‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 280 sur 425 · C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXWI, \' 17.) I J · texte numérisé non relu

C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXWI, \' 17.) I J

description du système et celle du mode de cliauflFage des soudures seront données dans un Mémoire ultérieur.

» La mesure des températures t elJ' des soudures se faisait par compensation et léduction à o des forces éleclromotrices de quatre soudures auxiliaires cuivre-maillechort. Deux de ces soudures étaient logées exactement entre les cuivres, et le bismuth dans les deux plans de contact; deux autres, opposées respectivement à chacune des deux premières, plongeaient dans des vases d'eau dont on faisait varier la température jusqu'à réduction à o des déviations du galvanomètre. On pouvait ainsi connaître les températures des plans de contact.

)) J'ai jusqu'ici mesuré les forces électromotrices /)rtr rapport au cuivre dans les deux parallélépipèdes^ et g. Le sens noté \\ est celui dans lequel le parallélépipède est orienté de façon que les surfaces de contact soient || au clivage principal (le courant traverse donc parallèlement à l'axe principal^. Le sens noté J est celui dans lequel les surfaces de contact sont des faces taillées | au clivage.

» Les forces électromotrices ont été mesurées par les deux méthodes suivantes qu'on pouvait substituer rapidement l'une à l'autre au inoyen de commutateurs appropriés :

» 1° Par les déviations directement produites sur un galvanomètre très sensible, dont la résistance, quoique faible, était 1res grande par rapport à la résistance intérieure du couple;

» 2" Par l'emploi d'un potentiomètre à curseur. Ce dernier a donné des

rapports, forces électroinotrices y) sensiblement égaux (à dz 0,01 5 près)

à ceux trouvés par la première' méthode. Il a permis la mesure des forces électromotrices en» valeur absolue.

» Les mesures définitives ont porté sur divers intervalles de températures des soudures échelonnés entre 11° et 94°! 6. Des courbes ont été construites avec les températures comme abscisses et les déviations comme ordonnées; chaque courbe était déterminée par au moins 6 points.

■> Les résultats généraux ont été les suivants :

» 1° La force électromotrice, pour un degré de différence entre les températures t et t' des soudures (ce qui revient au pouvoir thermo-électrique), i^a en augmentant avec la température entre 10" et 100".

» -2° Cette augmentation est plus rapide pour les soudur-cs J que pour les soudures 1 1 ; il en résulte que le rapport des forves électromotrices — va en diminuant à mesure que (/ + /') augmente. On a, d'après les courbes comme

( "97 ) rapport, l'une des soudiires, /, étant à ii" et l'autre, /', successivement à

t'- 20°. 30°. 40°. 50". GO'. 70'. SO". 00°. 100°.

u I/'T 2,33 2,27 2,iq 2,14 2,08 2,04 2,0f 2,02 2,00

P5 ( ô'y 2,40 2,33 2,27 2,20 2,1 4 2,ir 2,06 2,o3 2,00

« 3" Quant aux i^akurs absolues des forces ékclromoirices, elles ont été un peu plus faibles dans g que dans p. Les forces électromotrices p étaient i,o5 fois plus fortes que les forces électromotrices o-. La température inférieure l étant II", on a eu, dans/j en volts :

rour l' . 30°. 50'. 70°. 95°.

, VOII lOlt volt volt

Force éleclromotrice II 0,00190 0,00396 0,00610 0,00899

Force éleclromotrice J ... . o,ooo84 o,ooiS.5 0,00399 OjOo447

» Pour <:= 10° et <'z=ioo°, on aurait p \\ =0'°", 00965 et />J=o'°'', oo/JSi.

» g étant plus volumineux avait plus de risques de renfermer des macles ; des fentes y étaient visibles, ainsi qu'une petite cavité; p était plus près de l'homogénéité parfaite. D'autres petits prismes, tirés de parties manifestement moins régulières du même culot, ont donné des cliillVes notablement inférieurs à g.

» Je ne pourrai poursuivre ces recherches que quand j'aurai en mains de nouvelles masses de bismuth homogène ou, de préférence, de quelque autre cristal à point de fusion plus élevé, dont l'étude theraio-électrique puisse se faire jusques et au delà du point de renversement.

» Il résulte déjà de celte première Note que la structure cristalline a sur les constantes thermo-électriques du bismuth une influence encore plus grande qu'on ne l'avait cru jusqu'ici. »

ÉLECTRICITÉ. — ■ Sur la ronslitution de l' étincelle explosive dans un diélectrique liquide, l^ote de INL L. Déconbe, présentée par M. Lippmann.

" On sait depuis longtemps que l'étincelle qui éclate, dans l'air, entre deux conducteurs chargés à des potentiels égaux et de signes contraires ne présente pas le même aspect à ses deux extrémités.

» Ce fait paraît dû à la différence que présentent les particules arrachées aux électrodes lorsqu'on les étudie au microscope.

» M. Wachler (') a monlré, en elTet, que les particules arrachées à l'éleclrode positive ont des dimensions parfaitement mesurables au microscope et peuvent devenir incandescentes, tandis que les particules négatives échappent à toute mesure et ne devicnnenl jamais incandescentes; elles paraissent entraînées par volatilisation.

» Il y aurait donc, à l'extrémité positive, un arrachement de particules solides incandescentes et, à lextrémité négative, un dégagement de vapeurs métalliques obscures.

» Lorsque la décharge qui produit l'étincelle est oscillante, les électrodes changent de signe chaque fois que le courant se renverse; chacune des extrémités de l'étincelle est donc alternativement brillante et obscure; d'où la possibilité de la dissocier par la rotation rapide d'un miroir.

» Chacun des bords de l'image dilatée de l'étincelle présentera une série de jjoints lumineux et obscurs, alternés d'un bord à l'autre, c'està-dire qu'à un point lumineux pris sur un bord correspondra sur l'autre un point obscur, et vice versa.

» Tous ces caractères sont bien ceux des épreuves obtenues et décrites par Feddersen (-).

» Les choses paraissent ne pas se passer ainsi dans le cas où la décharge a lieu à travers un diélectrique liquide.

» J'ai étudié, par le miroir tournant, l'étincelle d'un excitateur dont la décharge se faisait dans l'huile de vaseline. Ce qui frappe tout de'lsuile dans les épreuves obtenues, c'est qu'il n'y a pas alternance d'un bord à l'autre de l'image dilatée comme si, am même instant, l'étincelle possédait le même éclat sur toute sa longueur.

» Il est probable que la volatilisation du métal à l'électrode négative est empêchée par la présence du liquide; il s'y produit, sans doute, alors, un arrachement de particules solides incandescentes, comme à l'électrode positive; l'étipcelle serait alors entièrement constituée par des particules solides incandescentes dont l'éclat suivrait une loi périodique synchrone de celle de la décharge. »

(') I'r. Wacuter, Wied. Ann., l. XVII, p. 908.

(■-) FeddebsEiN, Annales de Chimie et de Physique, o" st-rie, l. LXIX, p. ij8; i863.

ÉLECTRICITÉ. — Remarques sur tes rayons cathodiques. Note de M. E. Goldstei.v.

« Dans une série de Mémoires très intéressants, présentés à l'Académie des Sciences pendant l'année dernière, M. Deslandres (') a publié quelques résultats de ses travaux concernant les rayons cathodiques.

11 Parmi ces résultats, il v a un certain nombre de faits d'observation et de conclusions se trouvant déjà dans quelques IMémoires que j'ai publiés à partir de l'année 1880 sur mes travaux dans le même domaine de recherches. En me félicitant de la confirmation indépendante que mes propres travaux ont trouvée par les belles recherches de M. Deslandres, je crois pourtant être en droit de soumettre à l'Académie des Sciences la Communication suivante concernant une partie de mes publications antérieures sur les ravons cathodiques : c'est surtout un Mémoire publié par moi en 1880, sur une nouvelle forme de répulsion électrique (-), qui est resté inconnu à M. Deslandres. On y trouve, à côté des phénomènes de répulsion, aux pages 100-108, la description détaillée de l'attraction des rayons cathodiques par une anode, attraction que M. Deslandres croit avoir découverte le premier. Ensuite le résultat de M. Deslandres conçu dans ces termes : « L'action mutuelle des rayons et des cathodes se produit seule- » ment lorsque les rayons se pénètrent » (^Comptes rendus, t. (IXX'V^, p. 681) a été donné par moi-même en disant (p. 162 et suiv.) que la répulsion ne s'effectue pas à travers un corps solide, mais qu'il est nécessaire, pour la répulsion à subir par un rayon, qu'd coupe dans l'espace libre, c'est-à-dire sans écran intermédiaire, une des normales d'une surface émettant des ravons cathodiques. Dans l'introduction du même Mémoire, j'avais déjà montré que la direction des rayons cathodiques pour les surfaces emplovées dans mes expériences coïncide avec celle des normales de la cathode. De même, le phénomène mentionné par M. Deslandres (Comptes rendus, t. CXXV, p. ByS), c'est-à-dire que « le rayon dévié par une capa- » cité s'étale dans le sens perpendiculaire à la déviation », a été l'objet d'une recherche détaillée dans mon ^lémoire cité ci-dessus (p. 86-91).

(') Deslandres, Comptes rendus, t. CXXIV, p. 678; t. CXXIV, p. 9^0; l. CXXV, p. 378; 1897.

(-) GoLDSTEi.N, Eine neue Form elcctrischer Abstossiing. Berlin, Springer, 1880.

» Qu'il me soit permis de mentionner encore quelques coïncidences d'idées entre M. Deslandres et moi. M. Deslandres admet que l'action répulsive des rayons cathodiques, phénomène découvert par moi, que j'avais appelé dèflexion ou répulsion déjleclrice des rayons cathodiques, « explique bien la force répulsive émanée du Soleil, que les auteurs ont » admise sans préciser sa nature » (^Comptes rendus, t. CXXIV, p. 678). Or, j'ai déjà énoncé en 1893, dans le Rapport annuel de l'observatoire de Berlin, imprimé dans V Astronomische Vierteljahrschrift, t. XXVIII, p. ijq, une hvpothèse pour l'explication des phénomènes cométaires qui :

» 1° Identifie les queues des comètes avec des faisceaux de rayons cathodiques secondaires ('), excités dans le noyau de la comète par des rayons cathodiques primaires émanés du Soleil;

» 2" Explique la répulsion des queues par la répulsion déflectrice cathodique sortant du Soleil-cathode.

M M. Deslandres veut expliquer (^Comptes rendus, t. CXXIV, p. 678) par l'hypothèse des rayons cathodiques émis par le Soleil « la coïncidence » entre les orages magnétiques terrestres et le passage des fortes taches )) près du méridien central du Soleil ». Tout à fait dans le même ordre d'idées, j'ai déjà écrit en 1 88 1 ( -) : « Je voudrais insister sur ce que certains » phénomènes de nature électrique et magnétique, qui (à cause des coïn-

(') Les rayons secondaires excités par les rayons cathodiques primaires ne doivent pas être confondus avec les raj'ons Riintgen, comme on l'a fait récemment, en discutant un exposé de mon hypothèse qui a été publié dans le mois d'août dernier dans le Reichsanzeiger de Berlin. Les rayons cathodiques tombant sur un corps solide produisent, outre les rayons Rôntgen, encore, d'après mes recherches antérieures, deux autres espèces de raj'ons, savoir :

1° Les rayons que j'ai décrits en 1881 {IVied. Ann.. t. XV, p. 9.46) et appelés rayons cathodiques réfléchis diffusément, rayons qui diffèrent des rayons Rontgen en plusieurs points, par exemple en cela qu'ils sont déviés par un aimant.

2° Les rayons que j'ai décrits dans un Mémoire inséré dans Y Anzeiger de l'Académie des Sciences de Vienne du 7 février i884. Ce sont ces derniers rayons secondaires qui sont repoussés par la cathode primaire, après avoir parcouru un petit chemin dans la direction de cette cathode, et mes recherches ultérieures m'ont montré qu'en variant d'une manière convenable l'intensité de la cathode primaire on peut, par ces rayons secondaires, reproduire un nombre assez: considérable de formes présentées par les queues des comètes. Un rapport détaillé donnera les dessins de ces formes artificielles et prouvera que ces rayonnements secondaires peuvent être produits aussi par des rayonnements primaires restant eux-mêmes invisibles.

(") Wied. Ann., t. Xll, p. 266.

•I cidences soit de leurs périodes, soit de leurs époques avec certaines varia- » tiens solaires) ont été mis en relation avec l'influence électrostatique ou » magnétique du Soleil, s'expliquent peut-être plus convenablement par » des courants électriques, qui traversent l'espace interplanétaire en éma- » nant de la masse centrale. Les expériences, faites en éliminant de plus » en plus le milieu pondérable, n'indiquent aucune limite de la propaga- » tion de cette singulière forme d'énergie, que nous obserAons dans les » rayons cathodiques. Or, il parait admissible que le Soleil, outre les » rayons optiques, émet aussi des rayons électriques dans un vaste es- » pace. Même en plaçant l'anode tout près de la cathode, on observe » que les ravons cathodiques, indépendamment de la position de l'anode, >i traversent l'espace en ligne droite sans limite observable. Donc, pour » une telle communication électrique avec le Soleil, il ne serait pas indis- » pensable que la Terre elle-même représentât une source ou un pôle de la I) décharge; mais il se pourrait très bien que des décharges, dont les pôles )) se trouveraient tous les deux sur le Soleil, produisissent des rayons ca- « thodiques émanant du Soleil dans l'espace céleste. »

» Comme on peut l'entrevoir maintenant, les difficultés qu'on a rencontrées jusqu'à présent, en voulant expliquer les relations entre le Soleil et les phénomènes électriques et magnétiques terrestres par les effets d'induction électrostatique ou magnétique, disparaîtraient complètement en admettant pour ces explications l'hvpothèse des radiations cathodiques solaires. INlème si la charge électrique totale du Soleil restait constante ou diminuait, un effet puissant pourrait être produit sur la Terre dans le cas où celle-ci plongerait dans le faisceau cathodique d'un élément de la surface solaire, où il y aurait une augmentation tout à fait locale de rayonnement. Il faut, en outre, remarquer qu'un élément cathodique ne ravonne pas comme un élément simplement lumineux dans toutes les directions, mais dans un faisceau de ravons très peu divergents. Par conséquent, l'énergie provenant de lélément ravonnant reste plus concentrée que dans le cas du ravonnement lumineux ordinaire. En même temps, selon cette manière de voir, on comprendrait mieux quelques anomalies apparentes dans les relations entre ces phénomènes solaires et les phénomènes terrestres. »

PHYSIQUE PHYSIOLOGIQUE. — Étude de la voix parlée des pJtono graphes. Note de M. Marage, présentée par M. Marey.

« I. Timbre. — Chaque voyelle a un timbre particulier rlii à im certain nombre d'harmoniques : I, U, OU sont formées par un seul, A par trois.

» Le timbre des voyelles parlées par un phonographe est changé, parce qu'il y a des harmoniques nouveaux ; les uns, les plus nombreux et les plus variables, sont dus à l'embouchure devant laquelle on parle pour impressionner le cylindre, les autres sont dus à la lame vibrante.

» II. Hauteur. — Chaque vovelle est toujours accompagnée d'une note, sa vocable, qui varie dans des limites assez étroites; si l'on accélère ou si l'on ralentit trop le mouvement de rotation, la note produite s'éloigne delà vocable, et la vovelle est modifiée ou transformée complètement.

)) III. Intensité. — L'intensité varie très peu avec l'emploi des résonateurs à forme plus ou moins conique; ces instruments doivent avoir une cpialité négative, ne pas introduire de vibrations nouvelles.

» L'intensité du son augmente, dans une certaine limite, avec la surface de la lame vibrante; elle semble être proportionnelle à la pression du style sur la lame et sur le cylindre impressionné, qui doit être assez résistant. »

CHIMIE INDUSTRIELLE. — Sur le traitement industriel de tèmeraude au four électrique. Note de M. P. Lebeau ( ' ), présentée par M. H. Moissan.

« Au début de nos recherches sur le glucinium, nous avons indiqué (- ) deux traitements nouveaux de l'émeraude: l'un consistant en une modification de la méthode d'attaque des silicates par un mélange d'acide sulfurique et de fluorure de calcium; l'autre nécessitant l'emploi du four électrique et reposant sur ce fait que l'émeraude fortement chauffée perd de la silice et donne un silicate basique facilement attaquable par les acides. Nous avons observé depuis que l'on peut arriver à une réduetion totale de

(') Travail fait au laboialoiie des llaules-Euides de M. Moissan à l'École supérieure de Pliarniacie.

(-) P. Lebeai', .S"(//- le trailement de l'émeraude et la préparatiau de la glucine pure (Comptes leiidus, t. CWl. p. 64')'

l'émeraiide au four électrique en prolongeant suffisamment la chauffe. Si l'on maintient ce minéral, placé dans un tube de charbon disposé dans le four électrique à tube de iM. Moissan, pendant huit à dix minutes sous l'action calorifique d'un courant de g^o ampères sous 45 volts, la majeure partie de la silice distille et il reste dans la partie chauffée une masse fondue d'aspect métallique, constituée par un mélange de carbures d'aluminium et de glucinium, de siliciure de fer et de siliciure de carbone. Cette substance s'attaque par les acides étendus, en donnant une solution renfermant la glucine et l'alumine. En employant l'acide fluorhydrique, on obtient du premier coup une solution assez pure de fluorure de glucinium, l'aluminium restant à l'état de fluorure insoluble. Lorsque l'on additionne l'émeraude d'environ moitié de son poids de charbon, on arrive plus rapidement à une réduction totale; la silice s'élimine complètement, soit par volatilisation, soit par suite de la formation de siliciure de carbone, corps presque aussi inattaquable que le diamant. Ces conditions visiblement avantageuses nous ont conduit à tenter quelques expériences industrielles, portant sur 100"^° d'émeraude. Pour ces essais, INI. Bullier a bien voulu mettre à notre disposition l'un de ses fours à carbure de calcium; nous l'en remercions vivement.

» 100''° d'émeraude ont été pulvérisés et mélangés avec oo'^s Je coke de bonne qualité. Le mélange, introduit dans un four à carbure de calcium, a été chauffé pendant une heure avec un courant de i 5oo ampères. L'opération a dû être interrompue par suite d'un accident survenu à la machine dynamo-électrique actionnant le four. Le temps de chauffe ayant, d'ailleurs, paru suffisant, l'opération n'a pas été reprise. La substance formait deux couches : l'une supérieure était constituée par une masse fondue siliceuse, inattaquable par les acides, et présentant une composition variable suivant que l'échantillon analysé était prélevé à la partie externe ou dans la partie centrale de la masse. Nous n'avons dosé dans cette matière que la silice, l'alumine et la glucine. Voici les résultats obtenus :

Pallie externe. Partie centrale.

Silice 58,21 53,82

Alumine i9)05 20, 53

Glucine 12, 43 i3,92

» La couche inférieure, de plusieurs centimètres d'épaisseur, présentait nettement une cassure cristalline et avait à peu près la couleur et l'éclat du silicium cristallisé. La poussière cristalline obtenue par la pulvérisation

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d'un fragment au mortier d'agate présentait dans les parties les plus ténues une certaine transparence, avec la coloration brune que l'on observe dans les lames minces de silicium graphitoïde. On observait, en outre, quelques débris de cristaux de siliciure de carbone.

» Nous avons fait l'analyse de ce produit et nous y avons recherclié le silicium libre dont l'aspect même de la masse semblait indiquer l'existence en forte proportion.

» Nous avons isolé le silicium libre en traitant la substance pulvérisée par l'acide fluorhydrique puis par l'acide sulfurique. Le résidu lavé à l'eau était formé de silicium renfermant i pour loo de siliciure de carbone.

» Certains échantillons renfermaient près de 80 pour 100 de silicium cristallisé.

» L'analyse d'un fragment fondu pris dans la masse a donné les résultats suivants :

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