‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 34 sur 425 · PRIX DU BARON LARRF.Y · texte numérisé non relu

PRIX DU BARON LARRF.Y

(Commissaires : MM. Guvon, Bouchard, Potain, Marey; M. Lannelongue, rapporteur.)

La Commission chargée d'examiner le mérite des travaux envoyés à l'Académie vous propose de décerner le prix du Baron Larrev à M. le D"" Al'ffret, Directeur du Service de Santé de la Marine à Brest.

L'œuvre de M. Auffret est intéressante, utile à divers titres et originale en même temps. Elle comprend une série de six monographies relatives aux secours à donner aux blessés et aux naufragés des guerres maritimes. Les unes exposent l'historique de la question; elles montrent avec clarté que, jusqu'aux doctrines humanitaires de la fin du siècle dernier, on ne paraissait guère prendre grand souci du sort des malheureux blessés. On ne trouve aucune mention des soins qu'on pouvait leur donner dans les escadres de Duguav-Trouin, de Duquesne et de Jean-Bart. Mais il suffit de quelques années, durant les guerres navales de la seconde moitié du siècle dernier, de la République et du premier Empire, pour voir naître et grandir, de manière qu'ils s'élevassent vite à la hauteur de leurs fonctions, une série d'hommes vaillants et dévoués qui eurent la charge de secourir les victimes de ces guerres.

Ce ne fut cependant r|u'iine première et courte étape.

Dnns la seconde, comprenant les temps rapprochés de nous, le problème s'élargit beaucoup. L'organisation des secours maritimes s'est inspirée des moyens de secours des guerres continentales; après une longue période de tâtonnement les derniers présentent actuellement une chaîne ininterrompue dont les anneaux se tiennent de la manière la plus serrée.

M. le D"" AuFFRF.T a droit à une part du mérite de cette organisation en ce qui concerne la Marine, et je ne parle pas de l'invention faite par lui d'appareils ingénieux, d'une grande utilité, adoptés sans conteste par le Conseil de Santé.

Pour parvenir à donner les soins nécessaires aux blessés des guerres maritimes, près des côtes ou en haute mer, il fallait commencer par organiser un service spécial dans les ports militaires et de commerce, dans certains points du littoral; il convenait ensuite d'établir des communications de ces divers points avec les escadres engagées.

De là la nécessité de créer des navires dits de secours, véritables unités techniques au même titre que les navires de combat. C'est à l'ÉLat que doit revenir le soin et le souci de ces bâtiments hôpitaux, qui doivent avoir le bénéfice absolu de la naturalisation et qui doivent offrir des qualités de marche et d'exercice leur permettant de suivre et d'accompagner les escadres. Ils devront être construits et aménagés de manière à présenter les conditions qui permettent de répondre à toutes les exigences que comportent aujourd'hui les malades ou les blessés des guerres.

PHYSIOLOGIE

Page 1