CH^O= = CO + H
décomposition prédominante à ce moment, et qui est également le premier terme de la décomposition p\ rogénée de l'acide formique, opérée à la température la plus basse possible, d'après mes anciennes expériences ;
» 2° La décomposition de l'acide formique en acide carbonique et hydrogène
CH=0= = CO'-f-H-,
décomposition que la chaleur produit à une température plus haute (*). » Puis, l'action de l'effluve se poursuivant, l'hydrogène demeure fixé sur les corps condensés consécutivement engendrés; de préférence à l'oxygène, dont la moitié environ se trouve dégagée à la fin, sous forme gazeuse, unie à la moitié du carbone de l'acide formique initial; tandis que presque tout l'hydrogène reste dans le produit fixe; en grande partie, sans doute, à l'état d'eau. En raison de cette fixation, l'hydrogène des produits condensés a perdu la faculté d'exercer des actions ultérieures sur les gaz : ce qui explique pourquoi les produits finaux ne sont pas ici les mêmes que dans le cas où l'on fait agir l'effluve sur un mélange équivalent d'acide carbonique et d'hydrogène. Ces différences tiennent à la vitesse inégale des réactions et à l'hétérogénéité des systèmes.
(1) Cf. Essai de Mécanique chimique, t. II, p. 58.
» Sans entrer plus avant dans cette discussion, nous nous bornerons à observer que, dans la série des acides C"H-"0^, comme dans beaucoup d'autres, le premier terme se comporte d'une façon différente du suivant.
» Voici maintenant des expériences faites sur les éthers des acides précédents.
» IV. Éther méthylformique : C-H'O" ou CH'.CHO". - Éther méthylformique gazeux et 2 volumes d'azote; vingt-quatre heures :
Gaz initial C-Ii'O-^100 Gaz final H-= i,5
Az-rrigô (Azote déduit) . CG'= 18, 5
COz= 10,8 Az- absor-bé r= 102
» Les deux tiers du carbone de l'acide formique combiné sont ici dégagés sous forme d'acide carbonique et d'oxyde de carbone, le surplus avant été réduit par l'hydrogène : phénomène analogue à ceux que présente l'acide formique libre. Cela tend à ramener la dernière réaction à celle de l'hy'drogène sur les oxvdes de carbone.
» L'absorption de l'azote se décompose ainsi en plusieurs actions distinctes : l'une relative à la combinaison de cet élément avec le résidu méihvlique, l'autre à sa combinaison partielle avec les résidus formiques. Le résultat total répond, on le voit, à l'absorption de 3 atomes d'azote par une molécule d'éther, dans les conditions de l'expérience.
» En tout cas, ces résultats diffèrent extrêmement de ceux observés avec l'acide acétique isomère.
» V. Ét/ier méthylacétique : C'H^O- ou Cil'. C-H'O". — i volume d'éther gazeux + 'j,5 volumes d'azote : vingt-quatre heures. 100 volumes d'éther gazeux ont fourni :
» Rapports des éléments condensés :
C2.73jj5Q,.s3^2i.-,4 ou C'H^-'O-Az'-".
» Pour I atome d'hvdrogène éliminé, il y a { d'atome de carbone et \ d'atome d'oxvgène séparés : relations voisines de y CH'O détruit pour son propre compte.
» La fixation d'azote se retrouve ici, avec la proportion considérable
observée pour l'acide acétique et pour l'alcool méthylique. Mais il paraît superflu de discuter de plus près cette réaclion, où doivent concourir deux ordres de dérivés, répondant : les uns à l'alcool, qui absorbe seul i atome d'azote; les autres à l'acide générateur, qui absorbe i atome d'azote pour son propre compte.
» il est remarquable que les rapports des éléments condensés soient presque les mêmes que pour l'acide propionique (CH'-'O-Az'-'), isomère avec l'éther métbvlacétique. Toutefois c'est là une coïncidence accidentelle; car l'acide propionique ne perd que des traces de gaz par l'action de l'effluve, tandis que l'éther isomère dégage des volumes considérables d'hydrogène, d'acide carbonique et d'oxyde de carbone : il y a identité approchée entre la composition des gaz dégagés et celle du résidu.
)) La dose d'azote absorbé est également considérable, mais tout autrement distribuée; attendu qu'elle se porte sur les résidus méthylique et acétique, dans le cas de l'éther méthylacétique ; tandis que, dans le cas de l'acide propionique, elle s'unit à la lois aux éléments de cet acide et à ceux de l'eau qui en dérive.
» Arrivons aux acides peu ou point volatils, presque tous solides, sur lesquels j'ai étudié l'absorption de l'azote. J'exposerai brièvement les résultats obtenus.