C. R., 189S, i" Semestre. (T. CWVI. V
(lin. .les ; leur seciinii est hexngoniile, leur axe d'allongement correspon.! à un axe optique unique positif ou à une bissectrice avec axes optiques presque réunis. Q-s cristaux sont-ils anhydres et constituent-ils une troisième Ibrme de sulfate de cidcium ou Iticn sont-ils constitués par i'hvdrate Ca'SO\ o,5H^O obtenu par voie hnuiiilc par M. Le Chatelier? J'espère arrivera produire ce minéi'al seul et résoudre ainsi cette question : c'est sju'tout ce fb-rnier produit qui se forme aux dépens du !îy|)se pendant la préparation des lames minces destinées à l'élude microscopique du gypse normal. »
GÉOLOGIE. — Sur !e Callovlen de la Woé\'re. Note de M. Re.vë Nicki.ès, présentée par M. Micliel Lévv.
« Le Callovien de la Woëvre, de ïoui au département des Ardennes, a été jusqu'à présent l'objet d'études peu nombreuses par suite de l'aspect ingrat des affleurements, presque horizontaux, recouverts de limons remaniés, et ne présentant presque jamais ni tranchées ni excavations permettant d'en reconnaître la structure; par suite aussi de sa nature argileuse qui le rend inaccessible dans les périodes d'humidité.
» Les explorations, faites pour le Service de la Carte géologique de France sur la partie française de la feuille de Metz, m'ont conduit à reconnaître qu'il peut se diviser en plusieurs zones. Ce sont, de bus en haut :
» i" La zone à Cosmoceras gowerianum Sow., qu'il est facile d'observer presque à la base, à Brainville-en-Woëvre. Avec cette forme si caiactéristique on recueille aussi Trigonia elongata Sow. ('), Trigonia scarhurgensis Lyc, ces deux formes en très grande abondance et en parfait éiat de conservation. C. gowerianiim se trouve particulièrement dans un lit mince ferrugineux accompagné presque toujours de gypse, qui témoigne ainsi de l'origine pyriteuse de ce dépôt d'oxyde de fer. On trouve même parfois, à Dombras par exemple, des nodules pyrileux incomplètement oxydés, transformés à la surface seulement en oxyde de fer associé à du sulfate de chaux cristallisé. Ce niveau d'oxyde de fer, assez important par places, surtout vers le nord de la feuille, a été l'olijet d'une exploitation assez active aux environs de M;mgicnnes-!es-Mines. Son épaisseur est néanmoins toujours faible, eu égard à celle de l'argile qui l'englobe.
» Cette première zone présente, en effet, une épaisseui' consiilérnble
(') Wolilgeimitli rile Trigonia elongata à Woël et Âmm. tnacroceplialus à Mnn- "•iennes-les-Mines.
d'argiles, avec intercalalion, vers le sommet (entre Buzy et Hennemoiit), de quelques bancs calcaires el ferrugineux rei.fermant, avec les mêmes Trigonies, Cadoceras modiolare Luid. et P/eurotomaria MûnsleriKœm.ToaLe cette zone est caractérisée par la constance des Trigonies qu'on y recueille en abondance.
)j 2° La deuxième zone, exclusivement argileuse, paraît débuter à Hennemont par des argiles à Serpala vertebralis Sow., considérées jusqu'à présent comme oxfordiennes en Lorraine et que l'on retrouve un peu plus haut associées à Slephancceras coronalum Brug., Heclicoceras lunula Ziet., Cosmoceras Jason Ziet., variété à grosses côtes.
» Cette seconde zone est facile à observer dans la tuilerie du haut et à la grande tuilerie de Braquis; on la voit aussi très nettement à la tuilerie de Pierreville (près Gincrey). Ces marnes renferment fréquemment de petits nodules calcaires faiblement phosphatés qui ont moulé les fossiles.
» 3° Au-dessus se développent des argiles correspondant probablement à la zone à Cardioceras mais où les fossiles semblent faire défaut; elles sont recouvertes par des couches de même nature avec GrypJiea dilalala Sow., variété de petite t'aille. Ce dernier niveau parait donc appartenir à l'Oxfordien, bien que la seule esnèce fossile qui v ait été rencontrée(G.</i/a/a/a)ne soit pas absolument caractéristique de l'Oxfordien qu'on ne reconnaît nettement qu'un peu plus haut (couches à C. cordalum). Il règne donc encore un peu d'incertitude au sujet de la limite supérieure à assigner au Callovien, par suite de l'extrême rareté des fossiles dans ses niveaux supérieurs. Malgré cette limite douteuse, le Callovien paraît dans la Woëvre formé des divisions classiques reconnues dins un grand nombre de régions.
» Il n'est pas sans intérêt de remarquer le développement considérable des faciès argileux du Callovien dans cette région, et la réduction extraordinaire des bancs culcaires beaucoup plus développés aux environs de Poix (Ardennes) et de JN'eufchàteau (Vosges). Dans un très intéressant travail ('), M. de Lapparenta fait remarquer que l'importance des calcaires à oolilhes lermgineuses du Calloviesi était en corrélation avec le voisinage des régions émergées : il semble que dans le développement des argiles calloviennes, dans la région comprise entre Toul et les Ardennes, on puisse voir un argument de plus en faveur de Thypothèse de M. de Lapparent. La région à laquelle il est fait allusion correspond, en effet, au maximum d'éioigneraent entre les affleurements du Callovien et les régions émergées.
(') Bull. Soc. Gcol. Fr., 18^6.
La partie centrale offre un maximum de développement argileux, iilors que les bancs calcaires, qui y sont aussi réduits que possible, prennent de plus en plus d'importance, à mesure qu'on se rapproche des massifs émergés, l'Ardenne au nord et les Vosges au sud-est.
)» Les mêmes conclusions semblent également pouvoir être appliquées au Bathonien supérieur qui, entièrement marneux dans la région de Conflans, devient de plus en plus calcaire quand on se dirige soit au nord, soit au sud. »
PHYSIQUE DU GLOBE. — Sur la troisième ascension internationale des ballonssondes. Note de M. Ed. Pteli.ing, de l'observatoire de Saint-Pétersbourg, présentée par M. Bouquet de la Grye. (Extrait.)
« À Saint-Pétersbourg, ie parc aéronautique du Ministère de la Guerre a lancé, le 12 et le i3 mai 1H97, deux ballons : le Kohtschik, ne |)ortant que des enregistreurs, et le Gé/téral-Wannow/aj, monté par les lieutenants Jablotschkow et Boreskow (').
)) Le premier de ces ballons a traversé si rapiilement les couches inférieures de l'atmosphère, que les courbes données parles instruments enregistreurs ne peuvent fournir que des valeurs approchées; mais ces résultats sont contrôlés paç ceux qu'on a obtenus à bord du Genéral-Wannowkij , dont l'ascension a été lente et régulière.
» A l'aide des chiffres donnés directement par les ofriciers qui étaient à bord de ce dernier ballon on a i)u former le Tableau suivant :
VaiiaLions des
liuinidilés humidités relatives
Ailuudes.
iiipératurcs.
absolues.
pour 100.
De 0 à 600'" ....
De 600 à 1 1 00'" .
De I joo à 1600™.
De 1600 à 2100™.
De2ioo à 2600"".
), En présence de ces variations, il est utile de noter les cu'constances au milieu desquelles elles ont été produites.
(' ) M. Jablotschkow est le lils du célèbre électricien russe; le général, père de M. Boreskow, a été Attaché militaire en France.
» Dans la matinée du i3 mai, jour de l'ascension du Général-Wannowkij, Sainl-Pétersboure; se trouvait dans une zone de surpression barométrique, tandis qu'une dépression s'avançait venant de l'ouest.
» Le ballon, dans une partie de son ascension, s'est trouvé sous l'influence du cyclone de l'ouest, puis il a subi celle de l'anticyclone.
» Son pouvoir ascensionnel propre l'a porté tout d'abord à une hauteur de loo™, puis jusqu'à 2800™ ; il ne s'est élevé que par suite d'un jet de lest. Le départ ayant eu lieu à 5''3o"° du matin, on avait compté sur la chaleur du Soleil pour favoriser l'ascension, mais un gros nuage l'a masqué jusqu'au moment, de la descente où il s'est montré, et a maintenu l'aérostat pendant une demi-heure à une altitude de 280".
» La descente a eu lieu à 6''45™j près de Zeitlaks (gouvernement de Viborg).
» La vitesse moyenne avait été de 47'"° par heure et la direction suivie du nord-nordouest.
» Eu ce qui concerne le ballon-sonde Koblschik, on a pu, en corrigeant, au moyen des formules usuelU^s, les lectures faites sur les instruments enreoislreurs, former le Tableau suivant :
Il mai.
Huulcur
Température
Température
Variation
Heures.
Pression.
en mètres.
observée.
corrigée.
pour loo"-.
Il m