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D'Opliélia; restez donc froid devant la Mme Qui do plus du beautés nous dota Peuple-Boi, Que ne lit du méfaits Dcnys de Syracuse !
Et Lui 1— lui qui bStit eun temple dans le ciel, Dn trflne du Très Haut lui qui fit son autel I— Rêveuses i ses pieds scintillaient les étoiles. Anges et séraphins le regardaient sans toiles,
[I j eut du génie en ce: homme pni";int Parcelle du Pisté, portion du Présent, Et l'Avenir verra de son immense gloire
Plus sur lui tomberont des ans, des ans sans nombre,
Et reudra plus encore un riilUi \ n grande ombre 1
Do la tombe s'est- il ijteint le sombre glus ?
Sont-ils taris les pleurs qu'enfanta sou trépas ï
Du brava a-t-on déjà perdu la souvenante I
Les monts sont-ils muets? L'océan co silence
Ne pnrle-t-ii donc plus du Poète guerrier
Qui trouvait son plaisir pouvoir communier
Avec les éléments ou milieu de leur rage,
Avec l'oiseau de mer au cri rauque et grossier,
Avec la douce brise ou la voii de l'omgeî
Oli ! uni la terre est triste ef si;n deuil es! profond,
11 nous le faut pleurer ce barde si fécond,
Dont l'esprit surhumain volcanisint la terre
Eparpilla sa lave eu torreuls de colore ;
Et dont les passions, coimnc filles d'enfer,
Prenaient pour se nourrir le tonnerre et l'éclair,
Evoquaient des démons les spectres sacrilèges,
Se vautraient dans le crime, et montraient le cancer
Ronye.iut lïiummiilé pjir d'ullrsus sortilèges.
344 l'ehpeit.
Superbe en son audace il régnait cet Esprit, Et fier de son empire il atteint nu zénith !
Bon vers majestueux, immortel météore, Sur nos sons subjugues parmi noua trône eiitoti/ ; Iioi do par la pensée, il connut vos soerots Despotes de la terre ! et ses yeui indiscrets Perceront de vos faits l'injuste tyrannie 1 BjTon ne vit-il pas toujours comme à jamais!
La, poussière n'est plus, mais il vit le génie!
Me les oubliez pas ! ne les oubliez pas !
Les bardes inspirés par delà le trépas 1
De ces illustres morts conservez la mémoire.
D'un peuple leur génie est la dot et la gloire !
Car hélas I qu'est la vie ? et qui pourrait songer
Que Fingo lie la mort, ce triste messager,
Sur clumiu; lioici fameux laisse tuiulier son ombre,
Sur l'uu jeudi' ilr joiirs qu'il v.judrnil pruliiiiser.
Sur l'autre do ses ans m; sadirmt plus le nombre 'i
La voix du Printemps souffle I où donc es-tu, dis-moi
0 Pille du génie, S noble cœur, 8 toi
Dont l'esprit élové, dont la voix fraîche et pure
Sut puiser ses élans au sein de la nature?
De ton clairon d'argent éveillant le pays,
Tu fis vibrer en lui des sentiments exquis,
Tes chants du Patriote enflamment le courage,
Us feraient visager sans peur leurs ennemis
A ces fiers montagnards dédaigneux d'un servage !
Tes chants sont faits, Ilemans 1 pour le ctrur maternel,
A la mère, aux enfants tu révèles ie ciel.
A toi, ncmans, i. toi la page palpitante
Qui d'immortalité fait rêver l'Ame eimatitel
Temples, chasses, tombeaux, — de l'Inspiration
Faisaient passer en toi la vive émotion,
Partout ou du bonheur avait fui l'espérance
Tu te trouvais prêchant h eunsubuioii.
Faisant monter vers Dieu le cteur et la souffrance.
L'Esprit suave et pur du poète, S douceur!
Vient avec le matin se blottir en mon cceur.
Y laisse ton parfum puisé dans l'Elysée
Et puis me quille hélas ! le soir \ la rosée 1
line rose brisée, une luth silencieux
Sent là sur le tombean de ee chantre lies cieui,
La couronuc immortelle . . . aux Élus Dieu la donne ! Laisse Erinna ii.iijmir;. nli ! hIIit ti>s iik'iir.-.
Vers la ]ilrtge on vi n:.^ jimiiii^ihjtu Iturs fureurs, Et que I; cnnl. ,rt du son roulis funèbre.
Poète do l'amour, t|iii, moderne Sapho,
De son nom immortel a l:itij;iti ; l'édi»;
De notre sol l'enfant et l'i inprti ïi!-ji[ rii-c.
Oh I pour elle Eriona mmtaiot maunto
l'A i;.)tiiiii<! ans lcm]i- j;i(li. ri;vï'is-lui (l'un l'ilic! !
Par la foudre frappé— ce cœur il ne bat plus !
Notre Laurton, vi>ye!i ! 1 1 vnilï ihuv sa biire, Loin de nous elle dort sur la plage étrangère; La voix de l'In.-pirée, elle est muette, hélas I Et pour les adoucir ces chagrina du irépas, Des chagrins du prochain elle consolatrice, Sans consolation elle est morte la bas, Morte et sans un seul pleur notre Improvisatrice I
Et toi qui la reçus dans la Heur du renom,
Rcuds-nous la, notre Illustre — et sous'son premier nom !
Rends-nous In de nouveau— rends-nous la notre Morte,
C't^t nui' Nuiiim qui veut qu'un les rapporte
Ces cendres tu la reçus opulente d'esprit,
De par delà les mers rends-nous son dernier lit,
L'Angleterre il grand» cris reclame sa colombe.
A nos regrets rends la, ton devoir le prescrit
Que noua puissions an moins la pleurer sur sa tombe.
Nous pouvons en parler on toute liberté
De nos morts, nouveaux nés A la postérité ;
Pris du jeune laurier, du myrte ou de la rose
Ornementa d'une tombe, il y a quelque chose !
Et pourtant je le dis, mon admiration Irait à la recherche avec effusion Des héritiers vivants do tes chants, Poésie I Mois comment deviner ceui-lu qui d'Ampliîon Feront vibrer la Ivre en mainte fantaisie?
Imprimant au ruisseau qui rêveur erre oisif A travers les glaïeuls, ou qui frôle un roseif, Un charme qui eipiivc aii^i lih'wic harangue. Qui fait qu'un clapotis parte mieux qu'une langue: Revotant les forfts, les montagnes, les fleura Do celte Poésie accessible 1 nos cœurs I Quand on est iirniïi.rt^î \ qiu>i sert une tombe! Etu pour leurs monuments ont la nature en pleura, Tandis que le millier, obscur, dans la nuit tombe!
Tant qu'au cœur restera In sensibilité Présent qu'un j;t:ur,! humain lit Dieu dans sa liunlr. Tu seras ,\ jamais notre voix— Poésie!
Pour toujours périra la rose cramoisie, L'alouette en silence ira frapper les airs, L'amour et l'amitié 1 cesseront leurs concerts, Oui, toutes le* beaiiiôs penlront leur harmonie, Kl quittant, fou t'ayer l'homme ou ili'S lio'.is ilivur.' Ira traîner sa vie— avant ton agonie !
Du matiu avez-vous épié le réveil
Quand il marche a tâtons éveiller le soleil?
C'est rayon pai' rayon que fcnuinio l'aurore,
Tant que bois et vallons, tours, monts, tout se colore.
Eh bien 1 telle est l'aurore aussi de la raison,
Elle donne a l'Esprit un plus vaste horizon,
Puis lui verse i midi ses torrents de lumière,
Puisant do ses pensors naître la floraison,
Et les environnant de beauté" singulière !
Ils se couvrent les cioui do ces voiles funèbres Mil lu nutin-i: en deuil su [H.T.l (lim. [es léiu'bres'' Ainsi l'Esprit s'éteint quand la raison B'onfuit, Sans un rayon, un seul pour éclairer sa nuit ;
Avec k- ingénient, îneun alors l:i mémoire, La i&iîié se perd, i ou I espoir est détruit, Et la pousse eipire eu un vague illusoire t EU d'ot vient, dites-moi ce trépas du cerveau, Cette chaîne brisée — avant que le tombent] N'ait sur >e- facultés mis 1(: ■- iiiir.'-uie ancrage? D'où vient rte l'intelleet tu précoce naufrage?
Hélas ! (le T. ■ . I L [i ■■ 1!|.1II\ qui I ij ■ I j :;i n: ! ' L-] ni r .
Du vice, du démon cet étemel maudit I
Qui sur la vie épnnd comme un drap mortuaire
Ses appâts tentateurs pour en tirer profit,
Et pour empoisonner la source ia plue claire.
Mo souviens d'un i/iiiil-uit ijni M: s frr premier* an-
Comptait i.'t pur millier* m" muiiliii'Hv partisans;
Car lo Génie est RoU-fou celui qui le nie !
Auréole de gloire un sublime Intellect !
Devant sa Royauté le Monarque s'incline,
11 paraît— on ■'émeut toujours il son aspect,
Météore de feu sa splendeur voua fascine !
Il aima : — In jeunesse a pour lyre l'Amour ;
C'est pour elle et musique et culte tour il tour,
C'est d'un bonheur rêve la belle et pure étoile,
C'e't l'autel du désir, e; du désir mis voile 1
Beauté* | jeunesse ! amour 1 qu'ils sont doui vos accents !
Les cœurs aimés par vous qu'ils sont grands et puissants !
Et vierge, et femme et mère— oh 1 charmes de la vie!
<) Fleur* 'pli iln destin rendez les lmrds riants
Qui donc pourrait vous voir et sans lui mil (t'envie 1
Et celle qu'il ahuti— c'était en vérité
Une grâce, un bel ange, une Divinité ;
C'était eboao charmante a voir que sa ligure
Innocente, enjouée ot si douce et si pure 1
Co n'est pas étonnant qu'elle eut gagné son ctcur.
Affection, vertu, simplicité, douceur,
Oui, telle était sa dot; aussi tout nutour d'elle
Chantait de par l'amour la joie; et cotte fleur
fraient! plus qu'une rose émit une immortelle.
Fui un beau clair de lune ils erraient bien souvent
Dans le vallon tranquille à leur bonheur rCvant ;
lit IvinMiciion d'un ange, le silence
Tombait fur le rocher, sur In baie, et sur l'anse,
El sur ces beaux vaisseaux nu j>ort rentrant heureux ;
Eux, ils causaient tout bas, ou devisaient joyeux
Sur leur bonheur futur— une mer de délices,
Du lfntu jiiiiL-i vins (îruw, et pcnl-.'tre nombreux.
H.hjI ils i.-,jflNiit>i]l di';j.'i il'LLviiticL- h.'K prémices.
Car, est-il ici bas, est- il plus grand bonheur Que de voir notre amour partagé par un cœur ! De créer et de suivre fi deui un joli rêve, Adam île respirer l'haleine de son Eve; Et de mirer ses yeux dans le ciel de ses yeux ; Do regarder ces traits qui nous font amoureux, Cumuie 1rs trait- chéris •l'un phénix sur la terre, Et d'admirer enfin ces longs et noirs cheveux Comme ces beaux lys d'eau dont la vie est uvyslire.
Des mois, des mois encor, les amants sont époux : Un antique manoir tout couronné de houx, Des arbres grands et fiers comme des sentinelles Semblent veiller autour des gothiques tourelles, La rose et ie cytise enlaçant leurs couleurs, De leurs dons parfumés épnndnnt le» douceurs, Des ruisseaux gazouillant leur plus gentil murmure, Un parterre é maillé des plus suaves fleurs, Telle est de leur domaine élégant la parure I
Un petit chérubin bénit leur jeune amour.
Charmante fleur parmi les fleura te faisant jour, Avec dos yeux— reflets de la route azurée, Avec dos cheveux fins d'une teinte cendrée, De ces petites mains blanches de pureté, Une bouche où riait un baiser arrêté ; Le passant souriait a sa douce présence, On no pouvait le voir sans aimer sa beauté.
L'enfant était si beau ... do si belle espérance ;
Et de ee nid d'amour, de ce gai paradis
Orné tout fraîchement des dons les plus exquis,
Où de charmants attraits ne trouvaient ou présence, La gr:îce sans orgueil, la beauté sans jactance, Qnï put donc obliger le père h a'en aller ?
Ne cherchons pas comment vinrent s'amonceler Ombre par ombre, héias ! et la nuit et l'orage, Comment nrgie et vin, vinrent lo ravaler Au point qne le joueur délaissa lo ménage, 11 est venu le jour dp r i 1 tribut ion I C'est le matin ; voilà qu'une aberration Soudaine du ccrviTin l'r.ij.po l ' i 1 1 ■ ï i i n fui-o. Alors qu'il revenait devers la pauvre mire ; Des visions d'horreur, spectre, démon, lutin S'cnlaceut tour A tour, lui barrant le chemin,
Se baisse sur l'enfant ... se relevé assassin t Et lu ciel impassible est témoin de l'offense !
De son délire il sort comme d'un cauchemar
Lo pire infortune" ; la mire entend trop tard
Le cri do son enfant, elle accourt, elle vole
Et le voit cipirer,— de douleur elle est folle I
Le cerveau tout en feu, aon enfant sur son cteur
Elle jette sur l'homme un regard do stupeur;
Tandis que la raison se réveille éphémère
Au cceur du malheureui, flambeau morne et vengeur,
Puis s'éteint à jamais comme un coup de tonnerre.
Et le ride se fit depuis ce triste jour,
lit son identité fut pordue ; alentour
Du cadavre vivant surgit un affrem monde
De lourdes visions mobiles comme l'onde ;
La mémoire tomba dans le fond du chaos,
Son ombre s'endormit sous le poids de tels maui ;
Ces sublimes autels, du Poète la gloire,
Tout l'homme disparut l'homme c'est la mémoire I Pour la mère, il passa sans parfum le printemps, I.'é-té saus sa chaleur, l'hiver sans ses autons; D'errer a l'aventure elle prit l'habitude, Sans un sentier pour guide,— ivre de solitude ;
l'OCRQUO] MEUEEUT-ILS ?
Et souvent quand la lutin éclairait l'horizon, Au milieu dos frimas, en la dure saison, Elle traçait, hélas 1 un berceau sur la neige, Les traits de son enfant ; puis alors sa raison S'enfuyait il l'aspect de co saint sacrilège !
fin du PrtxùcT Clanr.
TATHAM (E SI MA).* Pot'HQOOI MzvnEST-ii.s.
•' Les jeunes et les beaui pourquoi donc au cercueil Vont-ils en lloraison, et le rayon dans l'œil? Tous, frais et non niné f , tous déWdnnt de sive, Quand l'espoir et l'amour pour eus no sont un riive ? Et pourquoi laisse-t-on végéter alourdi, Comme un c\ww d'hiver de I;iii;-uenr engourdi, r.o vieillard épuisé? . . Quand des fleurs enfantines Qui semaient sous ecs pas leurs couleurs purpurines Sont tenter morte-, lus! alors qu'il vit seul, lui ! Tour lutter et languir traînant un long ennui ? " » No murmures, mortel I mais donnes an contraire Les plus suaves lis que veut choisir Ton Père ! [■niir.]'»!, dis. vunilrais-tn lui refuser toujours Tout ce qui s'em'n llii a-,'- f.'U il.':: premiers jours? l)..ùi-il se contenter dû de la flour qui passe, l'.t ne s'orner ;.ii:trus il'.i ln ui'jr^ plein de -r.'iri - N'-n 1 laissez-lui choisir comme il l'entend sa fleur, ljùs-ez-Uti se parer du lis en sa fraîcheur!"
TBNNTSON (ALFEED).
Sokses! Cloches, Sonsek!
Kh.vskï, balance/- vous, semiez eloehes, sonnez, Allai dire à l'étoile, à la nuit, au nuape, l/aunée elle es! srinurunti-. elle meurt 'le vieil "ir<rj. Pour son rie profinitiis, bourdonnez, bourdonnez. Eiorcîsci la vieille, elle s'en va, tant miem t Mais en avant vos chants, [mur fêter ta nouvelle,