C. R., 189S. I" Semestre. (T. C.VWI, N
( '73^ ) » h. Entre t ei p :
'^'idKrh'), ujrr'd'h'), B,(d'^d'iA, nf/v/vv).
)) EnliSfiô également, Websky (Pogg. Ann.) donna une liste de dix plagièdres de^même nature; ce savant les désigne par la lettre d sybc un indice variant de i à lo. De ces dix plagièdres, deux seuls sont regardés comme certains par^Goldschmidt (Index d. Kryslallf. d. Min.), savoir: d, et c?3, qui ne sont autres, respectivement, que y et H, de Des Cloizeaux.
» Vom Rath, d'autre part, reconnut un autre plagièdre sur un cristal de quartz de Zoptau, en Moravie; il le note Y,^ (Zf/^5cAr. Krysl.; uSSi), en symbole Bravais (8.3. 1 1 . i i ). La même année, ce savant retrouva p et y, de Des Cloizeaux sur un beau cristal de Dissentis. Puis, dans une étude des cristaux de quartz de la Caroline du Nord, il signale quatre nouvelles formes qu'il désigne par les lettres y^. P. Pi» p2. et dont les notations sont respectivement (12. i. i3 . i3), (!^35D), (i344)> (i566). Notons que vom Rath a employé ici les lettres yj et p, déjà prises par Des Cloizeaux pour deux autres totmes différentes.
» G. Cesàro a, de son côté, reconnu la face [i de Des Cloizeaux sur quelques cristaux de quartz trouvés dans les fentes du grès houiller de Sarolay (Belgique) (Ann. de la Soc. géol. de Belgique, t. XVII; Mémoires, 1890).
)) Enfin, récemment M. Termier a décrit (Bull, de la Soc. franc, de Min.; 1895) un curieux cristal de quartz de Grindelwald, oii, entre autres formes, il signale un nouveau trapézoètlre de premier ordre, qu'il désigne par la
lettre E,, et dont le symbole est (3477).
» En somme, jusqu'à présent, nous trouvons, en y comprenant l'isoscéloèdre E, une série de quatorze plagièdres connus.
» J'ai pu en déterminer sept autres nouveaux sur les cristaux de Mevlan ; ce sont :
H,(3?.. 15.47.47), H3(4377), H„(i3.i2.25.25), E,(3588), ^3(8.15.23.23), ^5(2.15.77. 17) et p,(i. i5.76. i()).
» Sur ces mêmes cristaux j'ai d'ailleurs retrouvé H^ et p de Des Cloizeaux et y„, p, P, et Po de vom Ratli.
M Indépendamment de ces vingt et une faces nouvelles ou déjà connues,
j'ai observé, sur les arêtes inférieures c'-s ou ^'".v de la zone, un certain
( 1733 ) nombre d'autres formes, doat les cinq suivantes nouvelles, savoir ;
^ (86. 3. 85.86), /;(7297), T,(ii.6.T^.i[), 7,(22.15.37.22),
To( 19. i5 .34. 19J, toutes comprises entre /; et s.
» J'ai reconnu, en outre, /(3253) etT( {374) de vom Rath et la face rhombe 5(1 121). De plus, entre s et e-, j'ai observé
c(i23i) et <7(3.8.77.3) déjà connues.
» Entre e" et 5 je n'ai déterminé que Çj ( 5 . 7 . l '^ . 7) de Des Cloizeaux regardée par ce savant lui-même comme très douteuse.
» Aux trente-deux trapézoèdres' précédents il faut ajouter encore onze rhomboèdres, dont six directs : p(ioii), e'(8o85), celui-ci nouveau; e' (26.0.26.11) regardé par Des Cloizeaux comme très douteux,
c^(4i.o.4"i".ii)
également nouveau, e'(4o4i) et e * (5oji), rare;
» Et cinq inverses : e"(o i i i), e'(o. i r .1 i.io) nouveau, e'" (0.39.39. 21),
3 iji
regardé comme très douteux par Des Cloizeaux, e'(o5 5 i) et e" (o. 10.10. i),
également regardé comme très douteux par Des Cloizeaux;
» Enfin le protoprisme (?-(ioio).
» En terminant ce résumé très succinct d'une étude que je me propose de poursuivre, je ferai remarquer que les quarante-quatre formes, dont quinze nouvelles, dont je viens de donner la liste, ont été observées sur une trentaine de cristaux seulement. Il est probable qu'une étude ultérieure accroîtra encore ce nombre. Les cristaux de Mevlan n'offrent donc pas moins d'intérêt, au point de vue cristallographique, que ceux du comté d'Alexander ou du comté de Burke, que vom R^th eslimail les plus remarquables de l'espèce.
Tableau des principales incidences des faces noin'elles.
Calculées. Observées.
/>Hi 160.39 165.29
/>IIj 160.22 160.21
Calculées. Observées
p llg 1 07 . 3 1 J 07 . 43
yop, -.. i38.47 i38.25
yope i36.23 186.27
ptf, 178.35 178.35
/jTa 161 .22 161 . i5
pT„ 1 57.51 107.56
/jTo i55.22 i55.io
yoe' 168. I 168.19
kl
pe^" 153.43 i54- 2
BOTANIQUE. — De la fécondation directe chez quelques plantes dont les fleurs semblent adaptées à la fécondation croisée. Note de M. C. Gerber, présentée par M. Chatin.
K Les fleurs des Cistes sont très grandes, d'une belle couleur rose ou blanche. Situées à l'extrémité des branches d'un arbrisseau assez élevé, elles sont visibles d'assez loin; aussi, quiconque aperçoit une colline couverte de Cistes ne peut s'empêcher de penser que ces belles fleurs ont revêtu leur robe éclatante pour attirer les insectes, afin d'assurer l'acte essentiel de la fécondation. Séduit par les apparences, il ne songera peutêtre pas à se demander où sont les insectes auxquels la fleur semble faire fête. Or, comme nous l'avons souvent observé dans nos herborisations, il existait, cette année, quelques Cistes en fleurs, dès la fin février. En mars et en avril, leurs corolles embellissaient les collines des environs de Marseilles, et cependant bien peu d'insectes étaient dans les airs. Ceux-ci n'existaient pas encore sous la forme ailée, utile à l'accomplissement de l'acte de la pollinisation. Pour ces fleurs, on le voit, il est difficile d'admettre que la beauté et la grandeur des pétales aient pour résultat d'assurer une fécondation par les insectes. Que plus tard, en mai, il en soit ainsi, la chose est possible; mais nous ferons observer qu'à ce moment-là on peut déjà récolter beaucoup de fruits presque mûrs provenant des fleurs écloses en mars et en avril.
» L'hypothèse d'une fécondation directe se présente donc à l'esprit, et
( 1/35 ) nous allons voir qu'il existe un disposilif spécial assurant cette fécondation.
>i Si nous faisons écloreune fleur de Cistitsalbidus L., à l'abri du vent, on constate que, pendant les quelques heures où la fleur est épanouie, la surface stigraaliqiie demeure blanche, sans aucun grain de pollen. Pourtant les anthères sont ouvertes; mais comme les étamines sont un peu plus courtes que le pistil et que la fleur est dirigée vers le ciel, le pollen semble avoir besoin de l'intervention du vent ou des insectes pour arriver jusqu'aux papilles stigma tiques. Il n'en est rien. C'est le calice qui est chargé de ce soin. En effet, au bout de huit à quatorze heures, l'un des trois sépales internes se relève brusquement et l'on voit les deux pétales qui sont insérés en face, se redresser avec rapidité et tomber, à un intervalle de quelques secondes, comme poussés par un ressort. La fleur offre alors, et cela pendant près de dix minutes, deux lèvres : l'une verticale, formée par le sépale redressé, l'autre horizontale formée par les trois pétales restants et les quatre pièces vertes extérieures à la corolle.
» Au bout de ce temps, un second sépale interne, celui que le premier recouvrait à moitié (les trois.sépales internes sont en préfloraison imbriquée), se comporte comme lui; il se redresse et le pétale qui lui est opposé tombe brusquement comme les deux premiers. Pendant dix minutes, la fleur présente, à sa lèvre supérieure, deux sépales et, à sa lèvre inférieure, deux pétales et trois pièces vertes. Après ce nouveau temps de repos, le troisième sépale imbriqué se comporte comme les deux précédents et l'on observe la chute des deux derniers pétales, à quelques secondes d'intervalle. La corolle est donc tombée suivant le rvthme :
2 pétales, repos de dix minutes, i pétale, repos de dix minutes, 2 pétales.
» Les trois sépales reprennent bientôt la disposition qu'ils avaient dans le bouton floral; ils appliquent fortement les étamines contre le pistil, et comme le filet de celle-ci s'est allongé pendant la durée de l'épanouissement de la corolle, les anthères recouvrent le style et le stigmate sur lequel elles répandent leur pollen.
» Si nous examinons une fleur de Cistus albidus L. quinze jours après sa fermeture, nous vovons que les trois sépales internes n'ont pas cessé de recouvrir le pistil. Si on les déchire, car on ne peut les enlever autrement, on remarque qu'ils serrent fortement le jeune fruit à demi miir et de la grosseur d'une petite noisette. La partie supérieure de ce fruit est recouverte d'une coiffe formée par les étamines qui, réunies par les anthères au-dessus du stigmate flétri, ont leurs filets aplatis, accolés les uns avec les
( T736 ) autres, écrasés et moulés contre la surface du fruit. Au bas de celui-ci, on remarque les cicatrices d'insertion des étamines. On ne peut expliquer la situation de ces dernières qu'en admettant que, réunies au moment de la fermeture du calice en une calotte, grâce à la pression des sépales contre le pistil, cette calotte acco'npagne l'ovaire grossissant et s'élevant. Il en résulte une traction sur les fdets et ceux-ci se rompent à leur point d'intersection sur le réceptacle.
» Ainsi : La fermeture du calice a spécialement pour effet d'assurer la fécondation directe des Cistes.
» Nous avons observé les mêmes faits sur C. salvifolius L. et il est probable que C. hirsutus Lam. et C. villosus L. se comportent de la même façon, puisque, d'après Ascherson, leurs fruits présentent la même calotte staminale.
» Nous avons étudié, dans un Mémoire spécial ('), d'une façon complète, un certain nombre de faits qui se rattachent à la fécondation directe des Cistes. C'est ainsi que nous avons déterminé les causes de la fermeture du calice et la natui-e de ce mouvement ; l'Anatomie microscopique, d'autre part, est venue se joindre à la Physiologie, pour nous permettre de distinguer les cinq pièces vertes qui entourent la corolle, en sépales et bractées, etc.
» Nous allons, dans le résumé suivant, donner les conclusions de ces recherches et celles de la Note présente :
» I" Les Cistes présentent un calice qui tend, grâce à sa structure spéciale, à rester appliqué contre l'ovaire obligé, au moment de l'épanouissement de la fleur, de s'écarter par suite de la turgescence de la base de la corolle; il se ferme bientôt, mécaniquement, comme une lame élastique qui revient à sa position d'équilibre, aussitôt que cette turgescence diminue; en ce faisant, il expulse les pétales suivant un rythme particulier.
» 2" Le calice n'est formé que de trois pièces; les deux folioles vertes externes doivent être considérées avec Willkomm et contrairement à l'opinion de Linné, Lamarck, de Candolle, S|)ach, Payer, Planchon, Bail- Ion, etc., comme des bractées correspondant aux deux petites bractées qui accompagnent les trois sépales de la plupart des Hélianthèmes. Elles constituent un involucre uniflore comparable à l'involucre de V Anémone hepatica.
» 3" Grâce à la pression que le calice exerce, en se fermant, sur les
C) Ann.Fac.Sc. Marseille, t. IX, 1898.
( 173? ) élamines. la fécondation direcle est assurée, même dans le cas où une pollinisation étrangère se sérail produite pendant le temps relativement court où la fleur est resiée épanouie. Aussi, est-il permis de dire que les fleurs chasmogames des Cistes n'obéissent qu'en apparence et pour mémoire à la loi de la dicliogamie, et qu'elles deviennent de véritables fleurs cleistogames après la fermeture du calice.
» 4° Ainsi donc : la grandeur, la beauté, la couleur et l'éclat des fleurs ne constituent pas toujours une preuve de l'adaptation des plantes à la pollinisation par les insectes. Cette conclusion vient à l'appui des belles recherches de M. G. Bonnier (') et de l'observation de M. Plateau (*) que « ni la forme, ni les couleurs vives des fleurs ne semblent avoir de rôle » attractif important. »
GÉOLOGIE. — Un plissement remarquable à l'ouest du Massif central de la France. Note de M. Ph. Glaxgeaud, présentée par M. Michel Lévv.
« On sait que le bord sud-ouest du Massif central de la France est découpé, comme à l'emporle-pièce, sur une longueur de 25o'''" environ, par un système de failles (failles limites) faisant buter les terrains primaires et secondaires, bassin de l'Aquitaine, contre les roches cristallines. Le Massif central présente donc, sur cette étendue, tous les caractères d'un horst et le bassin de l'Aquitaine celui d'un bassin d'effondrement.
)) Comment se comportent, au point de vue tectonique, les terrains primaires et secondaires à l'intérieur de ce bassin? Cette Note a pour but de fournir une première solution à cette question.
» D'une façon générale, les couches sédimentaires, à partir du Massif central, plongent vers le sud-ouest sous une inclinaison assez faible. Mais par suite de plis ou de failles ces couches réapparaissent plusieurs fois à des distances différentes du bord cristallin. Le plus important des plissements que l'on trouve après les failles limites est celui que j'appellerai le pli de Mareud (Dorilogne)-3/e)'^^ac (Corrèze), du nom des deux localités les plus importantes qui se trouvent sur son parcours.
« Ce pli, qui a i^o"^™ de long environ, est sensiblement parallèle, sur une grande
(') G. Bonnier, Les Nectaires {Ann. des Sa. nat.. 6" série, t. VIII, p. 49 et 55). ('-) Bull, de l'Acad. roy. de Belgique, 3" série, t. XXXIV, p. 8-8; 1897.
partie de son étendue, aux failles limites du Massif centi-al. I! passe à 8'"" au sud de Brives, à g""" au nord-ouest de Périgueux et je l'ai suivi jusqu'à Dignac, à 14"^™ au sudesl d'Angoulème.
» Le pli de Mareuil-Mejssac s'est résolu en faille sur près de 100''™. Cette faille a d'abord été étudiée, avec grands détails, par M. Mouret, entre Meyssac et Sarliat (Dordogne). Mes études montrent qu'elle résulte de la rupture d'un anticlinal parallèlement à son axe.
'AnSoiJënie p V