‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 380 sur 425 · C. K., 1S9S, I" Semestre. (T. C.XXVI, N · texte numérisé non relu

C. K., 1S9S, I" Semestre. (T. C.XXVI, N

plèles pour que l'on puisse tirer de leur étude c(jmparative des conclusions absolues. Voici en quelques mots la statistique desRubiacées malgaches et africaines ('). Pour le motif que je viens de dire, je m'abstiendrai de donner des chiffres précis qui pourraient devenir faux dans un avenir peu éloigné. » Les aSo Rubiacées malgaches appartiennent à 44 genres. Le continent africain sud-ouest tropical en comprendrait un peu plus, réparties entre 4o genres à peine. Dans les deux régions réunies, on compterait à peine 5o genres et un peu moins de 5oo espèces; 11 genres, formant un ensemble d'une douzaine d'espèces, sont propres à Madagascar; i genre avec une vingtaine d'espèces est commun à Madagascar et aux îles Mascareignes; un autre genre avec deux couples d'espèces lui est commun avec le Cap; 3 genres avec 5 espèces sont particuliers à l'Afrique tropicale austro-orientale; 6 genres exclusivement africains sont communs aux deux régions et comprennent une vingtaine d'espèces insulaires et environ 20 continentales; plus de 20 genres non exclusivement africains sont communs aux deux régions avec moins de 200 espèces insulaires et un peu plus de 200 espèces continentales. En résume, parmi les genres exclusivement africains, il y en a moins de 20 à Madagascar avec un ensemble de plus de 5o espèces, et ane-<lizaine avec nue quarantaine d'espèces sur le continent africain sud-ouest tropical. On voit donc qu'il y a en faveur de Madagascar un excédent d'une dizaine d'espèces parmi les genres exclusivement africains, tandis que, parmi les genres non exclusivement africains, il n'y a qu'un faible excédent en laveur du continent; et si l'on observe que les genres herbacés, comme les Spennacoce et les Oldenlandia, apportent un fort contingent à la flore continentale, si même l'on retranche des deux flores l'élément herbacé pour ne considérer que l'élément ligneux, on trouvera plus de Rubiacées connues jusqu'ici à Madagascar que dans l'Afrique tropicale sud-ouest. Cette différence provient du plus grand nombre de genres spéciaux à Madagascar, qui comprennent presque tous des végétaux ligneux, et de la présence dans cette île de deux genres riches en espèces : l'un, le Gœrtnera, qui s'étend jusqu'en Asie et en Océanie en ne comptant guère que deux représentants sur le continent africain ; l'autre, le Daiiais, qui est propre aux îles de l'Afrique orientale et presque entièrement malgache. On verra plus bas les affinités de ces deux genres; celles des autres peuvent donner lieu à quelques remarques intéressantes.

(') Voir EMiLiiit, Die Pjlanzcinvcll Osl-.i/ri/,as.

» Parmi les genres spéciaux à Madagascar il en est un qui a été signalé depuis longtemps déjà : le Pleurocoffea. Ainsi que son nom l'indique, ce genre est voisin des Coffea et se distingue des autres genres du groupe par l'obliquité de sa corolle; mais ce qui le rapproche non seulement des Coffea, mais encore de beaucoup de genres africains, c'est la présence d'un calycule, ou sorte de petit involucre formé par un ou deux rangs de bractées unies au-dessous de l'ovaire. Cette disposition se rencontre dans les Cremaspora, genre africain, insulaire et continental, chez les Hypohathrum africains des sections Krattssia, Tricalysia et Xescidia, et chez les Fernelia des îles Mascareignes. A côté des llypohalhrum, il faut citer les Flagenium, voisins des BurchelUa de l'Afrique australe, les Chapeliera, spéciaux à Madagascar, et puisque des Hypobathruni. on peut trouver, par les Genipa. et les Ixora, un passage des Génipées aux Ixorées, il est intéressant de signaler ici l'afBnité des Ixora et des Genipa malgaches avec ceux du continent africain. On trouve cependant, dans le groupe des Génipées, des affinités toutes différentes : c'est ainsi que les Canephora de Madagascar sont voisins des Scyphoslachys de Ceylan, et cette relation avec les formes asiatiques nous conduit au groupe des Gœrtnera et genres voisins.

;> Placés par beaucoup de botanistes dans la famille des Loganiacées, les Gœrtnera, après le démembrement de cette famille, ont été transportés dans celle des Rubiacées. Ils comptent un peu plus de 20 espèces à Madagascar, une dizaine dans les îles Mascareignes, et environ autant dans la région asiatico-malaise; jusqu'à présent, on ne leur connaît guère que deux représentants sur le continent africain.

» Les Uragoga de la section Chasalia. qui servent de transition entre ce genre et le précédent, se partagent presque exclusivement les îles Mascareignes, l'Asie et l'Océanie tropicales; on n'en connaît que deux espèces sur le continent africain : une dans la région du Niger, l'autre à Zanzibar.

« Les Mephitidia, tvpe amoindri des Uragoga, sont représentés par trois espèces à Madagascar, et s'étendent peu en Afrique. Enfin le genre monotype Hymenocnemis, voisin des Gœrtnera, est spécial à Madagascar. Voilà donc une remarquable affinité entre la flore des îles africaines et la flore asiatico-malaise. On la retrouve dans la tribu des Cinchonées, qui peut se d i viser en deux sous-tribus : les Eucinchonées et les Naucléées. Les premières, dont les quatre cinquièmes sont originaires du nouveau monde, comptent une vingtaine d'espèces, appartenant à 9 genres, dans la région asiaticomalaise, et une demi-douzaine d'espèces, partagées entre 3 genres dans tout le continent africain, tandis qu'une trentaine d espèces, appartenant

à 3 genres, peuplent les îles de l'Afrique orientale; ces 3 genres sont : \ Hymenodyction qui compte 2 espèces à Madagascar; le Schismatoclada, particulier à Madagascar, avec 4 espèces; et le Danais dont on connaît plus de 20 espèces, toutes spéciales aux îles de l'Afrique orientale, mais presque toutes à Madagascar. ].es Xauc/éées comptent plus de 100 espèces; environ 90 appartiennent à la région asiatico-malaise; 7 se rencontrent sur le continent africain, tandis qu'on en connaît plus d'une douzaine à Madagascar; le continent africain ne possède aucun genre qui lui soit propre; à Madagascar, au contraire, on connaît un genre monotype, le Paracephœlis, et 10 espèces forment une section (Breonia) si bien caractérisée du genre Sarcocephalus qu'elle a pu être considérée comme un genre distinct.

» Il y a peu d'affinités à chercher dans la famille des Rubiacees entre la flore malgache et celle du Cap; on ne citerait guère qu'un Pentanisia, deux Alberta, quelques Otrophora et Anthospermum, et un genre monotype, le Gomphocalyx .

» En résumé, on reconnaît à Madagascar, dans la famille des Rubiacees , trois tvpes : l'africain tropical, l'asiatique et l'africain austral. Le premier est peut-être un peu plus accentué que le second; le troisième Test beaucoup moins que les autres. »

aiEMOlRES PRESENTES.

Sur la demande de M. Marey, M. Marcel Deprf.z est adjoint à la Commission chargée d'examiner les appareils de M. Ader.

M. Ch. Durr adresse divers Mémoires relatifs à des questions de Médecine.

(Renvoi à la Section de Médecine.)

CORRESPONDANCE

M. le Secrétaire perpétuel signale, parmi les pièces imprimées de la Correspondance :

Un Ouvrage intitulé : « OEuvres mathématiques de Rieniann », traduites par L. Laugel a\ec une préface de M. Hermite et un discours de M. Félix Klein. (Présenté par M. Darboux.^

ASTR0>0M1E. — Comète décomerle à l'obsenatoire de Nice, par3I. Giacobixi. Télégramme de M. Perrotin, communiqué par M. Bischodsheim.

Comète découverte par M. Giacobini le 18 juin 1898.

Position du 19 juin à i2''4o"33', temps moyen de Nice; ascension droite : 20'' 26"" 4': distance polaire : iii°2-'5".

Comète assez faible, noyau allonijé, mouvement ouest presque parallèle à l'ècliptique, et de 3° par jour.

ASTRONOMIE. — Elèmenls provisoires de la comète Perrine (iSgS, Juin i.'j). Xote de M. G. Fatet, présentée par .M. T.œwv.

T =; 1898, août 2,807, tenips moyen de Paris.

. ' - ' equinoxe moyen de 1898, o.

\ogq— 9,3668 )

Ces éléments ont été calculés à l'aide de mes observations des 16, 17 et 18 juin. Ils

laissent subsister, dans une observation faite le 19 juin par M. Bigourdan, les écarts

. j I , u I IX i cos3oX=— o'5,

suivants, dans le sens (obs. — calcul)=: 1' „

Ces écarts, assez considérables, montrent que les éléments ci-dessus sont encore

très incertains; cela s'explique par le peu d'intervalle embrassé par les observations,

étant donnée la marche lente de la comète.

ASTRONOMIE. — Obsen'ations de ta comète Coddinglon, de la comète Perrine ( \ 4 juin 1 898) et de la comète Giacobini, faites à l' observatoire de Toulouse à l'èquatorial Brunner de o™,25 d'ouverture. jXote de M. F. Rossard, présentée par ÎNI. Lœwv.

Etoiles

Nombre

Dates

de

Ascension

de

compar.

Grandeurs. droite.

Comète Coddingto>-.

Déclinaison.

comparaisons

Juin

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