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Alcool mélhvlique >• " >• » » » « 2
Alcool éthvlique ■ » » » » 3
Alcool acétique n » » » » 12
» Ainsi qu'on le voit, les nombres de la dernière colonne, correspondant à des substances osmotiquement inactives, sont beaucoup plus petits que les onze premiers concernant des substances actives. De plus, ceux qui se rapportent à ces dernières se classent dans le même ordre que les vitesses osmotiques et leur sont même grossièrement proportionnels, lorsque la durée d'immersion est très courte. La même chose n'arrive pas pour les nombres obtenus après vingt-quatre heures d'immersion.
» La vitesse d'osmose ne dépend donc pas, comme le pense M. Tammann (' ), du volume maximum de liquide que peut absorber le caoutchouc.
(') Zeilsc/t. fiir p/iys. Clieni.. 4, t. Wll, p. 48i; 1897.
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mais bien de l'énergie avec laquelle le caoutchouc s'empare du liquide, dès !n première minute de contact; en d'nutres ternies, la vitesse d'osmose croît avec le coefficient angulaire à l'origine de la courbe obtenue en portant en abscisses les temps d'immersion et en ordonnées les volumes de liquide absorbés. »
PHOTOGRAPHIE. — Amélioration des clichés photographiques surexposés. Note de M. Mercier, présentée par M. Lippmann.
« On sait que les clichés exposés trop longtemps à la chambre noire sont faibles et uniformément gris quand la surexposition est trop grande; on n'obtient plus que des traces d'image.
)) Il suffit de plonger une plaque, même fortement surexposée, dans une dissolution d'émétique (a^"", 5 dans loos"" d'eau) pendant environ deux minutes, de laisser sécher et de développer à l'hydroquinone pour obtenir une image vigoureuse. On sauve ainsi des épreuves autrement inutilisables.
» Il est indifférent d'opérer sur la plaque avant ou après l'exposition.
")) Les sels d'antimoine ou d'arsenic à oxyde organique jouissent de la
même propriété. Il en est de même des sels de morphine et de codéine : ils
donnent des clichés plus doux que l'émétique avec .l'acide pyrogallique
comme avec l'hydroquinone.
» Les réducteurs utilisés comme développateurs (amidol, métol, orthol, pyrogallol), employés à doses extrêmement faibles (i*^^ dans loo^"' d'eau ) et préalablement oxydés par l'action de l'air, retardent la venue de l'image entière en cas de sous-exposition et favorisent la venue des grands noirs en cas de surexposition; ils j)ermettent d'obtenir des clichés purs et avec des contrastes vigoureux, alors que la pose a été excessivement prolongée.
)) Employés après la pose, ils retardent la venue de l'image et lui donnent moins d'intensité.
M Ces mêmes réducteurs-développatcurs non oxydés (l'amidol en particulier) avancent le développement à l'hydroquinone ou à l'acide pyrogallique. Ils augmentent l'intensité des noirs en conservant à l'image une grande pureté.
« Les diverses substances dont j'ai parlé agissent à condition qu'on ait laissé sécher sur la plaque. Mais il est inutile de les ajouter au développateur. »
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PHYSIQUE APPLIQUÉE. — Sur lin appareil destiné à aérer l'eau distillée ou bouillie. Note de 31. Maillet, présentée par M. Lippmann.
« L'eau à aérer est contenue au fond d'un réservoir en métal. Soulevée par un appareil élévatoire elle retombe en pluie dans le fond du réservoir. L'appareil élévatoire est une sorte de pompe à force centrifuge, ou plus exactement c'est une turbine centrifuge à réaction, dont le jeu est renversé de façon à fonctionner comme machine élévatoire. »
PHYSICO-CHIMIE. — Récapitulation des poids atomiques calculés par la méthode des densités Utilités. Note de I\L Da.mel Bektuelot, présentée par M. H. Becquerel.
« J'ai calculé dans une Note précédente par la méthode physique des densités limites les poids moléculaires de divers composés gazeux oxvgénés et hydrogénés. Sachant que O = i6 par convention, et que 11 = 1,0074 {Comptes rendus, t. CXXYI, p. io3o; 1898) on calcule sans difficulté les poids atomiques du carbone, de l'azote, du chlore et du soufre :
C0-=: 44,000 Az'-0 = 44)000 H Cl ^36, 486 C- H- =26,020 S0-= 64,046 0-= 82.000 0=16,000 H =^ 1,007 H-=i 2, 01 5 0-= 02,000
C= 12,000 Az^l4,000 01 = 35,4-9 0^12,0020 S = 32,o46
» Le poids atomique de réléinent étudié se déduit avec d'autant plus d'exactitude du poids moléculaire du composé correspondant que cet élément y entre pour une plus forte proportion. Les composés hydrogénés sont plus favorables au calcul que les composés oxvgénés. En effet C forme en poids les f| de C-1I-; Cl les fl de H Cl; tandis que S ne forme que î de S0-; Az moins de \ de Az-0; etC les ^ de C0-. Ce dernier cas est le plus défavorable de tous. L'erreur relative sur le poids atomique du carbone, déduit de la densité de CO-, est presque quadruple de Terreur qui existe sur cette densité même.
» Proposons-nous maintenant de comparer les poids atomiques calculés par la méthode phvsique avec ceux que l'on déduit des analyses chimiques. Les expériences auxquelles les chimistes attribuent la plus grande valeur sont celles de Stas ('), qui a
(') Dultclin de V Académie de Belgique, t. X, p. 208; i86o; Mémoires de l'Académie de Belgique, t. XXXV, p. i; i865; t. XLIII, p. i; 1882.
On consultera, en outre, Y.vx ber Plaats, Esscii de calcul des poids atomiques A^
exécuté avec un soin extrême deux séries parallèles : synthèse des sulfure, chlorure, bromure, iodure d'argent; analyse des sulfate, chlorate, bromale, iodate d'argent. Ces déterminations ont passé pour irréprochables jusqu'au jour où Dumas a reconnu que l'argent fondu employé par Stas retient en moyenne i66"'S'' d'oxygène par kilogramme {Annales de Chimie et de Physique, 5" série, t. XIV, p. 289; i8'j8). Cette cause d'erreur n'influe pas sur la série des analyses, mais diminue la précision de la série des synthèses. Dumas en a conclu que Stas a donné pour le chlore un poids atomique trop bas de quelques dix-millièmes de sa valeur. M. Leduc ( Comptes rendus, t. CXXV, p. 3oo; 1897) a montré que, dans le cas de l'azote, cette même cause d'erreur conduit au contraire à un poids atomique trop haut de trois millièmes de sa valeur. Sans entrer dans une discussion qui aura sa place ailleurs, je dirai que la présence de l'oxygène dans l'argent fondu a conduit Stas à un poids atomique trop élevé pour l'argent, et que, si l'on admet le taux moyen d'oxygène par kilogramme d'argent qui résulte des expériences de Dumas, il convient de substituer la valeur Ag=r 107,912 au nombre de Stas Ag = 107,980, et, pour les calculs tout à fait précis, de retenir seulement la série des analyses. Ce qui prouve clairement la nécessité de cette correction systématique aux poids atomiques de Stas, que Dumas a découverte en 1878 par une méthode purement chimique, c'est que les modifications auxquelles elle conduit, diverses en grandeur et en signe, sont confirmées qualitativement et quantitativement par les trois systèmes de mesures entièrement indépendants les uns des autres que fournit pour le chlore, le soufre et l'azote, la méthode physique des densités limites.
» Carbone. — La densité limite de C'H^ donne C :-; 12 ,oo25; celle de CO'^ donne C =: 12,000 (') ; celle de CO, qui est connue avec une grande précision (0,87495 selon M. Leduc, 0,87498 selon Lord Rayleigh), nous a donné précédemment C = 12,007. La discussion de ces divers nombres conduit à adopter finalement C := i2,oo5.
» Azote. — La densité limite de Az^'O donne Az = 14,000; la densité limite de Az donne Az =:r 14,007. Si l'on remarque que Az-0 est difficile à obtenir tout à fait pur et que sa densité a été l'objet de mesures moins concordantes que celle de Az, pour laquelle M. Leduc a trouvé 0,87508, et Lord Rajieigh 0,87507, on attribuera plus de poids à la seconde valeur et l'on admettra finalement Az := i4,oo5.
n Dans tous les cas, la valeur de Stas, Az .;= i4,o44> est viciée pai' l'erreur systématique signalée plus haut et doit être abandonnée.
» Argon. — D'après Lord Rayleigh (Proceed. Roy. Soc., t. LXII, p. 209; 1898), la densité de l'argon, par rapport à l'oxygène, est 1,24623. La compressibilité de l'argon n'a pas été étudiée expérimentalement; mais, sachant que ses constantes critiques sont 0 := — 121°; ru z= So"'"', on peut calculer AJ par le principe des états correspon-
M. Stas (Annales de Chimie et de Physique, 6' série, t. MI, p. 499 ; 1886) ; et Comptes rendus, t. CXVI, p. 1862; 1898.
C) En adoptant pour la densité de CO^ le nombre de Lord Rayleigh au lieu de celui de M. Leduc, on trouve C = I2,oo35. On voit que, même dans ce cas qui, comme il a été dit, est le plus défavorable de tous pour le calcul, la précision des mesures expérimentales laisse place à bien peu d'incertitude.
daots. Il suffit de tracer la courbe de M. Leduc ayant pour abscisses 6 -i- 273" et pour ordonnées AJ-, au moyen des données connues sur Âz, CO, O, AzO et de relever sur l'abscisse 2-j3°-i2i° la valeur du produit AJir relatif à l'argon. On trouve ainsi AJ =r 0,00070, r,„ ^= 0,99980, M := 89,88?..
» Chlore. — • La densité limite de HCl donne Cl =335,479. ^'^^ ^ trouvé par la synthèse du chlorure AgCl : Ag=i,3285o et par l'analyse du chlorate AgCI : .\gC10'^ 0,7492045. Elirainanl .\g entre ces deux relations, il vient Cl ^35,456. Si l'on garde seulement le second rapport en y adjoignant .\g =: 107,912, il vient Cl = 35,479, nombre identique à celui que donne la méthode physique.
» Sou/re. — La densité limite de SO- conduit à S:=32,o46. Stas a trouvé, par la synthèse du sulfure d'argent .■Vg'S : Ag = i, i4852i et par l'analyse du sulfate d'argent Ag- : Ag'SO'=; 0,692033. Eliminant .\g entre ces deux relations, il vient S =: 32,o58. Si l'on garde seulement le second rapport, en y adjoignant .\.g = 107,912, il vient S ^ 32,045, nombre presque identique à celui que donne la méthode physique.
» Cette concordance avec les résultats d'un expérimentateur tel que Stas montre la précision de la méthode des densités limites.
» Pour donner une idée de l'erreur que l'on commettrait dans le cas de SO- en prenant la densité normale au lieu de la densité limite, je dirai que l'on en déduirait S =: 33,55. On sait, d'ailleurs, qu'il y a plus d'un siècle que SO- a été liquéfié par Monge et Clouet par un refroidissement à ■ — 20°, et que OErsted, pour expliquer la différence entre la densité théorique de ce gaz et sa densité réelle, invoquait déjà sa grande compressibililé au voisinage de son point de condensation,
)) Conclusion . — Les calculs précédents justifient le point de vue dont je suis parti, à savoir que riivpothèse d'.\vogadro, d'après laquelle : Volumes égaux de tous les gaz renferment même nombre de molécules, est une loi limite qui se vérifie exactement pour de très faibles pressions. Par suite, les poids moléculaires des gaz sont proportionnels à leurs densités limites. Ces densités limites s'obtiennent en multipliant les densités normales (c'est-à-dire prises à 0° et sous la pression atmosphérique^ par le facteur i — i qui représente l'écart de la compressibililé du gaz par rapport à celle d'un gaz parfait entre o-'"" et
)) On obtient ainsi les poids atomiques :
o. H. C. Az. s. Cl. A. 16 1,0074 i2,oo5 i4,oo5 32,o46 35,479 09,882
» Cette méthode purement physique pour la détermination des poids atomiques rivalise de précision avec les méthodes chimiques dans les cas
(') Dans le cas où la compressibilité du gaz n'a pas été étudiée expérimentalement, il suffit de connaître ses constantes critiques pour calculer ( — : d'une manière approchée, comme il a été montré plus haut pour l'argon.