‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 41 sur 425 · C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXXVI · texte numérisé non relu

C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXXVI

( i3/j ) mènes périodiques est la réalisation d'un type nouveau d'appareils, Voscillographe, capable de transmettre à un système mécanique la loi exacte de variation des courants avec le temps, quelque complexe que puisse être cette loi.

La théorie de ces appareils (dont les applications sont nombreuses) est assez délicate ; l'empirisme seul ne pouvait pas conduire à leur construction correcte ; il fallait mettre en œuvre toutes les ressources de connaissances mathématiques et mécaniques puisées dans nos grandes Ecoles, ressources qui deviennent déplus en plus indispensables à mesure que l'étude et l'utilisation des forces naturelles exigent une précision plus considérable.

C'est ce même esprit, à la fois analytique et expérimental, qui a permis à M. Blondel d'élucider un certain nombre de questions intéressant à la fois la Science et l'Industrie, telles que le couplage des alternateurs, la théorie des moteurs synchrones, l'emploi des courants polyphasés, la discussion des méthodes de mesure relative au fonctionnement ou à la puissance des machines, etc.

L'arc électrique a été, à d'autres points de vue, l'objet des études de M. Blondel. L'absence ordinaire de différence de phase entre le courant et la tension aux bornes d'un arc alternatif l'a conduit à penser, contrairement à l'opinion répandue depuis Edlund, qu'il n'existe, dans l'arc en régime permanent, aucune force électromotrice inverse analogue aux forces électromotrices de polarisation. Une méthode ingénieuse, appliquée récemment à l'arc à courant continu, semble confirmer celte conclusion et démontrer que l'arc équivaut simplement à une résistance.

Ses fonctions d'Ingénieur attaché au Service des Phares l'ont amené à étudier les propriétés photométriques de l'arc électrique. Sous l'impulsion de l'éminent Directeur des Phares, M. Bourdelles (à qui l'on doit l'invention des feux-éclairs), M. Blondel a entrepris une longue série d'expériences, qui ont conduit à d'utiles perfectionnements dans le matériel des Phares électriques français.

A ces travaux se rattachent des recherches théoriques et pratiques sur la Photométrie; on peut les résumer en disant que M. Blondel simplifie notablement la théorie des mesures photométriques par la considération du flux lumineux et rectifie un certain nombre d'idées fausses introduites par une application erronée des règles de l'Optique géométrique. De là un système de définitions et d'unités présenté au Congrès des Electriciens de Genève en 1896. Ce système, adopté |>ar le Congres et, depuis, par diverses

grandes Associations industrielles, est appelé (malgré le nombre un peu critiquable de dénominations nouvelles) à rendre de véritables services dans un domaine où régnait beaucoup de^ague ou de confusion.

En résumé, les travaux de M. Br.oxDEtrépondentd'une manière complète aux intentions du fondateur, et c'est à l'unanimité que la Commission lui décerne le prix pour 1897.

PRIX CAHOURS.

(^^Commissaires : M]M. Moissan, Troost, Berthelot: Friedel, rapporteur. 1

La Commission propose de partager le prix Cahours par portions égales entre MM. Lebeau, Hébert, Tassilly, Thomas, qui ont, tous quatre, fait preuve de zèle dans les recherches qu'ils poursuivent et qui méritent d'être encouragés.

PRIX SAINTOUR.

(Commissaires : MM. J. Bertrand, Lœwv, Milne-Edwards, Friedel; Berthelot, rapporteur. )

La Commission a décidé d'attribuer ce prix à M. G. Axdrê, professeur agrégé à la Faculté de Médecine, en raison de ses travaux relatifs à la Physiologie végétale et aux applications de l'Analyse chimique à l'étutle de la terre et des matières agricoles.

PRIX FOXDE PAR -^1"= la Marquise DE LAPLACE.

Une Ordonnance royale a autorisé l'Académie des Sciences à accepter la donation, qui lui a été faite par 3I°*la IMarquise de Laplace, d'une rente pour la fondation à perpétuité d'un prix consistant dans la collection complète des Ouvrages de Laplace, qui de\Ta être décerné chaque année au premier élève sortant de l'École Polytechnique.

Le Président remet les cinq Volumes de \a Mécanique céleste, V Exposition

du système du monde et le Trailé des Probabilités à M. Crussard (Jules- Locis), né le lo juin 1876 à Neufchateau (Vosges) et entré, en qualité d'Élève-Ingénieur, à l'Ecole nationale des Mines.

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