‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 107 sur 116 · MANN EUS (LORD JOHN), M.P · texte numérisé non relu

MANN EUS (LORD JOHN), M.P

Vàllombreuhe.

Trouble est l'œil qui no voit jamais Un esprit dans les bois épais; Insensible et dure est l'oreille Que l'eau ni le vent n'émerveille.

Ob ! que telle oreille ou tels yeux Ne gravissent pas la colline Sanctuaire d'un merreOUoi Do la plus antique origine.

De mon cœur éveille la voîi ; Ne puis trouver rien de grotesque A ces faits presque surliumains

Dans le jeûne et dans la prière,

An milieu d'un bois solitaire,

l* grotte ou ces saints ont dormi,

Cela n'émeut pas S. demi Mon cœur, mes yeux et mes oreilles.

Ris, 8 Philosophe orgneilleui Qui pronds ta raison pour boussole Do la pieté qui console . . . Mais laisse moi nier mes yeux

Sur la colline heureuse Des saints vallons de Valloiiiurnihi-

Pelouses d'un vert opulent,

Des oiseaui toujours roucoulant Sous les plus paisible teuillc'ep.

HIÏB.

Taudis qu'en haut da noire sapins Sctulilcrit ïi:ill,ir sur ces ravin», Tandis qu'ai la; il'lii.rrililci' iitiEumiin S'unn'Mi de frappas purpurines; Dos chapelles sur un vieui pic, Dca grottes richea de légendes, Et des eioii pieuses «Trandes, Tout est le divin pronostic Que les vallons de Vallombreute De leur ombre silencieuse Iicvi"-i™t In religion Do teintes de componction.

Ici In douce pais de l'âme Sur chaque face se proclame, Dans ces liem ciomplu de soucis, Dans ce délicieux parvis, Des Sires dégngés <1" monde Pour tous invoquant l'Eternel, Font descendre du haut du ciol Do par leur piété: profonde, Sur nous Peuples, Nobles et Rois, Et comme une manne do choix, La prière onctueuse Dos saints vallons do Vallombreusi' !

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