‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 68 sur 116 · I,E SOUHAIT DU POÈTE · texte numérisé non relu

I,E SOUHAIT DU POÈTE

Et toujours ce petit enfant D'un regard sï dolent, si triste, Contre la neige ainsi luttant, De sa mire en suivant la piste,

Mo le rappelle, moi, lorsque sévit l'autan,

Ainsi que sa supplique et naïve et touchante : " Arrête la neige maman!

La neige en m'avcughuit rend ma démarche lcDte I " Lorsque do son poids le malheur Sur nous, ou sur les rrôlres tombe, Quand le cliagrin ot 1» douleur Nous Tout envisager la tombe,

Que do vceu> Implorants oh I ne ferions-nous pas.

A Celui. . . de la haut qui nous voit, nous protège, Four qu'il suspende le trépas,

Et de nos inaui aussi qu'il arrête la neige I Quand la poste de Bon grappin Etreint, cmmitouflle la terre, Ou quaud fond sur le genre humain Sans pitié l'effroyable guerre,

Piiiisums-umis pnvwtilir qu'il (si \li haut un Dieu,

Des tout petits enfants avec la confiance, Qui protège l'homme en tout lieu,

Et qui peut de la neige arrêter l'arrogance I

MOIH (D. M.) [DELTA].* Le Souhait bu Poète.

On I que ne suis-je a l'ombre

Do longs cyprès ; La, sur moi, noir chagrin tu n'aurais plus de prise, Et mon sommeil serait rafraîchi par la brise I Pour n'avoir plus de larmes,

Mois pour dormir A l'abri des alarmes

Qui font blêmir :

La gazon de ma tombe ivre du météore Du soir, — et le matin des doui pleurs de l'aurore.

27(1 LA POESIE DBS FLBUBB.

Car hclAS I toua mes rêves

Et Icutb rayons, N'ont jamais eu pour séycs

Mod osprit au coDtraire on aa vaate carrière. Loin de l'homme et du lirait a cherché la lumière I

Point ne veux voii pleureuse Sur mon cercueil,

Mais la lame é"cumeuse

On bien le vent on soir dont U tranquille brise Murmura un ilout cantique à l'odorant cytise.

Et ne plantez pas d'arbre

Ne le dotez d'un marbre

Fut-il bien bran :

Car la terre et ld ciel et sa belle voussure Suffisent au poète amant de la nature.

Oh I que no suis-je il l'ombre

De verta Ij.jï. [u. -r •..

Sous le couvert bien sombre

De long* cypriVi; LA sur moi, noir chagrin tu n'aurais plus do prise, Et mon sommeil serait rafraîchi par la brisa 1

MONTGOMEET (KBV. BOBERT).* La. Poësib ses Fledkb.

Poème 3 mcrvcillcui I dont l'éloquent silence Nous donne un nvant-gcflt dos beautés de l'Eden, Vous qui faites penser, cl qui donnei créance Aui mystères si doux (l'universel hymen, Non, pas même la nuit, l'étoile sympathique Qui du haut du ciel bleu du rêveur suit los pas, N'ose vous disputer l'influence magique

l'iliaque Dieu <i'.iii |>tMvii:iii l'Iiivul, le Sublime. A façonné la terre et l'a doté du lieau,

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