HOWITT (MAE Y
Les Enfants iies Hontagseb.
Des lacs, des monts, vous heureui habitants 1 icau, do l'abeille, p traits, sans crainte de nnîchants- - [l'un i i .-; liljn\ un.' jt-inj ;'i nulle autre pareille.
Allez, allez, vous pouvez avancer ; Point de foule pour vous, pour vous point de barrière, Où broute le troupeau, lii vous pouvez passer, Voua pouvez tous les jours vous griser do lumière.
m rayons du soleil, ni solennel ombrage, Et les heures du soir évoquant le sommeil, Et les sombres voilons, et le gentil bocage ;
Les pics aigus, se perdant dans les cioui, l'rf's de.'iiuiHs nuit et jour s'arrête le tonnerre,
Cliantant un lai d'amour aui nymphes il' 1 l.i terre.
Sont vos plaisirs 1 Ah ! livrez donc vos cceurs A leur douer inn-ie, Pi leur ilmice puissance, Car Dieu parle h la terre au moyen de ses fleurs, Et dans chaque printemps il a mis l'espe'r&nce.
Vous reposez par terre, entrelaçant Dca couronnes de rteurs, et chantant pleins de verve, El voila que, no sais quel esprit bienfaisant Vous fait de nobles cceurs que jamais rien n'énerve,
D'où vient de lit que les monts sourcilleui Asile de l'orage, asile des tempêtes, Ont les plus nobles fils. Vous eûtes pour ayeuj Petits I de bien grands cœurs cl de bien fortes tête '
BOVVENIHS DE JEDNEBBE.
Dana voa déserts, empreinte de majcaté.
Le poète rêveur étudie, et s'ïnapirc ; A votre Aspect tantôt des chanta de liberté, Tantôt des lais d'amour, font réanimer aa lyre.
Joyeui enfants et des lacs et des monts, Allei donc! . . Car le ciel Basai bien que la terre— Enfanta ! — ils sont ïi tous ! . . relevez donc vos fronts ! La joie est sur vos pas— la joie et la lumière 1
J AMIE SON (EEV. DAVID T.) Soute FI2S m. Jeunesse.
EOTÀST de la source argentine, Qui de la montagne voisine Sort de ton berceau de roseau* T'augmentant de petits ruisseaux, Jusqu'à ce que toi-mOme en ta course légère Te prélasse lîeauté sur la nature entière.
Quand Flore en ses charmants chevem Commence 1 placer pour couronne La primevfre que lui donne
Le Printemps— qu'attendaient ses vœui ; Cette llcur délicate et belle, Que chez nous nulle damoiselle Ne voulant la faire mourir, N'irait de sa tige cueillir ; Sacliant bien que sous la rosée, Cette fleur a l'allure aisée, Malgré son air pimpant et beau, S'affaisserait dans le tombeau.
O douce Henri ta flétrissure Est l'emblème de notre sort, Mais sans péché, tu restes pure, Et comme nous c'est chose iflre, Tu n'as pas mérité la mort.