‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 102 sur 425 · C. R., 1898, 1" Semestre. (T. CXXVI, N» 4.) 'JO · texte numérisé non relu

C. R., 1898, 1" Semestre. (T. CXXVI, N» 4.) 'JO

parties égales d'alcool absolu et d'éther, ajouté par fractions successives. Nous nous sommes assurés que 60" suffisaient à un épuisement complet; en opérant avec la liqueur chaude, au bain-marie par exemple, ^o"^"^ seulement sont nécessaires pour Tenlèvement total de tout le chlorure de lithium.

» On sépare ainsi, au moyen d'un petit filtre Berzéiius : d'une part, une solution éthéro-alcoolique; d'autre part, un charbon résidu.

>) l. Dosage de HCI libre -\- \\C\. combiné = (\l -\- C). — La solution éthéroalcoolique contient ainsi à l'état de chlorure de lithium tout !e chlore de l'acide chlorhydrique libre et le chlore des chlorures combinés. Cette solution est rigoureusement neutre au tournesol, complètement incolore et peut servir directement au dosage du chlore par la méthode volumétrique au nitrate d'argent.

» Il suffit pour cela de la diluer de son volume d'eau, d'ajouter quelques gouttes de chromale de potasse dissous et de procéder au titrage au moyen de la solution décinormale d'azotate d'argent; le résultat exprimé en MCI et rapporté à 100" de suc gastrique, fait connaître la valeur de ( H -h C).

» 2. Dosage du chlore fixe ¥. — On reprend, par de l'eau chaude, le charbon résidu qui reste dans la capsule, on acidulé par trois à quatre gouttes d'acide azotique pur, ce qui désagrège le charbon, on porte à l'ébullition pour chasser l'acide carbonique, puis on jette sur le filtre même qui a servi à séparer la liqueur éthéro-alcoolique. On épuise par une quantité suffisante d'eau chaude, et les liqueurs réunies (5o'^'^ environ) sont ramenées, au mo3en de quelques gouttes d'une solution de carbonate de soude pur au dixième, à une très légère alcalinité.

» On procède ensuite au titrage du chlore comme précédemment, et le résultat, rapporté à 100'^'^ de suc gastrique et exprimé en HCI, fait conuaitre les chlorures fixes F.

» 3. Dosage du chlore total T. — On l'obtient en faisant la somme

H + Ch-F— T.

M Cette méthode présente plusieurs avantages :

» a. Elle n'exige qu'une seule incinération et partant est assez rapide.

» b. L'cvaporation ayanl lieu en milieu alcalin, on n'a pas à craindre de j)ertc d'acide chlorhydrique, par suite de l'action des acivles organiques ou (les sels acides (phosphates acides) sur les chlorures du suc gastrique.

» c. Elle permet d'effectuer un dosage très coinplet avec luie petite quantité de liquide; elle pourra, de ce fait, ètreavantageitsement employée dons l'examen du liquide retiré à jeun de l'estomac, le volume filtré du liquide extrait à la sonde, dans ces conditions, variant entre 12'''' et i5'^''.

» Toutefois cette méthode ne lait pas connaître la quantité de HCI libre, mais seulement la valeur de (H -+- C).

» Pour déterminer l'acide chlorhydrique libre, lorsc[ue les réactifs de Boas et tle Gungsbourgen indiquent une quantité notable, nous procédons ■\ un dosage acidimétrique, au moven de la solution déci-normale de soude.

en déterminant la iiii de la réaction au moyen du réactif phloroglucinevanilline.

» Nous avons examiné comparativement de nombreux sucs gastriques, en employant concurremment la méthode d'Hayem et \^'intcr et la métliode au carbonate de lithine.

» Voici quelques-uns des résultats obtenus ; le;; chiffres sont rapportés à loo'"' de suc gastrique et exprimés en IICl.

Suc i;astn'qtte -x.

Méthode d'Hayem et Winter. M.-lhoilo au carbonale de lilbine.

^ olume filtré :rr 140'='', Acidité A = 0,2-4,

Acide chlorhvdrique libre H=ro,o36 /

Acide chiorhvdiique combine. . L^=.o,}-o ) '

Chlore fi\e F=:o,i9j Fr=o,2ii

Chlore total Ti=o,4o8 T=:o,4i8

» Absence d'acides lactique, acétique et butyrique.

Suc gastrique (3.

Méthode d'Hayem et Winter. .Méthode au carbonate de lithine

\'olume filtré =; 100", .acidité A := 0,427,

Acide chlorhvdrique libre H = o,i67 ) „. ., ^ o//.

Acide clilorhydrique combine. . L. = o,î84 \

Chlore fi.ve F=o,i6o F^zo,i5-

Chlore total T^:o,5it T = o,3o3

» Absence d'acides organiques.

Suc gastrique ■■;.

Méthode d'Hayem et Winter. .Méthode au carbonate de lithine.

\ olurae filtré =: ijô""^, Acidité .\ =: 0,320,

Acide chlorhvdrinue libre H;=o,o73 / , ., .r-

... . , , " , . ,• ■ , „ U, ■ o, io-j H -l- C = o , 299

Acide clilorlivdrique combine. . (.=0,234 ! • ^^

Chlore fixe Fr=o,i3S F = o,i47

Chlore total T =1 o,445 T =z o,44C

1) .\bsence d'acides organiques.

Suc g-ast/-iijiie A.

Méllioflc d'IIavcm cl Wiuter. ■Mi-Uiode au (-aiboiiate de lilliine.

\ olume filtré z^ 170", Acidité A := o, 180,

Acide chlorhvdriaue libre ll = o,o45 ) „ n /-.

Acide chlorhydrique combiné. . L,z=^o.ii'- )

Chlore fixe F=o,i3i F = o,i97

Chlore total T=o,3i3 T = o,3o6

» Présence d'une quantité notable cVaride lactique.

» Ces résultats sont sensiblement concordanls, sauf pour le dernier; on peut toutefois supposer, étant donnée la présence d'une assez grande quantité d'acide lactique, que |iendant l'évaporation, sans addition de carbonate de soude, dans la métiiode de Winler, il y a eu mise en liberté d'une certaine quantité d'acide chlorhydrique des chlorures du suc gastrique, ce qui modifie les résultats.

» En résumé, cette méthode permet d'obtenir assez rapidement, et avec une a|)proximation très suffisante pour les besoins de la clinique, des données rigoureusement comparables. »

PHYSIOLOGIE. — Expériences ergographiques pour mesurer la puissance maximum d'un muscle en régime régulier. Note de MM. Andkë Broca et Chaules Riciiet, présentée par M. Marey.

« Nous avons essayé de préciser, par des expériences faites sur nousmêmes, dans quelles conditions un muscle donné |)eut effectuer, sans faligue notable, un travail continu, régulier et maximum.

» Nos muscles peuvent travailler de deux manières différentes : ou bien ils donnent un effort considérable, qui les épuise en un temps très court; ou bien ils donnent un effort moindre, mais qui peut se maintenir en régime régulier pendant plusieurs heures. I^e premier mode de travail, effort considérable suivi de fatigue, a été admirablement étudié par A. Mossoet ses élèves ,.Maggiora. Warren, l^ombard et autres; et des cou ibes graphiques très instructives ont été prises, qui permettent de suivre les conditions de la loi (le décroissance des secousses, autrement dit les conditions de la fatiiriie.

( -^Sy ) » Mais, en régime régulier, les secousses musculaires n'éprouvent que (le faibles variations, et les graphiques ne peuvent donner que des résultats imparfaits. Il faut alors, pour mieux préciser le traAail effectué, employer un collecteur de travail, dont on lit les indications à des époques équidistantes déterminées au moven d'un compte-secondes. Nous avons fait construire par IM. Pellin un ergomètre, plus ou moins analogue au collecteur de travail de Fick.

» Un axe tournant en pointe entre deux vis portées par un bâli est muni à une de ses extrémités d'un rocliet qui en est solidaire. Un doigt fixé au bâti ne permet à Taxe qu'un seul sens de rotation. Le poids est soulevé par une corde passant sur une poulie. Celle-ci est folle sur l'axe. Un doigt portant sur le rochet rend la poulie solidaire de l'axe pendant le soulèvement du poids. Un vélocimètre mû par des engrenages fait dix tours pour un de l'axe.

» Soit alors P le poids, /• le rayon de la poulie, /( le nombre de tours de l'axe, it' le nombre lu sur le vélocimètre, T le travail produit. Nous avons T=rPx2-/'«, n^=o,i n', d'où T =r o,2-rn' X P.

» Nous n'insistons pas sur divers détails de construction ; mais il importe d'indiquer exactement comment nous avons opéré.

» Nous avons étudié le travail produit par la flexion de l'index (de la main droite). La main est gantée, et la cordelette qui va actionner la poulie est fixée en un-point bien déterminé au niveau de l'interligne articulaire de la plialangine et de la phalangette. 11 est en effet de la plus haute importance que le point d'application de la force soit toujours au même endroit bien déterminé du levier osseux que va mouvoir le muscle (Chauveau). Pour limiter le travail aux fléchisseurs de l'index, le poignet est fixé, comme dans l'appareil de Mosso, ainsi que l'avant-bras.

» Deux mors maintiennent la main immobile en appuyant l'un sur la face dorsale, l'autre sur la face palmaire. Les doigts sont libres.

» Pour définir complètement les conditions du travail, il faut connaître la fréquence avec laquelle le muscle se contracte. Un métronome règle la fréquence des contractions. L'emploi de ces trois appareils, ergomètre, gant et métronome, nous a permis d'étudier le travail musculaire dans les conditions les plus variées en régime permanent.

» Ces expériences comportent une précision plus grande qu'on ne serait tenté tout d'abord de croire. En voici, entre autres, un exemple (poids de 75oS'').

Puissiiûce PuissaQce

en kilogrammèlres en lulogrammétres

Minutes. par seconde. Minutes. par seconde.

Première o,io5 Septième o,o43

Deuxième o,o36 Huidème o,o4i

Troisième o,o43 Neuvième 0,044

Quatrième 0,048 Dixième o,o4i5

Cinquième .... o,o45 Onzième o,o4o5

Sixième 0,04-2 Douzième O,o4i5

)) On peut considérer de telles expériences comme satisfaisantes et autorisant une moyenne.

« Au début du travail, même en opérant avec des |)oids moilérés (de Soo^'' à 1200'''"'), il se produit une crampe, ou contracture, qui rend d'abord le ti'avail très pénible, et tend à le diminuer beaucoup. iMais, au bout d'un temps plus ou moins long suivant les expériences, comme s'il se faisait dans le muscle, par suite de la vaso-dilatation qui accompagne le travail (Chauveau), une restauration ]ilus active, le travail redevient possible, et l'on peut travailler d'une manière régulière pendant une ou deux heures, voire même trois heures consécutives. La régulation s'obtient par le malaise lui-même et la fatigue. Nous nous efforcions de travailler en restant toujours à la limite cjui sépare la fatigue avec impuissance de la fatigue avec conservation du travail. Cet état est assurément très pénible à soutenir, mais il est parfaitement défini : nous avons fait ainsi de 1res nombreuses expériences concordantes.

» Dans la présente Note nous insistons seulement sur trois phénomènes constamment observés :

» 1° Dans la première minute le travail est beaucoup plus considérable que dans les minutes suivantes, et les chilTres rriaxima sont obtenus;

» 2" Après ce maximum on obtient, dans la minute ou les trois ou quatre minutes qui suivent, des chiffres minima, dus à la crampe ou con- i

tracture, qui compensent, et au delà, ce maximum île la première minute; •'

» 3° Un régime régulier s'établit généralement, à partir de la cinquième, ou de la sixième, ou de la septième minute. Mais ce régime régulier est caractérisé par une augmentation graduelle et lente, due sans doute à l'entraînement, ou à une circulation plus active.

» Nous croyons devoir donner l'exemple suivant, qui montre bien ces trois phénomènes (le poids étant de Goo**"').

Minutes. Puissance. Minutes. Puissance.

Première 0,0660 Vingt-cinquième 0,0890

Deuxième. . . . o,o3o2 Vingi-sixième 0,0876

Troisième.... 0,0208 Vingt-septième o,o4oo

Quatrième... 0,0268 Vingt-Iuiitième 0,0400

Cinquième. . . o,o2j5 Vingt-neuvième o,o8S4

Sixième o,o3io Trentième o,o4i5

Septième ^, o343 \ ,, .... ,„

'. . j Oualre-vingt-sixieme 0,0.(60

HuUieme 0,00:18 / ."r ... , ,

.», . . o r, w nn^ ( ) ua t TC- VI u g t-sc o tic ui e . . . . 0,0470 f ,, ,0

Neuvième.... 0,0828 \ Mov. : o,o336 ,^, . " , '. . , ;„ '. Mov. : 0,0^8

' - Quatre-vingl-luulieme . . . . 0,0400 '

Moy. : o,o4

Dixième o,o386

Onzième o,o343

Quatre-vingt-neuvième . . . 0,0481

» Dnns une prochnine Note, nous nous jjroposons d'éliulier l'influence de la fréquence et des poids sur la puissance muscnhiire.

» Nous conclurons pour aujourd'hui : i" que le travail, s'il n'est pas exagéré, rend le muscle plus apte à un travail ultérieur; 2° que le muscle n'acquiert sa puissance maxima utilisable en régime régulier que par un entraînement immédiat. »

LOTAMQVE. — Le CJiampignon des A/lises (Sporotrichum globuliferum). Note de M. Trabct, présentée par ."M. L. Guignard.

« Eu 1892, j'adressais à M. Oulin, Directeur de la Banque de l'Algérie à Tlemcen, des tubes contenant des cultures de Sporotrichum globuliferum. Celte !\Iucédinée provenait du laboratoire de M. le professeur Forbes, qui l'emploie avec succès, dans l'iUinois, pour combattre le Chinch-bug ou Punaise des blés d'Amérique. AI. le professeur Giard m'avait fait l'envoi de ce parasite, en même temps qu'il m'adressait différents Isaria. Te me proposais d'utiliser ce Champignon à la destruction de nos vers blancs, car en Amérique on détruit avec son aide divers Lachnnstema qui sont proches parents de nos Rhizotrogues.

» D'après M. Outin et aussi d'ajirès M. Havard, à qui j'avais également remis des Sporotrichum, le résultat était évident; les vers blancs avaient disparu des champs traités en 1893. L'année dernière, AI. Havard m'informait que les Altises étaient détruites en grand chez lui et chez M. Soipteur, par un Champignon qui les atteignait dans les refuges pendant l'hiver. Des échantillons envovés me permirent de reconnaître le Sporotrichum. M. Giard confirma ma détermination. Il devenait évident que ce Champignon s'était installé dans le pavs et avait envahi les Altises.

» Il y a un an, je fis, à l'Institut Pasteur d'Alger, des cultures plus en grand et AI. Stotz voulut bien se charger d'expérimenter, à Tipaza, en plarant des fragments de cultures dans les abris de ses vignes; aucun résultat apparent ne fut obtenu. Cependant M. Stotz, en abandonnant des Altises sous cloche avec leur ennemi, réussit à les faire périr par l'envahissement du parasite. Ce résultat était médiocre.

» Cette année, AI. Stotz vient de trouver, dans une vigne en contrebas de la sienne, une grande quantité d'Altises mortes dans les abris, et recouvertes d'un duvet blanc caractéristique. Il me fut très facile de reconnaître le Sporotrichum. qui parait, aussi à Tipaza, avoir pris position pour la destruction des Altises.

» La question des Allises ne me semble pas encore résolue pour cela, mais cette constatation m'encourage à continuer des essais en grand, cette année.

» Des cultures sont en train et une distribution importante pourra être faite sous peu, par l'Institut Pasteur d'Alger. Une faut pas compter combattre les Altises de 1898 par le Sporotrichum; mais on peut espérer que, placés dans les environs des vignes, les germes de ce Champignon se conserveront pour l'hiver prochain et contamineront les individus qui devront hiverner en 1898-99. »

MINÉRALOGIE. — Sur le sulfate anhydre de calcium produit par la déshydratation complète du gypse. Note de M. A. L.vciioix, présentée par M. Michel Lévy.

« Cette Note préliminaire a pour but de montrer que, par la déshydratation complète du gypse, il se forme un sulfate de calcium cristallisé, différent de Vanhydrite.

» Quand on chauffe un cristal de gypse à une température supérieure à 8o°C., on le voit devenir rapidement opaque, dès que la déshydratation commence. Si l'expérience est faite sur une lame de clivage très mince, il suffit d'immerger celle-ci dans de la benzine pour lui rendre sa transparence et constater la [iroduction d'une substance cristallisée, géomélriquemenl orientée sur le cristal primitif. Il est préférable de ne pas entreprendre l'étude de ce produit sur des lames ainsi préparées qui ne peuvent être déshydratées que trop rapidement et dans lesquelles le minéral nouveau ne peut se développer que dans un plan. J'ai employé de préférence le procédé suivant : de gros cristaux ou fragments de cristaux de gypse (de l'argile plastique d'Auteuil ou des marnes Indiennes de Montmartre), un peu épais, ont été placés dans une étuve à huile et chauffés très lentement, de i25°C. à i45°C.; on s'est assuré que la déshydratation était complète, et des fragments ont été, en outre, chauffés jusqu'au rouge sombre, sans que le produit formé ait été détruit.

» Les cristaux ainsi traités peuvent être taillés aussi facilement que s'ils étaient intacts. L'examen en lumière polarisée parallèle a été fait sur des lames taillées suivant g' (010), /i' (100) et perpendiculairement à l'axe vertical des cristaux de gvpse.

» Sections ff' . — La plus grande partie des plages est CDiistiliiée par de longues et

minces bandelette?, rappelant les macles polvsynthétiqiies des plagioclases : leur allûiigement éstparalièle à l'axe vertical du gvpse, le signe de cet allongement est positif, l'exlinction notablement oblique, la réfringence et la biréfringence un peu supérieures à celles du gvpse. Ges bandelettes se forment d'abord sur la périphérie des lames et le long des clivages h'(i oo) et e' (oi i), qui s'ouvrent largement dès que le gvpse est chaude. En même temps que ces lames maclées, il se produit souvent (et parfois même exclusivement) des groupements en rosette à contours octogonaux irréguliers. Si l'on place ces rosettes entre les niçois croisés, de telle sorte que les sections principales de ceux-ci soient parallèles ou perpendiculaires à Taxe vertical du gypse, on voit apparaître quatre secteurs de 90°, réunis autour du centre ; les deux secteurs A ont pour bissectrice le clivage h' du gvpse, la bissectrice des secteurs B est perpendiculaire à ce même clivage. Une rotation de quelques degrés décompose en deux chacun de ces secteurs, ceux qui sont opposés par le sommet avant la même orientation optique. Les secteurs A sont constitués par des lames hémitropes, dans lesquelles il est facile de reconnaître les bandelettes indépendantes décrites plus haut; les secteurs B sont constitués par des fibres moins rectilignes et généralement enchevêtrées; leur allongement est également positif et leur biréfringence égale ou à peine supérieure à celle des précédentes.

» L'examen en lumière convergente ne donne aucune image convenable dans ces diverses catégories de bandelettes.

» Sections /î' (100). — Les bandelettes indépendantes des sections précédentes sont vues en coupe longitudinale; elles montrent une macle parallèle à ^'(010) : l'angle d'extinction, symétrique par rapport à la trace de ^', atteint 20°; les sections des rosettes ont la forme de parallélogrammes très aigus, dont la grande diagonale co'incide avec l'axe vertical du gypse; les secteurs A offrent les mêmes propriétés que les bandelettes indépendantes; les secteurs B, coupés perpendiculairement à l'allongement de leurs fibres, sont presque entièrement monoréfringents, mais parsemés de fibrilles biréfringentes. En lumière convergente, on constate une croix noire plus ou moins oblique au plan de la lame avec dislocation le plus généralement faible et signe positif.

» Sections perpendiculaires à l'axe vertical. — Ces sections montrent les coupes transversales des secteurs A et les sections longitudinales des secteurs B : la macle ^■'(010) est visible dans ces dernières, avec extinction oblique de ses bandelettes; on peut constater en outre que la macle vue dans g^ (01 o) n'a pas A'( i 00) pour face d'accolement.

» De ce premier aperçu, qui sera complété prochainement, il résulte cette conclusion : la déshydratation du gypse donne naissance à un sulfate de calcium, dimorphe de Vanhydrile : il est probablement triciiniqiie avec groupements intimes conduisant à un édifice de symétrie supérieure : sa réfringence, sa biréfringence sont très inférieures à celles de lanhydrile.

» Je ne me suis préoccupé jusqu'ici que du produit de la déshydratation complète du gypse : j'ai observé, dans quelques expériences effectuées à partir d'une température inférieure à 120° et arrêtées avant la déshydratation totale du cristal étudié, de longues aiguilles, allongées suivant l'axe vertical du gvpse et présentant des extinctions rigoureusement longitu-

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