C. R. iSyS, i«' Semestre. (T. CWVI, N
( Ci5o )
et 9,49 pour loo de ces deux acides pour la formule C^'H-'Az-, iH-0, tandis que le corps CH»'"Az^ devrait, en se décomposant suivant l'équation
C" H=' Az5 -H 3 RH = 2 C"H" AzS RH -(- R Az H*,
prendre une fois et demie plus d'acide. En opérant avec une quantité notable de la substance à 84, i5 pour loo de carbone et un excès d'HCl, puis portant à l'ébullition en solution alcoolique et précipitant le chlorhydrate formé par addition d'eau (car il est sensiblement insoluble dans l'alcool dilué) et évaporant à siccité le liquide filtré, on n'obtient qu'un résidu insensible, ne donnant aucune coloration avec le réactif de Nessler. Avec les doses mises en œuvre et dans l'hypothèse de la formule CH°'Az^, on aurait dû avoir plus de oS'',5 de chlorhjdrate d'ammoniaque. Enfin, le corps précipité par AzH^, de la solulion alcoolique du chlorhydrate, répond aussi à la formule C'H'-'Az-, |H-0 et non pas au corps anhydre.
» Le moyen radical de trancher la question eût été de doser l'eau par dessiccation à une température convenable : malheureusement, ce procédé est impraticable parce que, même avant loo", l'hydrate d'hydrocinnamide jaunit, s'altère, s'oxyde et peut même perdre au delà du poids théorique. Cette difficulté de la déshydratation est à rapprocher de celle de l'amarine, qui ne s'effectue que lentement à io5°; mais on peut la manifester, ainsi que les phénomènes concomitlants, par l'expérience suivante : on place, au fond d'un ballon scellé plein d'air, quelques décigrammes d'hydrocinnamide et on la maintient sur un bain-marie bouillant pendant plusieurs heures. La substance fond en partie et jaunit; après le refroidissement, le haut du ballon est constellé de gouttelettes d'eau (non alcalines comme le voudrait une perte d'AzH^); l'analyse de l'air restant montre une absorption de i,5 pour loo d'oxygène par rapport au poids de substance employée; de plus, cet air possède une forte odeur d'essence d'amandes amères. Ces phénomènes d'oxydation se produisent à la température ordinaire : l'hydrocinnamide, conservée en flacons, jaunit et possède cette même odeur. La lumière paraît accélérer cette action. Le produit déshydraté, après passage dans le benzène, ne fond plus que vers i3i°.
» Ces faits étant établis, il reste à expliquer la basicité de l'hydrociniiamide et sa stabilité. L'étude thermochimique résout la question, i^^"^ de l'hydrate dégage en brûlant
8964'^''', 8 et 8960"', 8; moyenne : 8962"', 8,
soit, pour une molécule C"H-* Az-,^H-0 = 385b''.
, , , 1 ■ \ à volume constant 345o'^''', 68
Chaleur de combustion • , . „,-«^, ^
( a pression constante... 3403'-"', 5
d'où, pour chaleur de formation :
C^- + H-' -+■ Âz"- + I H'-O liq. = C"H" Az% i H^O crist —79'^'', 4
C2'H-U2»-|- Az2 — C"H"Az2sol — 8iC'",2
si l'on prend pour chaleur d'hydratation -1- i^^^'.S, trouvé pour l'amarine.
(65i) » L'équation génératrice donne :
3C'H'01iq.+ 2 AzH'diss.^C-'H-'Azîsol.-t-SH'Oliq. -^ 2 x 24c>i,2.
» Ces chiffres, supérieurs même à ceux qui correspondent à la formation de l'amarine, de l'anisine. de la furfurine, placent riiydrocinnamide dans la classe des 2;lvoxalidines; leur grandeur permet de s'expliquer la non-formation du véritable hydramide, la réaction étant fortement exothermique.
» En fait, l'hydrocinnamide donne des sels analogues en tous points à ceux de ces bases : j'ai préparé l'azotate, le sulfate et même un lactale cristallisé. L'amarine ne donne, avec Tacide lactique, qu'un sirop dissociable à 100°, par perte d'acide. L'hvdrocinnamide serait donc une base plus forte que l'amarine, circonstance en relation avec sa plus grande chaleur de formation.
» Comme dernière analogie, je citerai l'obtention d'une combinaison (C-' H-' Az-)-AzO'Ag, très soluble dans le chloroforme, et l'action des éthers halogènes, iodure de méthyle et chlorure de benzyle, parallèles à celles de l'amarine.
» En résumé, V hydrocinnamide cristallise avec ^H-0 et possède les propriélés fondamentales des glyoxalidines : c'est une base, donnant des sels, indécomposable par les acides, conformément aux données thermiques; le corps C'*H^'Az' n'existe pas. Le nom de cinnamine lui conviendrait plutôt. >)
CHIMIE ORGANIQUE. — Sur une o.iyptomaïne. Note de ^L (Sschner de Coxixck(').
« J'ai présenté à l'Académie, en 1888, l'étude détaillée d'une ptomaïne pvridique, possédant la composition d'une collidine (C*H" Az).
» La facile oxvdabilité de cette j)tomaïne m'a engagé à essayer l'action de l'eau oxygénée. Ce sont les résultats de cette étude que j'ai l'honneur de communiquer aujourd'hui à l'Académie.
» J'ai employé une eau oxygénée très étendue, qui a été laissée au contact de la ptomaïne pendant plusieurs semaines, dans une fiole conservée à l'abri de la lumière,
(') Ces recherches ont été faites dans mon service, à l'Inililut de Chimie de la Faculté des Sciences de Montpellier.
afin d'éviter la production de résines qui ont plusieurs fois faussé les résultats analytiques. La fiole était agitée de temps à autre, puis replacée dans l'obscurité. 11 se forme peu à peu une masse jaunâtre, solide et dure, qui est dissoute dans HCl étendu. La liqueur acide est agitée avec l'éther, qui enlève quelques produits résineux et des matières colorantes.
» Après décantation, la liqueur aqueuse est traitée par un léger excès de potasse en lessive, et la base est extraite au moyen du chloroforme. L'évaporation spontanée abandonne celle-ci sous forme d'une masse solide, légèrement jaunâtre et amorphe. Un second et un troisième traitement permettent d'obtenir un produit blanc, d'aspect cristallin.
» Desséché à l'étuve à i lo", il a fourni à l'analyse les nombres suivants : C =: 69,78 ; H=:8,24; Az^io,3o (la théorie pour la formule C'H"AzO exige : C^^yOjOj; H =rz 8,o3 ; .\z ^ 10,22 ).
» L'oxvplomaïne ainsi obtenue n'est pas déliquescente; un peu soluble dans l'eau chaude, à laquelle elle communique une réaction nettement alcaline, elle est tout à fait insoluble dans l'eau froide; elle se dissout assez bien à froid, beaucoup mieux à chaud, dans l'éther absolu et dans l'alcool absolu; son principal dissolvant est le chloroforme, qui la prend rapidement, môme à basse température.
» Elle se ramollit vers ajo" et fond un peu au-dessus, vers 260°, en se décomposant brusquement; la masse se charbonne, en dégageant l'odeur bien connue des bases pyridiques.
» Elle se dissout facilement dans les principaux acides minéraux et organiques. J'ai préparé le chlorhvdrale qui répond à la formule C'H' 'AzO.HCl; c'est un sel blanc, cristallisé, un peu déliquescent, très soluble dans l'eau à toute température. L'eau bouillante finit par le décomposer. Le chloroplatinate (C*H" AzO.HCl)" -i- PtCl* a été obtenu sous la forme d'une poudre cristalline d'un jaune orangé; il fond à 210° en un liquide limpide et subit alors une décomposition partielle. L'eau froide le dissout à peine, l'eau tiède un peu plus; l'eau bouillante le décompose complètement, comme il était facile de le prévoir d'après son action sur le chlorhvdrate (voir plus haut).
» Chauffée à haute température, dans un petit appareil distillatoire, à l'abri de l'oxygène de l'air, avec un excès de poudre de zinc, la base est réduite, et il y a régénération de la collidine avant servi de point de départ :
C»H" AzO ^- Zn = ZnO -I- C* H" Az.
» Le mode de formation du composé nouveau décrit dans cette Note,
( 653 ) ses propriétés, ses réactions, en font une oxycoUidine, ou collidone, C'H'"(OH)Az,
homologue supérieur des oxypvridines antérieurement décrites. Elle paraît être la première collidone connue. »
CHIMIE PHYSIOLOGIQUE. — Action de la Jleur du vin sur la sorbite. Note de M. Gabriel Bertrand ('), présentée par ^I. Duclaux.
« On sait que le sucre connu maintenant sous le nom de sorbose avait été découvert par Pelouze dans des circonstances si obscures qu'on n'avait pu, depuis, en réaliser la préparation que très rarement et tout à fait par hasard.
» En soumettant cette singulière question à une étude méthodique, j'ai reconnu que le sorbose ne préexiste pas dans le jus-de sorbes, mais qu'il y prend naissance quand un microbe spécial, généralement apporté par la mouche des vinaigreries, se développe sur ce jus, laissé au contact de l'air. Le microbe fixe alors l'oxvgène sur la sorbite et la transforme en sorbose.
» Si, le plus souvent, on n'obtient pas ce dernier, c'est que des cryptogames divers envahissent le jus de sorbes et Tépuisent de ses substances dissoutes. Parmi ces crvptogames, j'ai signalé le Saccharomyces vini (^), ou fleur de vin, qui se développe presque toujours après la fermentation alcoolique du jus, puis des moisissures diverses, principalement Pénicillium glaucum ('). C'est en éliminant tous ces parasites et en cultivant, à l'état pur, la bactérie oxydante, qu'on peut obtenir maintenant la transformation régulière de la sorbite en sorbose , avec des rendements de 80 pour 100.
» Depuis la publication de ces résultats, vérifiés en Allemagne par Tollens, M. Matrot a cru reconnaître que la transformation de la sorbite en sorbose pouvait aussi s'effectuer sous l'influence d'une mycolevure qu'il
(') Travail du laboratoire de Chimie du Muséum.
(-) Syn. Sacch. mycoderma Rees ; Mycoderma cere\isiœ et Mycodernia viiii Desmazières.
(') Comptes rendus, t. CXXII , p. 900, et Bull. Soc. chiin., 3' série, t. W, p. 627; 1896.
croit même plus active que les bactéries employées jusqu'ici ('). Or cetle mycolevure, examinée par M. Bourquelot, ne serait autre que la fleur du vin, microrganisme que j'ai précisément placé parmi ceux qui vivent sur le jus de sorbes sans donner de sorbose. En présence d'une telle contradiction, j'ai cru nécessaire de revenir avec quelques détails sur un fait que j'avais seulement avancé. Ce sont ces détails que j'expose aujourd'hui, après avoir répété la plupart de mes expériences primitives.
» Quand on ensemence de la fleur du vin, absolument exempte (Vautres microrganismes , sur un liquide nutritif contenant de la sorbite, celle-ci est détruite peu à peu, en donnant de l'eau et du gaz carbonique, mais sans qu'on puisse constater, à aucun moment, la présence de sorbose dans le liquide.
» Dans une expérience, deux niatras contenant chacun So"^'- d'une décoction de levure additionnée de sorbite (environ 4 pour loo), furent stérilisés et placés dans l'étuve à -t-So", l'un d'eux ayant été ensemencé avec une trace de Saccharomyces virii pur. En douze heures, la surface du liquide était déjà couverte par le voile.
» Après trois semaines, le contenu des matras fut analysé et les résultats comparés avec ceux obtenus dans des circonstances analogues, sur la même décoction de levure, non additionnée de sorbite. Ces résultats, consignés dans le Tableau suivant, montrent qu'il n'y avait pas trace de sorbose dans la culture, mais que 88,7 pour 100 de la sorbite avaient disparu.
Acidité
Résidu (en acide Pouvoir
à -i- 100". acétique), réducteur.
Décoction de levure -t- sorbite (ensemencée) .. . i,33 o,023 Nul.
» » (non ensemencée). 2,08 o,o23 »
Décoction de levure seule (ensemencée) OjiQ o,oi3 »
» (non ensemencée). .. . 0,22 0,028 »
» Parallèlement, dans d'autres matras, pour être sûr de ne pas contaminer les précédents par des ouvertures trop fréquentes et ne pas changer le titre de la solution, on avait vérifié, jour par jour, l'absence totale de sorbose.
11 C'est là un résultat que j'ai eu, pendant plusieurs années, l'occasion de constater dans un nombre considérable d'expériences oîi les conditions étaient cependant aussi variées que possible.
« Ainsi, j'ai employé de la fleur du vin de plusieurs origines; au début, je prenais celle qui se développait spontanément sur le suc de sorbier; plus lard, j'en ai recueilli sur du vin, du suc de plusieurs fruits. J'ai varié aussi les conditions de culture, en faisant végéter le cryptogame à diverses
(') Comptes rendus, t. CXXV, p. 874; lî
tempéraliires, soit en présence d'nn grand excès d'oxygène, soit, au contraire, en diminuant beaucoup l'accès de celui-ci; les résultats n'ont jamais changé quant à la production du sorbose.
» Enfin, j'ai opéré avec du suc provenant de trois espèces différentes de sorbes, recueillies à des états de maturation très divers et dans plusieurs localités; j'ai utilisé aussi du suc de cerises, du A"in blanc ou rouge, de la décoction de levure ou du bouillon à la peptone, additionnés de sorbite.
)) Dans aucun cas, la fleur du vin n'a donné trace de sorbose, tandis que la bactérie que j'ai signalée produisait rapidement ce sucre.
» Bien mieux, quand on opérait sur du jus de sorbes, dont le pouvoir réducteur après la fermentation alcoolique correspond encore à quelques grammes de glucose par litre ('), on constatait toujours la disparition partielle de celui-ci, en même temps que d'autres substances, par l'action de la fleur du vin.
1) Ainsi, pour citer un exemple, un demi-lilre de jus de sorbes fermenté fut additionné d"un demi-volume d'eau et placé à Tétuve à ■+■ 3o°, dans une cuvette ronde de G™, 21 de diamètre. La fleur du vin, ensemencée sur le liquide, s'y développa très rapidement. Après dix jours, les cellules furent séparées par filtralion et le liquide, ramené à son volume primitif, fut anah'sé. Ou trouva :
Avant la culture. Après la culture.
Matières dissoutes 18,70 pour loo i4,o5 pour 100
Pouvoir réducteur (en glucose)... 4j20 " 1,60 »
» D'après toutes ces observations, il semble bien difficile d'attribuer les résultats avancés par M. Matrot soit à une condition expérimentale encore à définir, soit a une race particulière de fleur du vin. Cet auteur déclare, en effet, s'être servi de mvcoderme récolté indifféremment sur du jus de sorbes ou du vin, et avoir obtenu du sorbose dans de nombreuses expériences « quel qu'ait été le ferment employé dans l'oxydation ». On comprendrait mal que tous ces ferments appartinssent précisément à une seule race, race différente du type unique que j'ai rencontré dans toutes mes expériences.
» Au contraire, si ou remarque que M. Matrot recommande de faire les cultures dans de simples cuvettes, exposées par conséquent à l'air dans l'étuve, on s'étonnera moins que des bactéries oxydantes aient pu se propager de cuvette en cuvette, par l'intermédiaire de mouches ou autrement.
(') Ce pouvoir réducteur ne parait pas dû à un reste de sucre.
et ajouter ainsi leur action propre à celle de la fleur du vin. Cette explication me paraît d'autant plus vraisemblable que j'ai rencontré moi-même assez souvent de telles associations spontanées au début de mes recherches, et je puis déclarer qu'elles ne sont pas toujours faciles à reconnaître. »
CHIMIE INDUSTRIELLE. — Sur la préparation des vins blancs à l'aide des raisins rouges. Note de M. V. Martinand. (Extrait.)
« J'ai montré que l'oxygène de l'air décolore le moût obtenu par le pressurage de la plupart des variétés de raisins rouges, et cela contrairement aux faits enseignés et publiés : que l'air avivait et augmentait l'intensité colorante du moût et du vin
» Quelques faits, que j'ai pu observer, m'ont permis d'établir un procédé nouveau de préparation des vins blancs, qui consiste : i° à extraire des raisins la plus grande quantité de moût possible; 2° à arrêter la fermentation du moût (et dans ce but, je conseillais le refroidissement); 3° à aérer le moût jusqu'à sa décoloration; 4° à séparer par décantation ou fdtration le moût des parties solides; 5° à faire fermenter le moût.
M Ce procédé s'applique à la vinification en blanc de toutes les variétés de raisins dont le moût est décolorable par l'air
» Le moût en fermentation, lorsqu'il s'est formé déjà plusieurs volumes pour 100 d'alcool, ne se décolore pas par l'aération; le moût décoloré se recolore par la fermentation, si on ne le sépare pas des pulpes et des produits oxydés. ))
PHYSIOLOGIE. ■ — De r influence des intermittences de repos et de travail sur la puissance moyenne du muscle. Note de MM. André Broca et Charles RicHET, présentée par M. Marey.
« Dans deux Notes précédentes (^Comptes rendus, t. CXXVI, p. 356 et 485; i8g8) nous avons étudié la puissance des muscles fléchisseurs de l'index en régime permanent continu maximum, et nous avons donné les lois qui relient cette puissance maximum au poids soulevé et à la fréquence des contractions. Nous présentons aujourd'hui les résultats obtenus avec des alternances de repos et de travail.
» Nous désignerons par fréquence le nombre des contractions que le
( (i57 ) muscle efTectiierait en une minute s'il continuait à se contracter jiendantle repos. Ainsi l'expression : fréquence loo, et allernanccs (de repos et de travail) &, signifie que le muscle en travail continu ferait loo secousses pai' seconde, mais que toutes les six secondes il y a eu six secondes de repos.
» Cela posé, étudions d'abord l'influence d'une minute de repos. Nous avons dit antérieurement que pendant la première minute on fait toujours un travail plus fort que pendant le travail continu permanent. Il s'ensuit qu'après un certain repos on retombe sur une première minute dans laquelle le travail est fort. Or il se trouve que l'excès de ce travail de la première minute, après repos, sur les autres minutes de travail exécuté en régime permanent compense à peu prè-, le repos. La totalité du travail accompli n'aura donc pas subi de diminution appréciable.
» Cette influence des intermittences est plus évidente encore, si l'on compare un travail régulier, continu, à un travail dans lequel se succèdent des alternatives rvtbmées de travail et de repos. Même si l'on ne tient pas compte du travail produit, on observe un phénomène remarquable et sur lequel nous appelons l'attention : c'est que la fatigue diminue et que la douleur disparaît, et que, tout en donnant, comme dans le travail continu régulier, un effort maximum, ou peut poursuivre longtemps cet effort maximum qui, dans le travail continu, eût été extrêmement pénible.
>) Nous distinguerons trois cas : celui des poids faibles, inférieurs à ooo^'"'; celui des poids moyens, de 5ooS'' à 1000^% et celui des poids forts, audessus de loooS'.
» Dans le premier cas, les intermittences sont nuisibles; dans le second cas, elles sont indifférentes ; dans le troisième cas, elles sont favorables à la production du travail.
M Dans le premier cas, en effet, c'est plutôt la course possible du muscle qui limite le travail que la fatigue véritable.
» Dans le second cas, de nombreuses expériences nous ont prouvé que les intermittences ne modifient pas la puissance moyenne, et que le travail continu n'est pas supérieur au travail avec intermittences (de trente secondes et au-dessous). Même il lui est légèrement inférieur.
1) Nous donnons un exemple dans lequel les chitTres représentent en kilogrammètres par seconde la moyenne de six minutes de travail ^^ fréquence : I 5o par seconde) :