‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 281 sur 425 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

Silicium 64 . i 64 > 5

Fer 16,1 1 5 , 9

Cuivre 1,1 1 , 3 ( ' )

Aluminium i>,4 'Si7

Gluciiiium 2,3 1,9

» Si cet essai nous a fourni quelques faits intéressants concernant l'action de la chaleur et du charbon sur un silicate naturel et nous a conduit à envisager la possibilité d'une préparation industrielle du silicium, nous n'avons en revanche rien obtenu de net concernant l'extraction de la glucine. Afin de nous placer dans les meilleures conditions possibles et d'obtenir plus facilement un bain liquide, nous avons substitué au charbon un réducteur plus énergique, le carbure de calcium. M. Moissan vient de démontrer qu'un très grand nombre de substances oxygénées et notamment les oxydes métalliques sont facilement réduits par ce composé (-).

» On a mélangé environ 00''^ d'émeraude finement pulvérisée avec oo'^s de carbure de calcium également en poudre grossière. Le tout a été placé dans un four à carbure et chauffé une heure et demie avec un courant de 1 5oo ampères. La masse refroidie retirée du four était, en apparence,

(') Le cuivre provenait des électrodes.

(-) H. Moissan, Nouvelle inélhode pour la préparaUon des carbures par l'aclion du carbure de calcium sur les ojcydes (Comptes rendus, t. GXXV, p. 809).

assez homogène et bien fondue. Elle pesait Si"^», 5oo et était accompagnée de 58'*^, 200 de mélange encore pulvérulent n'ayant pas suffisamment subi l'action calorifique.

)) La matière fondue présente une teinte gris verdàtre. Elle se délite lentement à l'air en donnant une poussière de même coloration dans laquelle on distingue facilement des cristaux de siliciure de carbone. Un fragment de cette même substance décompose l'eau un peu plus lentement que le carbure de calcium en donnant au début de l'acétylène pur. Après quelques jours, on constate dans le gaz dégagé la présence du méthane, provenant des carbures d'aluminium et de gluciniuni qui se sont formés au moment de la réduction. Quelques parties métalliques bien cristallisées sont disséminées dans la masse, elles sont formées par un siliciure double (le fer et de cuivre.

» Après avoir essavé l'action des divers acides sur le produit brut résultant de l'action du carbure de calcium sur l'émeraude à haute température, nous avons choisi, de préférence, les procédés suivants :

» La matière concassée est abandonnée à l'air humide ; elle se délite et se pulvérise ainsi d'elle-même. Dans ce produit d'altération, le glucinium et l'aluminium sont sous forme d'oxydes hydratés ou de carbures non encore décomposés, c'est-à-dire facilement attaquables par les réactifs. Nous avons pu extraire une notable quantité de glucine par simple digestion de ce produit avec le carbonate d'ammonium en solution saturée, mais ce traitement exige un contact très prolongé. Nous avons préféré l'emploi de l'acide fluorhydrique ou de l'acide sulfurique qui permet d'extraire rapidement environ 90 à gS pour 100 de la glucine contenue dans l'émeraude.

» Ces traitements exigent quelques précautions spéciales sur lesquelles nous ne pouvons insister ici ; nous renvoyons au Mémoire qui sera publié ultérieurement. »

THERMOCHIMIE. — Sur les quinonoximes. Note de M. Amavd Valeur.

« Les quinones peuvent fournir deux sortes d'oximes, les monoximes et les dioximes. Les premières s'obtiennent par deux voies bien différentes : par l'action du chlorhydrate d'hydroxvlamine sur les quinones en solution alcoolique ou encore en faisant réagir l'acide azoteux sur les phénols; les quinonoximes sont, en effet, identiques aux nitrosophénols. Il m'a semblé qu'il y avait quelque intérêt à étudier ces composés: d'abord, parce que

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aucune oxime n'a fail jusqu'ici l'objet de déternainations thermochimiques, et aussi j)arce que ces composés sont isomériques avec les dérives nitrés des carbures aromatiques.

» J'étudie dans cette Note les monoximes de la quinone ordinaire, de la ihymoquinone et des naptlioquinones.

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