‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 285 sur 425 · I2IO · texte numérisé non relu

I2IO

» Les propriétés chimiques et les constantes physiques de ce rhamnose sont identiques à celles du rhamnose pur : point de fusion, 92°-93°; eau de cristallisation, 10,2 pour 100, éliminée à 100°; pouvoir rotatoire (a) D = 4- 8°, 73 [(a) rf = -I- 1 ° 3' pour / = o"", 20 ; /? = 0,9 ;c = 15"" ; t = ~\-i']°]. D'après Tollens, pour le rhamnose, (a)D = + 8°, 60 à 17°. L'osazone possède l'apparence cristalline, le point de fusion et la solubilité dans l'acétone, de la rhamnosazone pure.

» La résine, qui constitue le principal produit de dédoublement de l'ouabaïne ('), n'a pu être obtenue cristallisée; elle se dissout facilement, surtout à chaud, dans l'alcool concentré, dans l'alcool méthylique, dans l'éther et dans les lessives alcalines. Elle se déshydrate difficilement, et, pour l'obtenir anhydre, il faut la chauffer au-dessus de son point de fusion i3o°-i35'' et à l'abri de l'air; car, à chaud, elle s'oxyde rapidement.

» Desséchée dans un courant de gaz CO' sec, à i35", elle présente la composition élémentaire suivante :

Trouve Calculé

en pour

moyenne. C-'H-'O'.

Carbone 70,88 75,79

Hydrogène 7 1 36 7)37

Oxygène 16,76 16,8^

» La même résine, séchée à l'air à 135", est un produit oxvdé présentant la composition :

Carbone -^ 7' i5o 7' 182

Hydrogène 6,83 7jOo

Oxygène 2 1 , 67 21,18

lOOjOo 100,00

» Le dédoublement de l'ouabaïne doit donc s'interpréter ainsi :

» Mais le corps C-M1^"0"* ne peut être obtenu sous un poids constant que complètement déshydraté avec une perte de 4 molécules d'eau :

(') Il ne se produit, pendant l'hydrolyse, ni alcool, ni acide volatil, ainsi que cela a été constaté avec soin.

« Les proportions trouvées des dilTérents corps de dédoublement s'accordent parfaitement avec l'équation ci-dessus :

Trouvé. Calculé.

Rhaninose anhydre 27 , 20 27 , 42

Résine anhydre 60 à 61 63,54

» A cette quantité de résine recueillie directement il faut ajouter environ 2 pour 100 de cette matière restée en dissolution et qui s'altère pendant les manipulations.

» L'hydrolyse effectuée à froid donne des produits résineux différents que nous étudierons ultérieurement. »

CHIMIE ORGANIQUE. — Action chlorurante du chlorure ferrique dans la série aromatique. Note de M. V. Thomas ('), présentée par M. Friedel.

« Beaucoup de chimistes se sont occupés de l'action exercée par le perchlorure de fer sur les composés aromatiques. De nombreuses synthèses, réalisées d'après la belle méthode de MM. Friedel et Crafts, ont été tentées en substituant au chlorure d'aluminium le composé correspondant du fer, et ces tentatives ont, pour la plupart, été couronnées de succès.

» Mais l'existence de deux séries de composés bien définis du fer (protosels et persels) communique à ce métal une allure particulière et permet à certains de ses composés, au chlorure par exemple, quelques réactions dont on ne saurait trouver d'analogie avec l'aluminium. Parmi ces réactions, une parait tout à fait générale, qui cependant a passé inaperçue jusqu'à ce jour, c'est la facilité avec laquelle le chlorure ferrique abandonne une partie de son chlore lorsqu'on le met en présence des carbures aromatiques.

« La chloruration du benzène au moyen d'un courant de chlore, en présence d'une petite quantité de corps appropriés tels que iode et chlorures métalliques, a été l'objet de nombreux travaux, devenus aujourd'hui classiques. M. Page, en particulier, a consacré un long article à ce sujet dans les Annales de Liehig (-).

» D'expériences mentionnées dans ce Mémoire il semble ressortir nettement que le rôle du chlorure ferrique lors de la chloruration du benzène

(') Travail fait au laboratoire de Chimie appliquée de la Faculté des Sciences. {') A., t. 225, p. 200.

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