‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 106 sur 116 · LOVER (SAMUEL · texte numérisé non relu

LOVER (SAMUEL

La Neioe.

Un bon vieillard dit tristemeut :

"Mais où donc est la neige Qui l'an dernier tomba si gravement?

Où donc est cette neige ? " Aussi vaine serait la tâche, je le crois, De ces plaisirs souvent demander " les Pourquoij " Que demander nouvelles de la neige !

L'Espérance un enfant du ciel Aussi bien que la neige, Touchant le sol perd tout 1 coup son miel Aussi bien que la neige ; Pendant qu'elle miroite encor dans le rajou Soudain elle se fond comme une vision,

Comme un fantôme — un mirage de neige !

C'est chose froide et c'est trompeur, Que Madamo la neige; Bien que, colombe, elle ait de la blancheur La virginale neige !

Mais ce n'est que de l'eau,— mais ce n'est que glaçon, Et nos espoirs en pleurs tombent à l'unisson Tout aussi bien, c'est certain, que la neige 1

LE ÏIEUÏ MOULIN À F4K1NK.

MA CL A G AN (A.) Le Vieui Moulin à Farins.

■□, te viem moulin, oh! le bon viem moulin!

L'eau des rochers aigus descend en murmurant Glou, glou, glou flou, glou glou curomo iui éclat de rire, Croyez m'en, mon ami, ce n'est petit courant Que le viens moulin fait bruire.

Lorsque tourne sa roue rL ee bruit : tac, tic, tac, Le meunier tout joyeux chante tes amourettes, A voir la blanche écume ou dirait un beau lac Montrant l'argent du sus f:iwlli;s.

La bruyère des monts croît sur le vieui moulin, Sur son dos en jouant Haute à pieds joints le lierre, L'hirondelle au printemps glisse son nid enfin

Gare au chien du moulin, le fidèle César Sent sou bohémien d'une lieue 1 la ronde ;

Sur le bon viem moulin il fut plus d'un cancan, Mais il eut maintenant une honnête demeure, Autrefois on disait que le feu d'un volcan

Y fumait, et presqu'à toute heure ;

A des noces d'un sou, jadis, au temps jadis, Ou bien quand d'un niainu t un iiisait le baptèmu, On buvait à cœur joie, et souvent baisers pris Etaient rendue, et le soir même,

On buvait tant alors, que le moulin valsait ! De tous les instruments je connais la musique, Mais du bon vieui moulin, le cliant bien mîeui me plaît, Son tic tac il tous fait la nique.

VALLOHBREUBE.

Succès au vicui moulin I puisso-t-il moudre encor Longtemps pour nos moutards sa farine nouvelle ; Béni soit le meunier dont la main au cœur d'or Db la veuve emplit l'escarcelle 1

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