Étincelle entre des boiles de tAiTON
Étincelle sans rayons \. avec rayons X. Augmentation.
0""°, 14 o^^jaS o"™,i2
» Bien entendu, dans toutes ces expériences, l'inteusité des rayons Ronlgen rencontrant le micromètre restait la même.
» Il ressort immédiatement de ces chiffres que l'augmentation de la distance exjjlosive est maxima, si l'étincelle passive passe entre un disque et une pointe, dans le cas où c'est la pointe qui forme le pôle négatif du micromètre.
» Si l'ionisation du gaz intervenait seule pour expliquer l'accroissement de distance explosive, le maximum d'action aurait lieu quand le disque est négatif. On peut doue supposer qu'il intervient un autre facteur, la densité électrique au pôle négatif du micromètre.
» 2. On connaît les belles expériences de MM. Winkelmann et Slraubel, relatives à la transformation des ravons X par la fluorine, et les effets photographiques intenses qu'ils ont obtenus a^"ec ces ravons transformés.
» Pour étudier l'action de ces ravons transformés, dans ce qui nous concerne, jai placé, à 1°"° au-dessus des boules du micromètre, une plaque de quartz d'une épaisseur de o"'"',5 environ, recouverte de fluorine en poudre grossière, sur une épaisseur de G""', 3. La face saupoudrée de fluorine était tournée vers le tube de Crookes. La distance entre ce dernier et le micromètre était de o™,io. Voici les résultats :
A. Sans interposition de la fluorine.
Etincelle sans rayons X. avec rayons X. Augmentation.
II (a) o""",2o o°"",28 o""°,o8
G. R., 1S98, 1" Semestre. (T. CXXVI, X° 5.) 54
B. .-liée intt'iposilion de la Jlnorinc. Éiinucllu sans rayons X. avec rayons \. Augniciitatiuii.
)) On %'oit donc que la transformation cjiie les rayons Riintgen ont subie, pendant leur passage à travers la fluorine, a considérablement augmenté l'intensité de leur action. »
EI-ECTRICiTii. — Sur le résonateur de flerlz. Note de M. Albert Tiupaix, présentée par M. Mascart.
« Un résonateur circulaire de Hertz présentant une coupure tonclionue aussi facilement qu'un résonateur complet comme procédé d'investigation du champ hertzien (' ).
» I. Méthodes. — En dehors de la méthode du micromètre employée en déplaçant, soit directement le résonateur, soit un pont (moyen préconisé par M. Blondlot), j'ai fait servir la facile résonance d'un résonateur coupé, que j'ai signalée en rSgS ("), à l'établissement de méthodes plus précises.
» 1° Il suffit d'introduire dans la coupure le circuit d'une pile contenant un téléphone : dès que le résonateur vibre, l'étincelle du micromètre ferme le circuit de la pile dans le téléphone qui fonctionne alors.
» 2" Pour prévoir l'objection relative à l'entretien d'un courant auxiliaire dans le circuit du résonateur, je supprime la pile : on se contente alors de fermer le résonateur coupé par un bon téléphone.
» 3° Toute critique relative à la complexité de l'appareil investigateur tombe si l'on rend le téléphone indépendant du résonateur. Il suffit de le faire servir à rendre perceptibles à l'oure les décharges qui se j)roduisent au micromètre, ce à quoi l'on parvient en en recueillant le bruit à l'aide
(') Ces expériences ont été faites à la Station centrale d'électricité de Bordeaux-les- Charlrons, dirigée par M. Renous, qui a bien voulu mettre à ma disposition les ressources de son u^ine, complétant ainsi celles que pouvait me fournir le laboratoire de Physique théorique de la Faculté des Sciences de Bordeaux.
(^) Sur les expériences de Hertz {Procès-ver baux de la Soc. des Se. pkys. et iial. de Bordeaux, p. 53; avril iSgo).
( ^n9 ) de très sensibles microphones. Le téléphone attelé au microphone fait alors entendre les oscillations électriques.
» Outre leur commodité, ces dispositifs constituent des modes très délicats d'observation; l'oreille, pour peu qu'elle soit éduquée, apprécie la gamme des intensités avec une distinction des nuances autrement délicate que n'arrive à le faire l'œil. Ils sont donc susceptibles de donner aux mesures une grande précision. De plus, l'étude comparative d'un champ par ces trois méthodes téléphoniques et par celle du micromètre en démontre la complète équivalence.
» On peut remplacer le téléphone, dans le dispositif i", soit par une lampe à incandescence qui s'allume périoiliquement (^le procédé manque toutefois de sensibilité), soit par un galvanomètre apériodique sensible. On dispose alors d'un moven d'observation très précis.
» H. A>ALYSE DL CHAMP. — Prenant l'axe des jc parallèle à la ligne des centres de l'excitateur et l'axe des y dans la direction des fds qui concentrent le champ, j'ai recherché comment se comporte un résonateur circulaire dont le plan est situé dans les trois positions principales : Position I (plan des xoz). Position II (plan des xoy), Position III (plan des yoz).
» L'expérience indique l'existence de régions ventrales et nodales pour ces trois positions.
» I" Les longueurs d'onde relatives aux positions I, II et III sont égales, n ?." Les ventres ei les nœuds des positions II et III coïncident. n Les ventres et nœuds de la position I chevauchent sur ceux des positions II et III. » 3° Les ventres de la position I sont aux nœuds des positions II et III et inversement.
» III. Fonctionnement DU RÉSONATEUR. — A. Resonaleur complet.
» 1° Le fonctionnenaent du résonateur est indépendant de la direction suivant laquelle éclate l'étincelle au micromètre.
» Dans chaque position principale, on a placé successivement la coupure du micromètre dans toutes les situations possibles dans cha(|ae plan :
.... ,1 Direction positive de l'axe des z (i:= o°) Direction négative des z (yL^= t8o")
luSlllftlll'. ... . . . .
/ Direction positive de l'axe des ,r (ï ;rr 90°) Direction négative des jr {y. = 2-0")
r, . . ,, 1 Direction négative de l'axe des v (a rzr 0°) Direction positive des v (a = i8o°)
Position II ^. . . . , ,, , „....,•'
I Direction positive de 1 axe des x {%t= go°) Direction négative des x (a = 270")
,, . . ,T, ( Direction positive de l'axe des s (a = 0°) Direction négative des : (-x z= 180°)
1 osition lu • . . . , . .
( Direction positive de 1 axe des y [1 =r 90°) Direction négative des r (« = 2jo")
» 2° Il existe des azimuts d'extinction pour les positions I et III. 11 3° Il n'existe pas d'azimut d'extinction pour la position II.
)) Pour les positions I et III, aux ventres comme aux nœuds, le micromètre placé soit à a = 90°, soit à a = 270° ne donne aucune étincelle.
» Pour la position II, aux ventres le micromètre donne des étincelles de même ordre de grandeur dans tous les azimuts.
» 4° C'est la position du micromètre qui règle, dans ce cas (II, a = o°, ï^iSo"), la position du ventre.
» B. Résonateur à coupure. — La coupure est symétrique par rapport au diamètre passant par le micromètre, ou bien dissymétrique.
)) 1° Un résonateur à coupure svmélrique présente les mêmes azimuts d'extinction qu'un résonateur complet.
» 2° L'azimut d'extinction ou de mlDiiiium d'efl'et d'un résonateur à coupure dissymétrique est tel que l'azimut d'extinction du résonateur complet passe par le milieu de la coupure.
» 3° Les lectures des sections notables relatives à un résonateur coupé doivent être rapportées à la coupure.
)) On peut résumer ces énoncés ainsi :
» Dans un résonateur coupé, la coupure joue le rôle que jouait le micromètre dans le résonateur complet.
» 4° La diflTérence entre la demi-longueur d'onde d'un résonateur complet et la demi-longueur d'onde d'un résonateur à coupure de mêmes rayons est sensiblement égale à la longueur de la coupure
). — Àc^ 2C.
» La différence entre les demi-longueurs d'onde relatives à deux résonateurs est égale à la différence de leurs longueurs
CHIMIE MINÉRALE. — Sur la décomposition de V hyposulfile et du sulfite de strontium par la chaleur et la production du sulfure stroncique phosphorescent. Note de iM. J.-R. Mourelo.
« A une date déjà assez éloignée, M. Forster a obtenu un sulfure de strontium, assez impur, doué d'une phosphorescence jaune verdàtre, en décomposant, par la chaleur, rhvposulfile de strontium ; puis, un autre sulfure, à phosphorescence bleu vert, en réduisant, à la température du rouge, le sulfite de strontium {Poggendorff Annalen, t. CXXXllI, p. 94).
Désirant étudier les particularités de cette méthode, j'ai eflectiié quelques expériences, dont voici les résultats :
» (^)uand l'hyposulfite de strontium est décomposé par la chaleur, il en résulte toujours un mélange de sulfate de strontium, sulfure de strontium et soufre, dont lies quantités relatives dépendent de la température et du temps pendant lequel elle agit. Au rouge, la décomposition commence; si le rouge vif est soutenu plus de trois heures, pour aocs"" d'hvposulfite, le produit obtenu est formé presque entièrement du sulfate de strontium. Quand il a été exposé pendant une heure aux ravons directs du soleil, il présente une très faible phosphorescence, de couleur indéfinissable, et de très peu de durée. Si Ton régularise l'action de la chaleur, il n'est pas difficile d'obtenir la décomposition complète, conformément à ce que la théorie indique, et l'on a alors 4S-0^Sr =^ SSr -1- 4S + 3 (SO*Sr). Ce résidu obtenu, le produit de la décomposition de l'hyposulfite de strontium contient :
Sulfure de strontium \ô,oi
Soufre iG,i2
Sulfate de strontium 68,4-3
» Et il présente, dans ce cas, l'intensité maxima de sa phosphorescence vert jaunâtre. Il s'agit, en somme, d'arrêter l'oxydation dans un point déterminé.
» Si l'on fait chauffer le sulfite de strontium, dans les mêmes conditions, et si raction de la chaleur est très prolongée, le sulfite se transforme entièrement en sulfate, et alors il n'est pas jjhosphorescent; mais, en régularisant la température et le temps, on obtient des produits composés de sulfure et de sulfate de strontium phosphorescents, et l'intensité de la phosphorescence dépend de la quantité de sulfure de strontium que ce mélange contient. La décomposition théorique est celle-ci : 4SO' Sr = 3(S0'Sr) -I- SSr. Dans la pratique, on obtient le maximum de pliospiiorescence quand le produit contient :
Sulfure de strontium i4,o5
Sulfate de strontium 85,94
» Comme on voit, il ne s'agit pas, en réalité, de sulfures de strontium présentant de petites quantités de matières étrangères, auxquelles, en quelque sorte, la phosphorescence est due; mais de quantités, relativement petites, de sulfure de strontium, dissoutes dans une grande masse de sulfate, corps qui n'est pas phosphorescent, au moins dans les conditions ordinaires. Peut-être joue-t-il ici le même rôle que les substances inertes dans les expériences de jM. Lecoq de Boisbaudran.
)) Quelques expériences ont été faites dans le but de savoir si les mélanges résultant de la décomposition de l'hyposulfite et du sulfite de strontium sont phosphorescents, quand ils sont répandus dans la masse de corps qui ne le sont pas.
» En mélangeant des solutions saturées, de chlorure de strontium et d'hvposulfite sodique, et y ajoutant de l'alcool, on a obtenu l'hyposulfite de strontium sous la forme de
précipité blanc cristallin. Ramassé dans un filtre, soumis à un léger lavage alcoolique, puis séché, ce précipité contenait :
Hvposulfite de strontium 73,07
Chlorure de sodium 26,92
» Soumis à l'action de la chaleur au rouge vif, pendant trois heures, ce mélange a donné, comme résidu, une masse fondue, d'une nuance grise, laquelle, concassée en petits fragments et exposée, pendant cinq minutes, à la lumière directe du jour, a présenté une phosphorescence d'un vert jaunâtre, aussi intense que celle qui caractérise les produits de la décomposition de l'hyposulfite de strontium, sans chlorure de sodium. Quelque chose de celui-ci avait été volatilisé dans l'expérience, et le mélange phosphorescent contenait :
Sulfure de strontium 12,96
Soufre 11,76
Sulfate de strontium 49,76
Chlorure de sodium V>,'j'2
» La composition de ce mélange est très variable à cause de la tendance qu'a le sulfure de strontium à s'oxyder au contact de l'air.
» En traitant une solution aqueuse de chlorure de strontium par une autre, également aqueuse et saturée, de sulfite de sodium, et v ajoutant ensuite de l'alcool, on a obtenu un précipité de sulfite de strontium, lequel, lavé légèrement avec de l'alcool et séché, contenait :
Sulfite de strontium 84,22
Chlorure de sodium 11,78
)) Ce cor|)s, cliEuflé au rouge vif pendant trois heures, a donné une masse fondue, blanc grisâtre, dure, douée d'une phosphorescence vert bleu assez intense, par une exposition de deux minutes à la lumière directe sans insolation. Cette masse, pulvérisée et rendue homogène, se composait de :
Sulfure de strontium '2,90
Sulfate de strontium 78,03
Chlorure de sodium i4,o5
» De même que dans le cas précédent, ce produit est oxydable à l'air et, à la longue, tout le sulfure de strontium qu'il contient peut se transformer en sulfate ; il perd tout à fait, dans ce cas, la propriété phosphorescente.
» Si l'on mélange intimement loos"" d'hvposulfite de strontium impur, contenant à peu près 25 pour 100 de chlorure de sodium, avec loo"'' de sulfite de strontium dont l'impureté consiste en 16 pour 100 de chlorure de sodium, et si Ton fait chaufler ce mélange au rouge vif pendant quatre heures, on obtient une masse fondue, de couleur blanc grisâtre, donnant une phosphorescence vert jaune de movenne intensité. C'est une substance assez homogène, de structure compacte, formée par du chlorure
de sodium el du sulfate de slroulium, dans la(|uelle le >ull'ure de sliontiuiii s'est l'éjjandu, en la rendant phosphorescente ('). »
ÉCOiSOMIE RURALE. — Coritribulion à l'étude de l'oxydase des raisins. Son utilité dans la vinification. Noie de 31. A. Bolffard et L. Si:>iit:iio.\, jjrésenlée par M. Aimé Giiard.
« Il est établi que les propriétés de l'oxydase des raisins, décrites par M. Martinand (-), sont semblables à celles de l'oxydase des vins cassants étudiées par divers chimistes et notamment |iar l'un de nous (' ).
» Pasteur (*), le premier, a montré l'action de l'air sur les moi'its. M. Martinand, cherchant à préciser cette action, a indiqué (^) la possibilité de faire des vins blancs avec des raisins rouges, de la façon suivante : i" extraire le moût sans se préoccuper de la couleur; 2° refroidir à 10° ou i5° pour empêcher la fermentation; 3" aérer pour précipiter la couleur ; 4° filtrer pour séparer le dépôt ; j° fermenter. Dans un travail précédent, l'un de nous (°) a rendu ce procédé plus pratique en supprimant le refroidissement et la filtration. L'étude de certaines propriétés de l'oxydase nous ayant permis de définir son rôle, cette Note a pour but d'exposer la théorie et la pratique non seulement de la préparation des vins blancs avec les raisins rouges, mais aussi de celle de divers types de vins : vins rouges, rosés, gris ou paillets, etc.
» Préparation des vins blancs de raisins rouges. — Dans la préparation ordinaire de ces vins, le foulage des raisins donne un moût rosé que l'on décolore avant ou après fermentation par une quantité sensible d'acide sulfureux, qui donne souvent au vin un goût de soufre désagréable. De plus, la couleur, masquée mais non détruite, revient à mesure que les soutirages favorisent le départ et l'oxydation du gaz sulfureux. La vinification par aération évite ces graves inconvénients.
(') Travail fait au laboratoire de Cliimie de l'École Centrale des Arts et Métiers, à Madrid.
(-) Y. Martinand, Comptes rendus, 7 octobre i8g5. (^) A. Bolffard, ibid., 9 avril 1894 et 29 mars '897. (*) Pastelr, Elude sur tes vins, p. 98. {') V. Martinand, Comptes rendus, 24 juin 1895. C) L. Sejiichon, Retue de Viticutlure, i-j mars 1897.
» Ce procédé comprend trois opérations : i° extraction du moût; 2° décoloration par l'air; 3° fermentation.
)) 1° Les modes d'extraction dn moût doivent être envisagés au point de vue de la quantité d'oxydase qu'ils font entrer en solution. Cet agent étant localisé dans le tissu vasculaire du raisin, un foulage léger donne un moût qui, pauvre en oxvdase, se décolore péniblement; un foulage plus énergique déchire les fibres, donne un moût riche et d'une décoloration facile. Quel que soit le foulage, un moût, tenant en suspension les parties ligneuses de la pulpe, apporte assez de principe oxydant pour se décolorer.
» 2" Par l'action combinée de l'air et de l'oxydase la matière colorante devenue insoluble se précipite. Dans ce phénomène la division du liquide et la durée du contact ont plus d'influence que la quantité d'air. Cela résulte d'expériences faites sur un nioùt franchement rose, dans lequel nous avons fait varier tour à tour ces trois facteurs. L'action décolorante était mesurée au moyen d'une solution titrée d'acide sulfureux ( i'" =: o^^ogi ); nous avons admis, après expérience, que la différence entre les volumes de liqueur tilrée nécessaires pour la décoloration complète, avant etaprès action de l'air, était sensiblement proportionnelle à la quantité de couleur disparue. Ainsi un volume d'air égal au | du volume du moût est suffisant pour la décoloration après un quart d'heure d'agitation ; un excès d'air ne diminue pas la durée du phénomène. Pour une proportion donnée d'air et de moût la décoloration est sensiblement proportionnelle au temps. Ce moût, renfermé dans des flacons de Go*^*^, se décolore d'autant plus vite que l'agitation multiplie davantage les contacts avec l'air confiné.
» Une aération prolongée ou trop énergique fait passer la couleur au jaune, puis au brun, nuances commercialement mauvaises. Bien que l'air et la fermentation concourent à détruire l'activité de l'oxydase, il arrive parfois qu'il en reste assez dans les vins faits pour les exposer au brunissement. Il y a donc intérêt en pratique à limiter l'aération et à empêcher toute action ultérieure de l'oxydase.
» On suivra la marche et les effets de l'aération en filtrant quelques centimètres cubes de moût; celui-ci doit passer, en fin d'opération, sans teinte sensible de rose ou de jaune. Pour éviter, après décoloration, le brunissement, semblable quant à sa cause à la casse diastasique des vins rouges, on se servira de faibles doses d'acide sulfureux (2^'' à 5^'' par hectolitre). Cet agent, décolorant indispensable dans la préparation ordinaire des vins blancs, devient ici, en détruisant l'oxydase, un ennemi de la fabrication
( 4-^^ ) par aération. On se gardera de remployer avant décoloration complète par l'air.
» A la suite d'importantes opérations faites aux vignobles nous résumerons la pratique du procédé.
>' IJ extraction du jus se fera à l'aide d'appareils donnant un foulage modéré, sans briser les parties vertes des grappes; lorscjue cette extraction aura fourni 5o à 60 pour 100 de jus, le vin rouge obtenu par le cuvas;e d«s résidus sera plus fin et moins âpre.
» \J aération s'effectuera par un barbotage d'air très divisé dans un volume de moût de i.j'''à 20'''. L'action du courant d'air produit par un soufflet ou par une pompe sera facilement surveillée et arrêtée au point voulu après dix à trente minutes environ.
» Le moût décoloré, prêt à fermenter, sera additionné d'acide sulfureux sous forme de bisulfite de potasse. Le retard apporté à la fermentation permettra un débourbage, s'il est avantageux.
» \.& fermentation, favorisée par l'aération, sera conduite comme à l'ordinaire. Les flocons de matière colorante owdée et insoluble se déposeront avec les lies sans qu'il soit nécessaire de filtrer.
» Les vins blancs obtenus ainsi ont sur les vins décolorés au soufre les avantages signalés plus baut; leur composition analvtique n'est pas modifiée. Ils sont en tous points comparables aux vins de raisins blancs.
» Dans \a préparation des vins rouges, un foulage trop énergique, accompagné d'une aération exagérée, est la cause de la perte d'une partie de la couleur. Il est avantageux d'ajouter à la sortie du l'onloir un peu d'acide sulfureux (a^'à 5^" par hectolitre ) qui, supprimant cet inconvénient, ae;ira préventivement contre la casse.
M Les vins rosés ont une teinte rose vif, sans mélange de jaune ^ mais souvent ces vins, contenant de l'oxydase, passent à la nuance saumon des vins paillets. On rend leur couleur stable en additionnant le moût, avant ou après fermentation, des mêmes doses d'acide sulfureux. La couleur, atténuée par ce fait, reprend, par aération, son intensité et sa fixité qu'aucune oxydation ne peut altérer.
» Les vins paillets ont une teinte saumon, intermédiaire entre le rose et le jaune. C'est encore l'oxydase qui jaunit la couleur rose originelle du moût. Il suffit de quelques traces d'acide sulfureux, quand la nuance est atteinte, pour la conserver.
» Pour les vins blancs de raisins blancs, qui, pour la même cause, bru-