II' ~ II
-Hl
-Hl
-hl
C) Sur la double réfraclion du quartz [Annales de la Faculté des Sciences de Marseille, l. 1, p. i; 1891 ).
-hl
Tableau II. — Deuxième lame : e=:i™",9568.
1 ,53oi 1
o,oo858
1 ,533oi
1 ,53oo4
1 ,52oo5
ÉLECTRICITÉ. — Influence du fer doux SUT le carré moyen de la différence de potentiel aux extrémités d'une bobine parcourue par un courant de haute fréquence. Note de 31. H. Pellat, présentée par M. Lippmann.
« Un courant oscillatoire de haute fréquence est obtenu dans une bobine B par le procédé ordinaire, en joignant les extrémités du fil aux armatures extérieures de deux petites bouteilles de Leyde, dont les armatures intérieures communiquent avec les pôles d'une bobine de Ruhmkorft". Les boutons de ces bouteilles sont assez voisins pour que l'étincelle éclate entre eux à chaque oscillation du trembleur.
» La fréquence du courant oscillatoire, obtenue d'après la connaissance des capacités et du coefficient de self-induction de B, étant Sooooo, si l'on introluit dans l'axe de la bobine B une seconde bobine B' à une couche de fil fin, on obtient entre les extrémités du fil de cette bobine des étin-
celles de 6°"" à ■7™™: c'est la disposition de Tesla. Si l'on met ensuite la bobine B' à l'extérienr de la bobine B, de façon que les axes coïncident, la force électromotrice d'induction devient trop faible pour qu'une étincelle éclate entre les extrémités du fd de B'. Or, en mettant à l'intérieur des deux bobines un faisceau de fds de fer doux (de o^^.sS de diamètre, recouvert de coton pour isoler les brins), assez long pour occuper toute la longueur de l'ensemble des deux bobines, l'étincelle ne se produit pas davantage.
» Cette expérience négative pourrait faire croire que le fer ne s'aimante pas dans un champ magnétique alterné de haute fréquence, puisque dans la bobine B' la variation du flux d'induction est sensiblement nulle. Voici pourtant une autre expérience qui montre que le fer s'aimante dans ces conditions et que son aimantation peut avoir une influence considérable sur certains phénomènes.
)) La bobine B' étant supprimée, les extrémités du fil de la bobine B toujours réunies aux armatures extérieures des bouteilles de Leyde, sont mises en relation avec les deux plateaux d'un électromètre-balance très sensible ('); le déplacement du plateau mobile est observé au moyen d'un microscope à réticule.
» Dès que l'appareil est en activité, le plateau mobile se déplace sous l'influence d'une force électrique proportionnelle au carré moyen U de la diflerence de potentiel entre les extrémités du fil de la bobine B
= f'y'di
» Or j'ai constaté que l'introduction dans la bobine B d'un faisceau de fils de fer doux, à brins isolés, identique ou analogue à celui employé cidessus, diminue considérablement la valeur de U.
» Cet effet n'est pas dû aux courants de Foucault dans le fer, car un faisceau semblable eu fils de cuivre, introduit dans la bobine, ne produit aucune diminution de U. Bien plus, des masses compactes de laiton ne donnent lieu qu'à une diminution insignifiante de U.
» L'expérience a fourni le même résultat avec trois bobines différentes
(') Cet appareil n'était auU a ([ueVappareU ([iie j'ai dicvil (Comptes rendus, t. CXX, p. 778; iSgS) pour la mesure des pouvoiis inducteurs spécifiques, dont le plateau lixe inférieur avait été enlevé.
( 733) avant respectivement pour coefficient de self-induction
4,604x10", 0,01244X10' et 0,000635x10",
qui, associées aux deux petites bouteilles de Leyde de capacité 1,00 x lo"'" et 0,82 X io~'*, donnaient respectiAcment, par seconde, les nombres de périodes 3 5oo, 67800 et 298000.
» Dans le cas de 298000 périodes, la valeur de U, quoique très petite, correspondait à un déplacement du plateau dont on pouvait apprécier la — partie; le faisceau de fer doux réduisait la valeur de U dans le rapport de 3 à I .
)) L'introduction du fer donne lieu à un changement très net pour le bruit des étincelles qui éclatent entre les boulons des bouteilles de Leyde.
« Quelques expériences ont été faites en immobilisant le trembleur de la bobine de Ruhmkorff et en lançant dans le primaire de celle-ci le courant d'un alternateur : les résultats ont été les mêmes.
» Ces expériences montrent que la présence d'une quantité de fer, même petite, dans l'axe d'une bobine, ne permet plus de se servir de la formule classique
(i) ^^^4-Rj + \=.o (avec/ = C^),
pour obtenir l'intensité i du courant oscillant en considérant le coefficient de self-induction L comme une constante.
)> Cette formule conduit, en effet, pour la valeur du carré moyen de la différence de potentiel U, dans le cas de L constant, à l'expression
U = n —V"' dans laquelle n représente le nombre des interruptions du
treuibleur par seconde, V,, la différence de potentiel entre les boutons des bouteilles de Leyde au moment où l'étincelle va éclater et R la résistance de la bobine B. Or, L, considéré comme une constante, augmente par la présence du fer dans la bobine, ce qui devrait, d'après la formule ci-dessus, augmenter U, tandis que l'expérience indique une diminution considérable. » Ce phénomène doit être attribué à l'hystérésis dont la relation (i) ne tient plus compte si l'on considère L comme constant : le flux d'induction dû au fer est en retard de phase sur celui dû au courant seul, et une partie de l'énergie de ce courant est transformée en énergie calorifique dans le fer doux. 1)
ÉLECTRICITÉ. — Sitr fa tempcrature des lampes à incandescence. Noie de M. P. Jaxkt, présentée par M. Mascart.
« J'ai indiqué autrefois (Co/n/^^e^ rendus, \. CXXIII, p. 690) une méthode purement électrique de mesure de la température des lampes à incandescence et, plus généralement, d'un corps rayonnant quelconque. Cette méthode consiste à étudier : 1° la variation de la résistance de la lampe en fonction de la différence de potentiel aux bornes; 1° la variation, en fonction du temps, de la résistance d'une lampe qui se refroid.it. On en déduit aisément la courbe des watts rayonnes en fonction du temps, et, par suite, le nombre total de joules ou de petites calories abandonnées par la lampe. On pèse alors le filament et, de la formule de M. VioUe
Q = 0,355^ + o,oooo6z*,
on déduit la; température t (en admettant que le filament est formé de carbone pur).
» Cette méthode a été appliquée, sur mes conseils, par MM. Oindre et Fréauff-Ozenne, alors élèves à l'École supérieure d'Électricité ('); la première partie des mesures se fait au moven d'un ampèremètre et d'un voltmètre et ne présente aucune difficulté; la seconde est plus délicate; voici comment elle a été exécutée :
» Un interrupteur spécial permet d'effectuer les opérations suivantes :
)) 1° Au temps zéro, le courant de la lampe est rompu;
1) 2° Immédiatement après, la lampe est intercalée dans un circuit auxiliaire comprenant un accumulateur et une boîte de résistances;
» 3° Au temps t, un contact instantané met en communication les deux, bornes de la lampe avec les armatures d'un condensateur;
» 4° Ce condensateur est déchargé dans un balistique.
» Ces diverses opérations sont exécutées par une glissière qui se meut parallèlement à elle-même entre deux rainures; les intervalles de temps se mesurent au moyen d'un diapason inscrivant ses vibrations sur un papier enfumé; il est évident, en effet, qu'à ces hautes températures le refroidissement est très rapide et qu'il est nécessaire de pouvoir mesurer avec précision des fractions de seconde. Un calcul facile permet de trouver alors la résistance de la lampe à un instant quelconque.
» Les expériences ont porté sur quatre lampes A, B, C, D de 65 volts et 10 bougies.
(') Les expériences ont été faites au Laboratoire central d'Electricité.
Je désignerai par t la température, par R„ la résistance de la lampe à la température ordinaire, par R^ sa résistance à 1°, par p la masse du filament exprimée en milligrammes, par E la tension aux bornes. Voici les résultats obtenus :
Lampes. E. p. R„. ^ • /.
» On voit que les résultats relatifs aux lampes B, C, D concordent très sensiblement; la lampe A, pour une raison quelconque, donne une température un peu plus élevée.
» Quoi qu'il en soit, les résultats précédents présentent un certain intérêt, étant données les divergences des différents auteurs qui ont traité cette question. H. -F. Weber, en effet, indique des températures ne dépassant guère iSoo", tandis que M. Le Chatelier a donné (') 1800°. On voit que nos résultats se rapprochent de ces derniers; ils s'en rapprochent même d'autant plus qu'il est permis de penser que nos lampes étaient \x\on\s poussées que celles de M. Le Chatelier; voici, en effet, les variations de résistances données par cet auteur :
i4oo o , 57
» A la température de fonctionnement normal, le rapport ^7^ était donc
de o,/j9 pour les lampes de M. Le Chatelier, tandis que ce même rapport atteignait la valeur o,53 dans nos expériences : or, à cette valeur o, 53 correspond précisément la température de iGoo" dans la Table de M. Le Chatelier. '
» La principale cause d'erreur des expériences précédentes réside dans la faiblesse du poids du filament : il serait facile d'y remédier en opérant sur des lampes à bas voltage. On démontre en effet aisément que, à pouvoir
(') Joui liai de Physique, 2° série, t. I, p. 2o3.