‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 182 sur 425 · C. R., 189S, 1" Scme$tre.{1- CXWI, N · texte numérisé non relu

C. R., 189S, 1" Scme$tre.{1- CXWI, N

correspondant

totale

à du

trouvée.

sulfat

e de chaux

io,5

( ôgti )

Chlorure Acide

de potassium. sulfurique.

M Si l'on porte le chlorure de potassium en abscisses, en prenant comme ordonnées soit l'acide sulfurique, soit la chaux, on obtient des courbes très régulières; celle de la chaux tourne d'abord sa concavité vers l'axe horizontal, puis elle s'infléchit et tourne sa convexité vers le même axe en même temps que ses ordonnées croissent plus rapidement. Celle de l'acide sulfurique passe par un maximum, quand celle de la chaux s'infléchit; les points d'mflexion et de maximum, qui se correspondent, marquent la limite à laquelle les proportions d'acide sulfurique et de chaux que contient la liqueur ne sont plus celles qui constituent le sulfate de chaux; celui-ci a donc certainement fait autre chose que se dissoudre; il a décomposé du chlorure de potassium, et un équilibre particulier s'est établi entre les deux sulfates et les deux chlorures qui se trouvent en présence.

» Du reste on n'observe rien de particulier quand on agite du gypse en poudre avec des solutions relativement étendues de chlorure de potassium, tandis que dans celles qui, après réaction, contiennent plus de chaux que la quantité correspondant au sulfate, on voit, au bout de quelques heures, le dépôt de gypse rassemblé au fond du vase s'agglomérer et se consolider; puis bientôt sur lui et sur les parois apparaissent des aiguilles fines, brillantes, très légères, qui occupent une partie delà liqueur et sont constituées précisément par le sulfate double SO''Ca, SO'K^, 4H-0, qui est peu soluble dans les solutions, surtout concentrées, de chlorure de potassium. Nous avons dit quelle importance a, dans la réaction, la chaleur de formation de ce sel double.

» Ainsi donc, en général, le sulfate de potasse ne ]:)récipite pas totalement le chlorure de calcium, et le sulfate de chaux peut décomposer le chlorure de potassium en faisant du chlorure calcique et du sulfate alcalin. Lors donc qu'on introduit du sulfate de chaux dans une solution de chlorure de potassium, celui-ci est décomposé en |)artie et un équilibre s'établit, dans lequel la concentration du chlorure alcalin et la formation du sulfate double de potasse et de chaux qui, entre certaines limites, peut se dissoudre, jouent un rôle considérable. Si le sulfate de chaux est en excès, l'action ne s'arrêtera et la liqueur n'acquerra une composition définitive que lorsque l'équilibre correspondant à la température de l'expérience se sera établi entre les divers composés que renferme la liqueur. Nous allons constater que des faits analogues se produisent avec d'autres sels que le chlorure de potassium.

» Sulfate de chaux et bromure de potassium. — I^a décomposition du bromure de calcium par le sulfate de potasse dissous, en présence d'une quantité d'eau suffisante pour dissoudre tout le sulfate de chaux théoriquement formé, donnerait lieu à une absorption d'environ — o'^^'^g ; on peut donc s'attendre à voir se produire, dans des conditions peu différentes, les deux réactions inverses l'une de l'autre. Et, en efTet, si nous faisons agir du gypse en poudre sur des dissolutions renfermant des quantités croissantes de bromure de potassium, nous observons des faits tout semblables à ce qui se passe avec le chlorure de potassium ; l'analyse des liqueurs en équilibre montre encore que, dès que les proportions de chaux et d'acide sulfurique dissoutes cessent de correspondre à la composition du sulfate de chaux, on voit apparaître, contre les parois des vases, les aiguilles transparentes du sulfate double SO*Ca, SO'R% 4H^O. Si, pour représenter graphiquement le phénomène, ou porte en abscisses les poids de bromure de potassium introduits dans la liqueur, et en ordonnées ceux d'acide sulfurique ou de chaux qu'on y trouve, on obtient deux courbes semblables à celles du chlorure de potassium. Celle delà chaux s'élève, doucement d'abord, en tournant sa concavité vers l'axe horizontal, puis elle s'infléchit et se relève rapidement ensuite en tournant sa convexité vers cet axe ; la courbe représentative de l'acide sulfurique monte lentement, jusqu'à un maximum à partir duquel elle descend beaucoup plus vite ; le maximum de l'une, l'inflexion de l'autre sont sur une ordonnée représentant des quantités de chaux et d'acide qui se trouvent unies dans le sulfate calcique ; ils marquent la limite à partir de laquelle

la liqueur renferme autre chose que du sulfate de chaux: à l'état de dissolution.

» Le sulfate de potasse ne précipite donc pas totalement le bromure de calcium pas plus que le chlorure, et le sulfate de chaux est susceptible de décomposer le bromure de potassium ; une dissolution de ce dernier sel mise en présence dans un excès de gypse, donnera donc lieu à des réactions diverses, suivant son degré de concentration, et d'une liicon générale il s'établira, pour chaque concentration du bromure alcalin, et à chaque température, un équilibre particulier entre les bromures, les sulfates et le sulfate double qui se trouvent en présence dans la liqueur. Ici encore le sulfate double, suivant qu'il peut ou ne peut pas exister dans les dissolutions, intervient par sa chaleur de formation qui peut renverser le signe thermique de la réaction et joue, par suite, un rôle d'une importance considérable.

» Sulfate de chaux et iodure de polassuim. — La réaction que donne le sulfate de potasse sur l'iodure de calcium ne met, elle aussi, en jeu qu'une très faible quantité de chaleur, variable avec les quantités d'eau en présence desquelles elle s'effectue, et l'on pourra observer soit la décomposition du sulfate calcique par l'iodure de potassium, soit l'action inverse; c'est en effet ce qui a lieu et, lorsqu'on fait agir du gypse en excès sur une solution plus ou moins concentrée d'iodure de potassium, les choses se passent tout comme avec le bromure et l'iodure, grâce à la formation, dans ce cas encore, des aiguilles du sulfate double de potasse et de chaux.

» En définitive le sulfate de potiisse, en agissant sur les dissolutions de chlorure, bromure, iodure calcique, ne donne pas lieu à des décompositions complètes. Conformément aux indications fournies par les données thermiques les réactions, qui ne donnent lieu qu'à de faibles variations de chaleur, peuvent dans des conditions déterminées se produire ensemble et se limiter réciproquement; le sulfate double de chaux et de potasse, qui se produit dans ces circonstances, intervient dans la détermination de la réaction et dans l'établissement de l'équilibre; la composition de chaque liqueur définit l'équilibre qui s'est établi entre les divers sels capables de réagir.

» Sulfate de chaux et d'ammonium. — La décomposition du sullate d'ammoniaque par le chlorure de calcium est eudothermique dans les liqueurs très étendues, elle absorbe — i'-*',!. Il n'en est pas de même avec des solutions concentrées. Nous aurons donc deux réactions inverses

( <^99 ) possibles comme dans les cas précédents et des phénomènes du même genre. Si, en effet, l'on met du gvpse en excès au contact de solutions plus ou moins concentrées de chlorure d'ammonium on trouve, à la température de 24° par exemple :

Chaux

correspondant.

Chlorure

Acide

au

d'ammonium.

àulfurique.

trouvée.

sulfate de chaux.

» Si, avec ces nombres, qui se rapportent à i'" de liqueur, on construit des courbes comme on l'a fait pour les sels de potassium, elles affectent des formes peu différentes et conduisent aux mêmes remarques; l'équilibre s'établit dans chaque liqueur, à une température déterminée, entre les deux sulfates et les deux chlorures qui s'y trouvent. Il n'y a pas à tenir compte ici de la formation d'un sulfate double d'ammonium et de calcium; j'ai montré, en effet {Comptes rendus, t. LXXXIV, p. 86), qu'un tel sel ne peut exister que dans des solutions très concentrées de sulfale d'ammonium , il ne peut donc pas se produire dans nos liqueurs.

» Sulfate de chaux et chlorure de sodium. — La chaleur mise en jeu dans l'action du sulfate de soude sur le chlorure de calcium est positive ou négative suivant la quantité d'eau qui sert de dissolvant; les choses se passeront donc comme dans le cas du chlorure de potassium. C'est ce que j'ai constaté en effet en étudiant les liqueurs qui se produisent quand on lait réagir des solutions de sel marin sur du gypse en excès; les phénomènes sont tout semblables à ceux qui ont été précédemment décrits, les courbes qui les figurent graphiquement sont analogues et les équilibres s'établissent de la même façon; il n'v a pas à faire intervenir de sulfate double de chaux et de soude, qui ne se produit pas dans ces circonstances.

» II est à remarquer que les solutions salines concentrées ne déshydratent pas le sulfate de chaux hydraté, à froid; d'autre part, le plâtre fait prise avec ces solutions, plus vite que dans l'eau pure avec le chlorure de

( 7"o ) potassium, peut-être en raison de la formation du sulfate double de potassium et de calcium, bien plus lentement avec une dissolution saturée de sel marin. »

BOTANIQUE. — Du nombre et de ta symétrie des faisceaux libéroligneux du pcliole dans la mesure de la perfeclion des espèces végétales; par M. A. Chatix.

« Avec les Moiiochlamidées, objet de la présente étude, se complète le cycle de mes recherches dans les Dicotylédones sur les faisceaux libéroligneux du pétiole.

)) Parmi les faits acquis il en est un d'un intérêt spécial, venant étendre les rapports par lesquels la nervation pennée du limbe se rattache au type unitaire du pétiole.

» Après avoir montré cette nervation commandée par le type unitaire du pétiole, j'avais signalé qu'elle coexiste souvent avec des pétioles plurifasculaires.

» Or, je montre aujourd'hui que ces écarts se rattachent généralement à la conjonction des faisceaux dans la nervure dorsale de la feuille, laquelle deviendrait à son tour unitaire : simple retard de conjonction, le plus souvent en rapport avec la grande multiplicité des faisceaux.

DICOTYLÉDOINES MONOCHLAMIDÉES.

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