SUR UN VIEUX CASTEE EN RUINES
Ou quand Flore en grande toilette, Sur Bon front cendré porte aigrette Do beaux (pis, de belles Heurs Do tous rangs, de toutes splendeurs, Qui/Ile et; belle! .[utile décswl Kiit mi dit, jadis dans la Grâce ?
Mais pour noua qui croyon;- nti Dieu. Nous avons dit a Flore adieu :
C'est Dieu que notre cœur adore, Ht non plus la brillante Flore ; C'est lui qui nous donna las fleurs, Et 'inî donne au* fleurs leurs odeurs Pour récréer nos yaux sans cesse, Calmer aussi notre tristesse, Et raviver l'esprit glacé Far las souvenirs du passé.
JEWITT (LLEWELLYNN).
Sur un Vieux Cistel en Ruines.
Je vois tes vieux tenants belles Dames, Seigneurs,
En beaux atours do brocart et de soie, Promener tout le jour la lumière et la joie Sous tes nobles arceaux,— ou bien errur rêveurs. J'entends leur rire encor, je les vois dans leurs jeuï
Très gravement tantôt se mettra en danse, Tantôt soulever l'arc ou jouer de la lance, Tout ou buvant rasade a la gloire des preui I .le les vois te quitter pour voler aux combats,
Toua ces vaillants— la fanfare au loin parce , , . C'en est fait 1 les chevaui ont passé sous la berse, Et morne est lo castel, éteints sont ses ébats. En reportant soudain mes regards vers le seuil,
Je vois hélas I jeune tille aux doux charmes.
LES TROIS PÊCHEDUB.
Qni monlt soupire, et dont les yeux sont pleins de larmes, Tristement, tristement elle garnit son deuil. Vieui caste) ébréché ! maintenant je te vois
Sans nulle joie, et couché dans ta bière, Le lii'rre (;ui l'e(il..ee est [un (briller suaire . . . On -nid les l.Tiiil» jiiveiii t'eini.iiriTit autrefois? Ils sont éteints, ainsi que tous ces nobles cœurs,
Au temps jadis, qui battaient de liesse t Re^ieds-miii ]iv.'j .le tui lîuiue en ta tristesse, Car tous cleui nous plions sous le poids des malheurs. Comme la tien mon cteur fut plein do vie un jour,
Dans mes regards on put lire la joie ; lia suut passes ces jours files <!'or et de soie . . . Comme toi je m'égrène et m'i'di|ise it mon tourl Sur toi j'entends gémir piteusement les vents,
Triste, hSler le hibou solitaire, El la chauve -souri s en enrayant ton lierre, Tar ses cris réveiller d'autrefois les vivants. Comme toi, vieux castel, gémit mou pauvre eccur,
Moi, mon bibou, vois-tu, c'est la mémoire !
Ruine émiettéo, ombre de mon histoire . . .
Je suis déshérité plus que toi do grandeurl