‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 222 sur 425 · AB C D · texte numérisé non relu

AB C D

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» La troisième, à ii''3o, immédialement après le travail (courbe C).

- La quatrième, le soir, sept heures et demie après le travail (courbe D).

1) La cinquième, le lendemain matin, vingt-trois heures après le repas, dix-neuf heures et demie après le travail (courbe E).

» Les courbes (') ne reproduisent pas les résultats des pesées journalières. Elles donnent seulement la succession des poids moyens pour chaque série. Ces courbes traduisent quelquefois l'inlluence des excrétions fécales ou urinaires qui avaient précédé plus ou moins immédiatement les pesées. Mais il n'v a pas à tenir compte de cette influence; elle n'a introduit aucune perturbation dans les résultats cherchés.

» Ce sont les poids du lendemain, ceux de la cinquième pesée, qui intéressent le plus. On aurait donc pu se borner à reproduire la courbe de ces poids, la seule à laquelle nous demanderons nos renseignements. Mais il a paru bon de donner aussi les autres, à titre de moyens de contrôle.

» Au point de vue des faits essentiels dont elle est l'expression, cette courbe des cinquièmes pesées se divise en trois parties bien distinctes, répondant aux trois conditions physiologiques suivantes : état normal, rut, retour à l'état normal.

>) La première partie, comprenant les séries 1 et 2 (suite de plusieurs autres semblables), est une ligne brisée, à peu près horizontale, traduisant l'équivalence ou plutôt la quasi-équivalence nuiritivè des deux rations comparées, rations qui, je le rappellerai, étaient loin de posséder l'équivalence énergétique, puisque le potentiel valant i dans l'une (avec graisse) ne valait que 0,756 dans l'autre (avec sucre).

» La deuxième partie de la courbe, comprenant les séries 3 à 6, est une ligne brusquement descendante, montrant la chute rapide de la nutrition influencée par l'état de rut. Mais, dans cette ligne descendante, continue à se traduire l'équii'alence nutritive des deux rations. La chute de la courbe, en eflfet, quoique un peu inégale, ne subit aucun arrêt. Contraste frappant avec ce qui était arrivé un an auparavant, dans des conditions physiologiques identiques, alors que les rations comparées étaient exactement isodynames ! Je rappelle qu'alors la ration sucrée présentait une supériorité marquée sur la ration grasse. (Voir la deuxième partie du graphique I de ma dernière Note dans les Comptes rendus, t. CXXV, p. lojS.)

» Après la série 6, la chute de la courbe s'arrête et celle-ci reste à peu prés slationnaire dans la région comprenant les séries 7 et 8, où l'équivalence nutritive des deux rations n'a pas encore subi d'atteinte sensible.

» Mais il n'en est plus de même dans les séries suivantes.

» .\ partir de la série 9, alors que le rut est en voie de disparition, commence la troisième et dernière partie de la courbe, partie brusquement et rapidement ascendante, dans son ensemble. Bientôt elle atteint la hauteur de son point de départ, et la dépasse ensuite considérablement. Comme le travail et la ration sont restés les mêmes, celle-ci évidemment a été mieux utilisée. Il n'y a de cette meilleure utilisation qu'une explication plausible : l'organisme, déprimé par l'état de rut, a besoin de se réparer, et alors les albuminoïdes de la partie fondamentale de la ration s'incorporent plus abondamment en nature.

(') La partie terminale des courbes, à partir de la série 19, a dû, faute de place, être coupée et reportée en bas du graphique dans un cadre à part.

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