‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 375 sur 425 · CARTE SCHEMATIQUE · texte numérisé non relu

CARTE SCHEMATIQUE

des dislocations du sol entre Brives, Péri^iieux el Angouléjne

» La faille débute à quelques kilomètres des failles limites; sa direction fait un angle de 5o° avec ces dernières, plus à l'ouest elle tend à prendre une direction parallèle. A partir de ce point, jusqu'à Saint-Front d'Alemps (Dordogne), en passant par Thenon, le Change, les Pjles (Dordogne), ce sont les terrains situés au nord-est de la faille qui sont affaissés par rapport à ceux qui affleurent au sud-ouest. C'est d'abord, d'une façon très générale, le Permien qui bute contre le Trias, l'Infra-Lias, le Lias inférieur et le Lias moyen; puis les difi"érents étages du Lias viennent en contact avec le Bajocien et le Bathonien, et à partir des environs de La Bachellerie, c'est le Bajocien et le Bathonien qui butent contre les divers termes du Crétacé. Près de Sarliat, les étages du Crétacé vont buter les uns contre les autres : le Ligérien contre le Santonien, l'Angoumien contre le Campanien, etc. ; en un mot, tous les terrains primaires et secondaires de l'Aquitaine : Ilouiller, Permien, Trias, Lias, Jurassique, Crétacé sont intéressés par la faille.

» La dénivellation produite par celte cassure atteint 4oo"' au sud de Brives; mais elle diminue de plus en plus vers le nord-ouest et à La Chapelle-Faucher (Dordogne ) les deux lèvres de la faille se rejoignent et elle se résout, sur une faible étendue, en un anticlinal; puis, le pli étant trop aigu se rompt de nouveau, et une nouvelle faille réapparaît entre Champagnac-de-Bélair et Cantillac, mais à l'inverse de ce qui avait

lieu primitivement, c'est la lèvre nord de la faille qui est affaissée par rapport à la lèvre sud.

» Près de Saint-Félix-de-Bourdeilles, il se produit un changement d'allure des couches des plus curieux, puisque le pli faille se continue vers Mareuil et Dignac, sur 30""°, en un dôme allongé qui rappelle beaucoup, quoique plus petit, le pavs de Bray.

» Ce dôme, dont le centre est à la côte, fait réapparaître, là où devrait normalement affleurer le Santonien et le Campanien, non seulement tous les termes du Crétacé de l'Aquitaine, mais aussi le ^ irgulien à Ammonites orlhocera et Ostrea virgula qui constitue le novau du dôme. Le plongeraent des couches autour de ce novau est très différent au nord-est et au sud-ouest. Il est de 5° à lo» en moyenne vers le sudest; aussi les divers étages du Crétacé s'étalent-ils assez largement; au nord-est, au contraire, le plongeraent est considérable puisqu'il atteint 8o°, ce qui permet au Virgulien et au Crétacé complet d'affleurer sur i""", alors que ces terrains s'étendent dans le bassin sur une largeur de plus de 5o''™.

» L'étude de la dislocation de Mareuil-Meyssac permet de comprendre sa genèse, puisque nous voyons passer une faille à un pli aigu et à un dôme allongé. On peut la conce\oir comme un grand pli anticlinal produit par un refoulement venant du sudouest. Au sud de Brives, le pli, très rapproché du massif cristallin qui servait de butoir, est devenu trop aigu et s'est converti en une faille ayant amené un rejet considérable (4oo™).

« Après Terrasson, le refoulement avant été moins intense, la dénivellalion a été moins grande (5o™ à 8o™). A la Chapelle-Faucher l'anticlinal normal réapparaît, puis il se brise de nouveau plus à l'ouest, parallèlement à son axe, mais l'affaissement ainsi produit ne dépasse guère 5o™.

» \ ers Mareuil, comme on se rapproche du sud du détroit poitevin et que l'on s'éloigne du Massif central qui constituait un massif résistant pour la formation des plis, le refoulement a été moins marqué et le pli s'est transformé en un dôme allongé avec toutefois un plongeraent très accentué (8o°) des couches sur le flanc nord-ouest de ce dôme.

» On peut conclure de ces faits : que l'effondrement produit par la faille de Mevssac résulte d'un refoulement horizontal, contrairement à ce que Ton pensait. L'affaissement serait dû à la rupture d'un pli trop aigu et non à une simple descente verticale, à un tassement des couches. Les failles limites du Massif central paraissent aïoir la même origine, car leur direction, ainsi que l'a montré M. Mouret, jalonne celle des couches cristallines. Le bord de ce Massif, dans cette région, ne présenterait donc pas, comme on le conçoit, le caractère des horsts.

» Ainsi \es failles lirfiiies, le pli complexe (faille, anticlinal et dôme) de Mareuil-Meyssac, les autres plissements et failles étudiés dans la même région (failles des Châtres, de La Cassagne, de Varaigne, pli de la Tour- Blanche), d'âge vraisemblablement antéoli gocène , ont lamème direction géné-

Page 1