstration du postulatum d'Euclide ».
(Commissaires : MM. Poincaré, Appell, Rouché.)
(27 ) M. S. Leroux adresse, d'Alger, un Mémoire « Sur l'influence de la hauteur d'une colonne de liquide sucré, pendant sa fermentation ».
(Renvoi à la Section d'Économie rurale. )
M. L. Pesce prie l'Académie de renvover son Ouvrage sur la « Na^^gation sous-marine » à l'examen de l'une des Commissions de prix.
(Renvoi aux concours de l'année 1898.)
CORRESPOXDAJVCE.
ASTRONOMIE. — Sur la détermination des premiers termes de Jlexion d'un instrument méridien. Application au cercle du jardin de l'Obsenatoire de Paris. Note de 3IM. W. Ebert et J. Perchot, présentée par ]M. Lœwy.
« Les instruments méridiens se déforment sous l'influence de la pesanteur. Il en résulte, en particulier, une correction pour les mesures de distances polaires ; la flexion proprement dite est une fonction périodique de la distance zénithale, elle est développable en série de Fourier.
» Soient, pour une position déterminée de l'instrument, Pp la lecture en distance polaire, P^ la lecture corrigée de la flexion, z la distance zénithale comptée dans le même sens que les distances polaires. On a
P^^ Po + asin;: H- bcosz — a sin^z- -h b' cos2z ^. . ..
» On peut déterminer les coefficients a, b, b' avec des observations d'étoiles directes et réfléchies ; mais ce procédé présente de grandes difficultés techniques. On s'est donc préoccupé d'obtenir ces quantités par des procédés physiques. M. Lœwv, directeur de l'Observatoire, a donné une méthode qui permet de trouver les flexions des deux parties du tube de la lunette. Nous nous proposons d'en faire ultérieurement une application complète.
» Dans la présente Note, nous donnons quelques indications sur la détermination de a et nous vérifions les valeurs trouvées en mesurant, pour les deux positions de la lunette, l'angle des mires ; nous obtenons b en employant le miroir zénithal et le bain de mercure ordinaire ; nous déterminons directement la chute du micromètre et nous la séparons des autres parties de la flexion.
» Le procédé le plus ancien el aussi le plus souvent utilisé pour obtenir a consiste à mesurer les distances polaires de deux faisceaux de rayons parallèles, de directions opposées et sensiblement horizontales. Au nord et au sud de la lunette, on place deux collimateurs N et S. Ce sont, en général, deux télescopes de Newton, munis d'un micromètre. On établit aussi bien que possible l'horizontalité de leurs fils. Un des faisceaux de rayons est produit directement j)ar le fil d'un des collimateurs, soit S ; on place la lunette dans la position verticale et l'on ouvre le cube central ; les rayons le traversent et forment, dans le plan focal de l'autre collimateur N, une image du fil du micromètre de S. On établit la coïncidence de cette image et du fil de N. On dirige successivement la lunette vers chacun des collimateurs et l'on pointe leurs fils.
» Soient Sq et N» les distances polaires ainsi obtenues. On a
a :::= Qo".
1) Nous avons réglé, avec beaucoup de soins, l'éclairage et la mise au fover du collimateur, afin d'obtenir dans la lunette de bonnes images des fils de son micromètre ; nous avons remplacé le collimateur S par la mire sud, qui est plus stable ; nous avons procédé comme il suit :
» \° Distance polaire de la mire sud.
» 2" Coïncidence du fil du collimateur avec l'image de la mire sud, en évitant, autant que possible, toute espèce de pression. Immédiatement après, distance polaire de cette coïncidence.
» 3"^ Répétition des deux mesures précédentes.
» 4° Distance polaire de la mire sud.
» Avec cinq ou six groupes de ce genre, nous avons obtenu, pour les positions directe et inverse de la lunette, les valeurs suivantes, a„ et a,, de a :
«!,= — 0,69; — o,o5; — o,3o; — o.o5; — o,64; — o,55; — o,35; — o,38 ) (ai) = — o",38
ai= — 0,82; — 0,71; — 1,10; — o,7i;^o,74; — 0,78; — 0,82 ) («1=^ — o", 81
» La concordance de ces résultats, obtenus en variant les conditions de l'observation, et la vérification que nous en donnons plus loin nous permettent de recommander la disposition que nous avons adojjtée.
» On n'avait pas, jusqu'à présent, déterminé d'une façon satisfaisante le coefficient h par des procédés physiques. On le déduisait des observations d'étoiles réfléchies. Les résultats que nous avons eu l'honneur de présenter à l'Académie, dans la séance du i3 décembre dernier, montrent que l'on peut, avec cet instrument, déterminera aussi facilement que a, avec les
( 29 ) collimateurs horizontaux. Le principe est d'ailleurs le même; le miroir zénithal et le bain de mercure jouent le même rôle que les collimateurs. En désignant par No et Z^ les lectures au nadir et au zénith, on a
» Avec les valeurs de No et Zg données dans la Note citée plus haut, on trouve, pour la position directe et la position inverse de la lunette, les valeurs suivantes, b^^ et A,, de b :
» Pour nous assurer que nous n'avions pas commis d'erreurs systématiques dans la détermination de a, nous avons vérifié les résultats avec l'angle des mires. En désignant par N^, N/, S^, S,-, les distances polaires des mires nord et sud, dans les positions directe et inverse, on a
» Nous avons alterné les mesures en positions directe et inverse, et nous avons trouvé :
«D — ffi = -i-o",39; -1-0", 49; -1-0", 62; -i-o",6i; -t-o'',i6; -(-o",70. Moyenne : «d — ai = -i-o'jôo.
» Ce résultat concorde bien avec la valeur -)-o", 4^ obtenue avec les collimateurs.
M En faisant abstraction des termes dont les arguments sont des multiples de :;, nous avons donc pour notre instrument :
Position directe P^= P, — o", 38 sin: -^ o',o4 cos^,
Position inverse P^= P„ — o",8i sins — o'jO^ cosc.
» Ces formules correspondent à la correction totale des différents effets de flexion.
» On peut en dégager la partie qui provient du déplacement du micromètre par rapport au corps de la lunette. En établissant la coïncidence du fil mobile du micromètre avec un ïi\ fixe on trouve des valeurs différentes, selon que la tète de vis est en haut ou en bas. La lunette étant dans la direction horizontale, nous désignons par C^ et Cj les valeurs respectives de ces coïncidences, rapportées au zéro du micromètre. Nous avons trouvé, comme moyenne de vingt-quatre déterminations,
Ca-C4=+i",48-
» Nous nous proposons de déduire, de ce qui précède, la partie de la flexion horizontale qui est indépendante de la chute du micromètre. Nous la désignons par a" .
M Imaginons, à cet effet, qu'on ait observé la mire et le collimateur avec le fd fixe. Soient Lj et L„ les lectures correspondantes du cercle. Dans la position directe, on a
No = L„H-Ci, So = L,-+-C^; d'où
a^ = aj, -t- o", 74 = + o",37.
» On trouve de même, pour la position inverse,
aj"^ — o",o8.
» En faisant de même les coïncidences aux différentes hauteurs, on peut tenir compte directement de la chute du micromètre et représenter par une série de Fourier le reste de la correction de flexion. »
GÉOMÉTRIE. — Sur la représentation conforme d'une surface sur une autre. Note de M. G. Souslow, présentée par M. Darboux.
« Si deux surfaces avec les éléments linéaires dselds^ sont représentées conformément l'une sur l'autre avec le module de similitude >., il y a une relation entre les courbures totales R et K, des surfaces aux points correspondants et cette quantité )..
» Pour démontrer cette relation, rapportons les surfaces aux coordonnées symétriques ^, r,; '(,, -n,
ds- =^ 2F de, dr,, ds] = 2F, c?ç, dn,.
» Alors les quantités F, F, et 1 satisfont à l'équation
où les fonctions ç et 1]^ n'ont qu'un seul argument. En prenant la dérivée àldn '
nous trouvons
dMogF,
FXî <JMogF, F, cl;,dv),
(JMogF <^°-logX
d'où sort la relation cherchée
R,= ^(K-AMogX).
( 3i ) à l'aide des formules très connues
I ()-logF , 2 (Po
MÉCANIQUE APPLIQUÉE. — Sur la vitesse de propagation d'un mouvement dans un milieu en repos. Note de M. P. Vieille, présentée par M. Sarrau.
« Lorsqu'un mouvement se propage dans un milieu en repos, que je supposerai limité par un tube cylindrique, la vitesse de propagation est égale à la vitesse du son dans le milieu en repos, tant que la surface de séparation n'est pas le siège d'une discontinuité. L hvpolhèse delà continuité implique, en effet, que la partie antérieure de l'onde incidente attaque le milieu en repos par des dilatations infiniment petites dont la vitesse de propagation est nécessairement celle du son. La nature et la grandeur des dilatations qui suivent n'interviennent donc pas sur le phénomène de propagation, et c'est sous celte stricte condition de continuité que la vitesse peut être regardée comme indépendante de la nature du mouvement qui se propage.
» Hugoniot a montré que les diverses ondes élémentaires dans lesquelles peut se subdiviser l'onde incidente se propagent chacune avec une vitesse constante, mais que cette vitesse varie d'une onde élémentaire à la suivante, cette vitesse étant fonction de la dilatation et, au moins dans le cas des gaz parfaits, d'autant plus grande que la tranche est plus condensée. Il en résulte que forcément les ondes condensées doivent rejoindre les ondes à dilatation infiniment petite qui assuraient, à l'origine du mouvement, la continuité avec le milieu en repos et que cette continuité fait place, après un parcours plus ou moins long, à une discontinuité dont la vitesse de propagation n'est plus définie par le seul milieu en repos mais dépend à la fois de l'état de ce milieu et de l'état du milieu ébranlé. La discontinuité apparaît donc au point de vue théorique comme la condition nécessaire pour qu'un mouvement puisse se faire jour dans un milieu en repos avec une vitesse supérieure à celle du son.
» J'ai cherché à mettre en évidence la réalité de ce fonctionnement en étudiant la vitesse de propagation de condensations produites par la déflagration de matières explosives.
( 32) » L'appareil que j'ai utilisé se compose d'un tube rectili£;ne en acier, de 22™'° de diamètre intérieur, formé de tronçons successifs vissés bout à bout, dont la longueur totale est de 4". Les deux extrémités sont fermées par des bouchons en acier dans lesquels peuvent se mouvoir suivant l'axe du tube des pistons en acier ou en aluminium munis de plumes traçantsur des cylindres tournants. Ces cylindres, de même diamètre, sont montés sur un même arbre parallèle à l'axe du tube.
)) Une charge explosive est disposée dans le tube à une petite distance de l'une des extrémités. L'inflammation, obtenue par l'incandescence d'un fd rougi par un courant électrique, détermine la production d'une condensation qui se propage vers les deux extrémités. L'intervalle de temps qui sépare le premier déplacement des deux pistons correspond à la durée de parcours de la condensation depuis un point symétrique de l'une des extrémités par rapport au centre de la charge voisine jusqu'à l'extrémité opposée. Cette disposition diminue de quelques centimètres la longueur de parcours utile, mais elle a l'avantage d'éliminer les perturbations possibles dans les premiers instants de la combustion; elle permet l'emploi de récepteurs identiques, dont les retards de fonctionnement se trouvent éliminés par différence.
» Des repères tracés avant et après l'expérience, sur les cylindres immobiles, par un déplacement des pistons, fournissent avec une extrême précision les points des tracés à comparer qui passaient sous les plumes au même instant. La vitesse commune des cylindres est obtenue par une touche de diapason au moment de l'explosion.
» Les expériences ont porté sur deux modes de propagation. Suivant le premier mode, toute la charge est réunie à l'une des extrémités du tube et l'on étudie comment une condensation intense produite par la déflagration s'écoule en s'affaiblissant vers l'autre extrémité; suivant le deuxième mode, la charge est uniformément répartie et solidement fixée le long de l'axe du tube et l'on étudie comment une condensation faible produite par la déflagration d'une petite charge à l'une des extrémités se propage en se renforçant ou se régénérant par la combustion progressive de la charge qu'elle enflamme en se propageant.
» Il ne sera question dans cette Note que du premier mode de propagation, qui correspond à un phénomène relativement simple, celui de la période d'état variable de l'écoulement d'une masse gazeuse à haute tension.
» Le Tableau suivant donne les vitesses de propagation observées par
( 33 ) la déflaoration de charges de poudre noire de chasse extra-fine el de fuhni nate de mercure :
TL'BK DE 4"" : CAPACITÉ IMÉRIELRE l'",aOO.
Densilé Pression Smprtssiun Vitesse Poids
de ninvenne au coté de des
chargement. par cq. mise de feu. propagation. pistons
Poudre de chasse extra-fine.
10,5 aluminium
Id.
Id.
52 acier
Id.
Id.
Fulminate de mercure.
,5 aluminium
Id.