I.EGENDK
M. M Chariots divers à m
E litoile mobile.
I\ . K Jauges de réglage.
T Tnngle coiiduolrice.
1' C.uuvre-objeclif dénioiitr
et son elieiclieur.
» Un chariot A coulisse liorizonlaiemeiit en s'appiivaiU par cleiiv coussinets sur lui arbre lioiizoïilal O, et par une pointe mousse sur la tranche d'une règle en acier a.
(') J'ai établi un instrument basé sur le même principe qui sert à contrôler le dressage des canons de fusil {f{e\-iie il' Artillerie. 1896, et Bulletin de la Société de Physique, 1897).
Le chariot A porte une colonne B et un pilier C contre lequel est logée une règle verticale b. Un plateau D coulisse verticalement en s'appuyant sur la colonne et sur la règle verticale; une crapaudine, rapportée dans le bas du plateau, supporte tout le poids de la lunette et deux^ vis calantes à tambours gradués V et II mesurent les ])etits mouvements angulaires horizontaux et verticaux qu'il faut imprimer à la lunette pour suivre l'image quand le miroir mobile indique un défaut de rectitude ou de parallélisme. Pour régler le parallélisme des déplacements verticaux, on vise dans la luneile un fil à plomb éloigné et l'on agit sur ia règle b, soit en variant son inclinaison, soit par des retouches locales, jusqu'à ce que le pointé suive exactement le fil à plomb pendant toute la course que peut faire la lunette du haut en bas de la colonne. Ou règle le parallélisme des déplacements horizontaux en agissant de la même manière, sur la règle a, de façon qu'un niveau sensible placé sur le chariot A normalement à la règle reste horizontal pendant toute la course que peut faire le chariot de la droite à la gauche de l'appareil. Après les retouches, la règle a n'est plus droite, mais sou profil rachète toutes les flexions produites par le poiils des chariots et de ia lunette dans toutes les positions possibles.
M Grâce à l'exactitude de ces translations, l'appareil peut servir à vérifier le parallélisme d'éléments de droites on de plans qui ne sont pas vis-à-vis et qui par suite échappent au contrôle des vérificateurs à palpeurs.
)) Un oeilleton spécial facilite la recherche de l'image. Divers accessoires permettent d'étendre ces procédés de vérification à des plans ou lignes perpendiculaires, à des barres cylindriques ou prismatiques, dont on peut mesurer la rectitude ou la flèche indépendamment de la flexion produite par le poids même du chariot porte-miroir, en ayant soin de répéter l'opération aA'ec un deuxième chariot d'un poids double. Un autre dispositif permet encore d'appliquer les mêmes jjrocédés aux lignes et plans qui ne sont déterminés que par leurs tracés. »
PHYSIQUE. — Les lignes de forces cl les surfaces équipotenlieltes dtms la nature. Note de M. G. -M. St.*xoiévitcii, présentée par M. Lippmann.
« Les lignes de foi'ces, ainsi que les surfaces équipotentieiles, résultant des actions de forces centrales, ont trouve des applications très importantes dans la Science.
)j Sans nous arrêter à leurs applications aux études des phénomènes de la gravitation, nous rappellerons seulement le rôle très important qu'elles jouent en électricité et en magnétisme. C'est par leurs développements, par leurs directions et leur nombre dans un champ, qu'on peut se lendre compte de toutes les particularités de ce champ.
» Nous ne ferons que mentionner, en passant, que le phénomène des
( ^'tt )
anneaux colorés, ainsi que celui des lignes neutres que l'on observe dans un champ optique d'un cristal à un axe, ia>ipellent, à plusieurs points de vue, le clianip électromagnétique d'un courant électrique rectiligne; de même, le champ optique d'un cristal hiaxe nous lait voir les mêmes éléments que l'on observe dans un champ formé soit par deux courants reclilignes de même sens, soit par deux pôles électriques ou magnétiques de mêmes noms. Ce qui nous semble remarquable, c'est que nous avons trouvé que les lignes de forces et les surfaces équipotentielles sont plus ou moins apparentes dans le règne végétal.
» La différenciation de certains tissus végétaux nous fait voir (}ue, sitôt que cette différenciation s'est produite, elle prend les mêmes formes que celles dont nous venons de parler.
» Sans nous arrêter aux formes bien connues des anneaux concentriques, indiquant les âges d'un arbre, nous signalerons, entre autres, quelques cas plus compliqués et plus intéressants.
» La fig. I représente l'aspect d'une planche de sapin avec deux nœuds. Les lignes équipotentielles longitudinales, si elles s'étaient développées librement, seraient parallèles entre elles. Les nœuds jouent le r(Me et pro-
l.ignfr, é.|iiipoli'i]lielli'
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duisent les mêmes perturbations dans les champs où ils se trouvent qu'un pôle magnétique ou électrique, introduit dans un champ de même nature. C'est-à-dire qu'il absorbe les lignes de forces et les surfaces équipotentielles qui tendent à le traverser, ou il les force (jusqu'à une certaine dis. tance) à suivre le cours de ses propres lignes et forces. Notre figure, en représentant ces effets, indique en même temps que les deux pôles sont de mêmes noms.
Semestre. (T. CX.Wl, N" 9.)
( 642 ) » ]A\/Î!f. -2 nionlre que lu diftérenclalion du lissu s'est {)roc]uile suivanl
Fia. J.
Lignes de foice cellulaires de deuN iiùles de iiiénics nnnis et d'intensités diiréicnles.
les lignes de forces. Nous aAOïis ici, sur une section d'un radis, un champ
C'.liain|> élucli'iiiuc de deux pùles de mêmes nmns, dont les intensités sont en l'apport de i;|.
lie deux pôles d'où émanent les lignes de forces, que ces deux pôles (ou courants) soient de mêmes noms et d'intensités différentes.
( <i43 ) » Dans \a Jig. 3, nous avons une section d'un bois de chêne, quelques centimètres au-dessus d'une ramification. Nous v vovons, jusqu'aux moindres détails, l'aspect d'un champ électromagnétique formé par deux
Lignes de force et surfaces équipotentielles cellulaires. Identité de ces éléments aTCC ceux d'un champ électromagnétique ou optique.
courants rectih'gnes croisés de même sens (ou par deux pôles de même nom) et sensiblement de même intensité.
» On ne peut pas croire que le rapprochement de ces phénomènes si différents par leur nature .soit du au hasard. Il serait plus naturel de conclure qu'ils sont produits par <les actions semblables, sinon identiques; que chaque plante représente un champ cellulaire, caractérisé par ses lignes de forces et ses surfaces équipotentielles (visibles ou non), et que chaque cellide se meut et se fixe détinitivement, suivant une ligne de force ou surface équipotentielle, les forces qui régissent les accroissements étant des forces dirigées. »
CHIMIE M1N"ÉK.\LE. — Sur tes propriétés et la crislatlisaliun du sulfure de baryum anhydre. Noie de M. A. Mocrlot, présentée par .M. H. JMoissan.
« Dans la suite de nos recherches sur l'action d'une haute température et des réducteurs sur les sulfures et les sulfates, nous avons été conduit à examiner les sulfiu'es et sulfates alcalnio-terreux.
» Rappelons d'abord que M. Moissan a montré, dans son travail sur les carbures ('), que les sulfates alcalino-terreux donnent au four électrique un carbure impur mélaniijé de sulfure : nous avons cherché à nous placer dans des conditions telles que la léduction du sulfate puisse fournir un sulfure pur. Nous avons également soumis le sulfure amorphe à l'action du four électrique et c'est ainsi que, par l'un ou l'autre de ces procédés, nous avons obtenu purs et cristallisés les sulfures anhydres de baryum, de calcium et de strontium.
» Nous publierons aujourd'hui les résultats obtenus avec le sulfure de baryum.
» Pour le préparer, nous avons fail deux séries d'expériences au moven du four électrique.
» a. Nous préparons d'abord le sulfure amorphe pur par laclion de l'hydrogène sulfuré sur le carbonate au rouge, dans le four à réverbère, en avant soin de remplacer, à la fin de la ihaufl'e, l'hydrogène sulfuré par l'hvdrogène, comme la indi(|ué M. Sabatier (=).
» Ce sulfure amorphe est placé dans une nacelle de charbon, disposée à l'intérieur d'un tube de même matière, et chauflé au four électrique avec le dispositif indiqué par M. Moissan; le coui-ant était de 900 ampères et de 5o volts.
» On peut suivre la fusion de la substance et, lorsqu'elle est complète, ou arrête la chauffe; le sulfure fondu cristallise alors par refroidissement.
» La densité de ce sulfure, prise dans la benzine à i5°, est égale à 4i3o en poudre et à 3, go la substance étant en gros fragments.
» L'anaivse nous a donné :
Ba
Tl.éiirii-
1' b. Nous avons ensuite mélangé intimement le sulfate de baryum et le charbon d'après les proportions que prévoit la transformation complète du sulfate en sulfure. Ce mélange a été aggloméré fortement et introduit dans le four électrique à creuset. Soumis à l'action d'un courant de 900 ampères sous 5o volts pendant quatre minutes environ, nous obtenons une masse fondueprèsentant, dans son inléiieur, des géodes de cristaux dont la composition est celle du protosulfure.
» A l'anaivse, nous oblenojis :
Tlu-cilir
Ba S 1 , 20 î^ ' I ''9 8 1 , 09
» Il est essentiel (|ue la durée de la chauHe ne dépasse pas cinq minutes, que la
(') II. MoissA.N, Etude des acé/j lares cristaltisrs de baryum et de strontium [Comptes rendus, t. CWIUl.
(*) SMKT\f.K, Comptes rendus, t. L\.\\^ III.
masse cliauflfée soil assez grande, el l'on doit rejeter comme contenant une certaine quantité de carbure les parties fondues qui avoisinent les parois du creuset. La densité de ce sulfure, prise également dans la benzine à i5°, est sensiblement la même que celle du sulfure cristallisé provenant de la fusion du sulfure amorphe; nous avons Irnuvé les chiflVes suivants : .'\,2.j et ^.'îg pour la substance réduite en poudre.
» Proprie/es. — Le sulfure de barvum cristallisé se présente en cristaux blancs, incolores sous une faible épaisseur, paraissant noirs et opaques quand on les examine sous une épaisseur assez grande, par suite de la présence d'une petite quantité de carbone.
» Ces cristaux, d'assez grandes dimensions, présentent deux plans de clivage très nets, sensiblement rectangulaires, de sorte qu'ils nous paraissent formés par la juxtaposition de cubes; ils sont d'ailleurs sans action sur la lumière polarisée.
» Quelques-iMis d'entre eux sont teintés de bleu; on les rencontre surtout dans le sulfure cristallisé préparé par le mélange de sulfijte et de charbon; de sorte que cette coloration nous semble due aux traces de fer qui y pouvaient exister.
» La dureté du sulfure cristallisé n'est pas très grande; d ne raye ni le quartz, ni le verre.
» L'ensemble de ses propriétés chimiques ne le différencie pas nettement du sulfure amorphe bien étudié, notamment par MM. H. Veley et Sabatier (' ); toutefois il est beaucoup moins altérable à l'air et, en général, plus lentement attaqué par les divers réactifs.
» Les quelques réactions suivantes nous ont paru toutefois intéressantes à signaler :
» 1° he Jhior l'attaque à froid avefc incandescence; il y a production de tluorure de soufre et de fluorure de baryum;
» 1" L'action de l'ojj^è/ie a été étudiée en faisant passer un courant de ce gaz sur un poids /J = oS'", 735 de sulfure cristallisé placé dans une nacelle que l'on introduit dans un tube chaufle par une grille à analyse; la réaction se fait avec incandescence, el nous obtenons un poids /?'= 0,990 de sulfate;- la transformation intégrale en sulfate faisait prévoir iSi'jOiS; par Tanalvse des gaz dégages on peut, d'ailleurs, vérifier quil n'v a pas traces d'acide sulfureux;
» 3° Les corps oxydants, tels que le chlorate de potassium, l'ovyde puce de plomb, réagissent avec incandescence;
» !\° L'anhvdride phosphorique et l'ovychlorure de piiospliore le réduisent avec incandesceuce et formation d'un composé rougeàlre où nous avons pu caractériser le phosphore et le soufre.
(') H. Velkv, C/iem.'Soc. l. \LI\. p. 369.
B 5° Enfin, parmi les rédueleura, nous signalerons Taotion du carbone qui a été faite au four électrique dans le four à tube; après une cliaufTe de dix minutes environ sous l'action d'un courant de goo ampères et de 5o volts, nous obtenons un produit ne renfermant plus que des traces de soufre; il répond sensiblement à la formule C-Ba du carbure obtenu par M. Moissan dans l'action du carbone sur le carbonate de barvuni.
)) En résumé, il résulte fie nos expériences :
» i" Que l'on peut obtenir le sulfure de barvum cristallisé en soumettant à l'action du four électrique, soit le sulfure amorphe, soit un mélange intime el aggloméré de sulfate et de charbon;
» 2° Que ce sulfure de barviim cristallisé, moins altérable que le sulfure amorphe, est susceptible de se transformer intégralement en sulfate sous l'action de l'oxygène el peut se convertir en carbure sous l'action du carbone. »
CHIMIE MIXÉRALE. — Action de l'oxyde de carbone sur le chlorure pallaJeuv . Note de M. E. Fixk, présentée par AI. Armand Gantier.
« Dans un tube de bohème de i", on j)lace, à cinq centimètres de la partie antérieure, un tampon d'amiante puis, sur une longueur de Sc™, de l'amiante saupoudrée de mousse de palladium calciné dans l'hydrogène, et enfin un tampon d'amiante. L'amiante employée doit être préalablement bien lavée, séchée et calcinée.
» On fixe ce tube dans un manchon de porcelaine assez long pour qu'il dépasse un peu de chaque côté la partie du tube de verre qui contient le palladium. On place le tout sur une grille à analyse. On relie la partie antérieure du tube de verre, d'une part avec un appareil à chlore et, de l'autre, avec un appareil producteur d'oKvde de carbone.
» Pour avoir un courant régulier d owde de carbone pur, j'emploie le foriniate de soude.
» La partie postérieure du tube de verre est rattachée à un ballon ([iil lui-même communique avec le dehors.
» Le tout ainsi disposé, on chauffe vers 25o° et l'on fait passer un courant de chlore sec jusqu'à refus, lentement et régulièrement. Dans ces conditions il ne se fait que du chlorure palladeux (PdCI-).
» On peut remplacer le chlorure palladeux, ainsi préj)aré par voie sèche, pai- du chlorure palladeux préparé par vole humide.
» Le chlorin'e palladeux, pré|)aré par l'un ou l'autre de ces procédés, est chauffé à 260° environ puis on y tait passer un courant d'oxyde de carbone sec. Après cpielque temps les parois intérieures delà partie froide du tube de verre se tapissent d'un prodiut fondu, rouge près de la grille.
( ^47 ) jaiiae dans le reste du tube. Dans le ballon se deposeiil des poussières jaune brun et des flocons jaunes.
)) Dans ces produits bruts (jiii ne peuvent contenir que du palladium, du chlore et de l'oxvde de carbone, on dose :
» 1° I,e palladium en pesant, à l'abri de l'humidité et dans lui creuset de platine taré, un poids déterminé de la substance brute qu'on calcine dans un courant d'hvdrogène après évaporation;
» 2" Le chhi-e, soit par la chaux comme dans les matières organiques, soit en décomposant le corps par l'eau, filtrant le palladium et précipitant dans la liqueur filtrée, additionnée d'acide azotique, par l'azotate d'argent et pesant le chlorure d'argent formé;
» 3° l.e carbone, comme dans les matières organiques.
» L'anaKse des produits recueillis séparément dans plusieurs préparations donne des nombres variables en palladium, chlore et carbone. Les points de lusion varient aussi. Les produits examines à la lou|)e montrent, à côté d'aiguilles jaune brun, des aiguilles incolores. Cliauffee vers 155°, la matière brute donne un sublimé d'aiguilles incolores et un résidu rouge brun, à l'état liquide, formant des aiguilles jaunes par refroidissement.
» De ces considérations il l'ésulte que le produit brut est un mélange de plusieurs substances en proportions variables.
» L'expérience a montré que c'est toujours le corps jaune qui prédomine. Ce corps étant le plus soluble dans le tétrachlorure de carbone, ce dissolvant permet de séparer ces combinaisons. Pour cela, on épuise à trois ou quatre reprises le produit brut par le tétrachlorure de carbone bouillant. Le liquide provenant du premier épuisement ne laisse déposer par refroidissement que des aiguilles d'un beau jaune.
» Le deuxième et le troisième épuisement laissent déposer par refroidissement un mélange de produits jaune et blanc. Les derniers épuisements ne donnent plus que des aiguilles blanches.
» Les aiguilles jaunes séchées à do" dans un courant d'acide carbonique fondent à 132° et leur anahse conduit à la formule
» L'eau décompose ce corps, comme l'indique l'équation
C'0'Pd-C;P-i- 2H-0 = C0- 2C0'-r IM^- |)IC1.
n Chauffé vers 26.3°, il perd de l'oxyde de carbone et donne un résidu liquide rouge brun, cristallisant en aiguilles jaunes rouges par refroidissement, devenant jaunes par sublimation dans un courant d'acide carbonique.
» I/analvse de ce nouveau corps conduit à la formule
r.OPdCi= ou CO = PdCl-.
» Il fond à 197". L'eau le décompose ainsi :
COPdCl- + H-0 = Pd -HCO--t- 2 H Cl.
« L'analvse des aiguilles blanches provenant des derniers épuisements du produit brut par le tétrachlorure de carbone à l'ébullition conduit à la formule
C^OM'dCl^ ou ''<lt'l-^^^Q^-
Ce corps fond à 142" et perd de l'oxyde de carbone vers 218" en donnant C'0'Pd-Cl*. L'eau le décompose ainsi :