‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 90 sur 116 · TRENCH (THE VERY REV. R. C, DEAN OF WESTMINSTER · texte numérisé non relu

TRENCH (THE VERY REV. R. C, DEAN OF WESTMINSTER

Hoi's les avons atteint a la fin ces hauteurs, Baptisés par le feu, baptisés par la flamme ; Et nous avons éteint ces canons destructeurs

Qui de terreur venaient soulever l'nJne ; Noua vîmes de bien pria le feu de l'ennemi, Puis Montât plus au loin, tout au loin sa fumée ;

Toujours, toujours se brisait abîmée.

^ Je le ehercliai,— ma recherche fut vaine.

Quand le canon formait un énorme brouillard Qui dérobait le ciel et la ravine.

Aidé d'un seul ami, bientôt sans grands efforts l>c cet nffreui sentier tous dem noua descendîmes. An milieu de dcui rangs d'anglais noblement morts,

Dn grand combat holocaustes sublimes.

Le jour tombait, tombait; mais oh! trop t5t hélas! Nous trouvâmes l'objet do notre triste enquête. Nous le vîmes gisant calme dans le trépas,

Comme naguère au fort de la tempête.

AFBKS LA BATAILLE.

Lu poitrine fendue, ouverte,— un coup de feu Avait tué l'enfant, — héros 1 son aurore, Sur U terre couché, sa face était vern Dieu, Vers l'ennemi, qu'il incrustait encore.

Comme il était tombé d'un coup sur le terrain, Intact il gisait là, — sans la moindre souillure ; Et d'un vil maraudeur la sacrilège main N'avait souille la noble créature.

Pour son foyer lointain glorieuses reliques.

Qui rediront un jour a ses derniers neveux

De son trépas les grandeurs héroïques.

Je lee gardai pour eeui qui là bas, tout lis bas Du terrible malheur n'avaient pas conscience ; Et puis je lui feruM: yi-us. es juiis hélas I

Mie sur son front un baiser en silence.

Noua creusâmes alors à sa cendre un tombeau, Où nos morts glorieux étaient en moins grand nombre, Et dans ce lit étroit l'enfant hier si beau

Fut par nous mis ... la paii soit h son ombre! Pour l'homme d'îgo mOr sujet de plus d'un pleur, Quo de voir tout à coup cette fleur de jeunesse Dans le noir do la tombe engloutir sa fraîcheur

Que vingt étés coloraient de liesse !

Jeune soldat, c'était le fils d'un vieui soldat Dont lo soir honoré s'nbrite en Angleterre, Et le voilà qui meurt il son premier combat,

Et sur lo sol d» la terre étrangère !

Et ceux la que voyez pleurer sur un tombeau, Devaient être pleurés, par ordre de nature; Tels étaient nos pensera près do ce jouvenceau.

En lui donnant ainsi la sépulture.

Une courte prière, — et quelques mots d'adieu, Tel fut notre aalut dans cet instant il grave ; Pleins de triâtes pensers nous quittâmes le lieu

Où reposait ce jeune homme si brave.

Ces heures ou naguère, au bas de la colline.

Tous deur. agenouillés, tous deui remplis du foi, Nous admirions Dieu t ta bonté divine !

Et je supportais mirai ta mort de mon nmi, Et je reconnaissais nn effet de la grâce

Pour voir la haut le bon Dîen face .\ face !

TEEPKA (MADAME BLANCHE SIIAKE.

SPEABE DE).

Chant des Anoes.

Heuheux Esprits qui dépenses tob Jouw Parmi les plaines d'asphodèle, Comme une saillie kyrielle Vos chants eiquia disent toujours, toujours : Pèlerin 1 Bon espoir! Quelque soient sur la terre

Tes sounnuicos et tes malheurs, 1.6 ciel apportera solaco a tes douleurs, Et ton chagrin ne sera qu 1 éphémère. :

Réjouis-toi 1 Réjouis-toi I Et Ta placer ton souci, ton émoi, Oil les Anges gardiens dos hommes sur la terro,

Pour oui a Dieu font leur prière.

Car tu rencontreras sous les sacrés lambris, Depuis longtemps perdus, de bons, de chers amis,

A la douleur ne seras plus en proie, Ohl non; mais désormais nagera» dans la joie,

Tous tes chagrins seront finis.

Pèlerin I Boneepoirl Quelque soicut sur la terre

Tes souffrances et tes malheurs, Le ciel apportera solace il tes douleurs, Et ton chagrin nu M'n quVpliémrri' :

Réjouie-toi 1 Réjouis-toi !

Et va placer ton souci, ton émoi, Ou les Anges gardiens des hommes sur U terre. Pour eu* K Dieu font leur prie re !

1*6 pleurs que nmtd sur les mox Et qui souvent leur foni envie, 11e sont thésaurises dans les puits 'lu 1» vie, Et c'est de tes puits sur les bords, Que croît la divine asphodèle, Fleur aussi pnri; i-ju'^Ul- est Sji'Hc Et qu'enlacent avec les lys Les beaux Auges du Paradis.

Où les Ange» i Pour Do gloire la e<

TBUMAN (JOSEPH).

La Jeune Fille et le Ruisseau.

Une cruche à la main, une triste fillette Réfléchissait auprès d'un gai petit ruisseau, Qui s'en allait prenant la poudre d'escampette, Et par le OMê laissait glisser son eau.

" Tu devrais Être henrani, petiot," dit la fillette, " Et te porter envie est ici bas mon lot, Tu roules frétillant vers le fleuve on goguotle, Et le fleuve a la mer s'en va porter ton flot.

"Depuis le premier jour oi» ta suurco féconds Au soleil miroita, dans ta virile ardeur, Tu brûlas d ctancher ta soif de voir le monde. Et c'est dans l'océan que se fond ton grand ciinir.

"Pour entraver ta marche et souffler sur ta joie, Mille obstacles, le sais, te barrent le chemin, Le vent fougueui te lait souvent rebrousser voie, En te crachant au nez comme un mauvais gamin ;

300 l'expusitios inrEK-UTIOMiLÏ,

" Malgré tout pur douceur ou pur persévérance, Dans l'océan ... ton but, lu parvien* a l'asseoir. Accomplissant ainsi le vœu de l'existence, Ce qu'en vain nous cherchons ... le suecôs du vouloir.''

TUPPEK (M. F.)

L'B.\rOHITION iNTEHNiTIONALE.

O Livue merveilleui de l'histoire du Monde

Ou dan» chaque chapitre on lit le nom de Dieu !

Où le mot Vérité" brille en gerbes de feu

D'un éclat tout puissant de verve sans seconde !

Maintenant une foia encor mon OsD s'inonde

De tes Sublimités rivales du ciel bleu :

Qui d'un si long regret m'entoure avant l'adieu

Que dois dire aui Beautés dont ton parcours abonde :

Fait remuer la fibre, augmenté' le bonheur, Parmi loua ces émois d'innombrables merveilles, Cea trjanrn. l'ts joy.nn «.tu p.'iiiiliw l'ur^lu-il '! C'est des Peuples ontr'cui le symjiathique accueil, Allant parler aui cœurs aussi bion qu'aui oreilles!

VBEB (AUBHBY DE).

AUOLEBOBNTnL/E AMiVKMTHT TE Nllf».

"Viens joli mois de Mai chéri des jeunes filles.

L'air de minuit ne blesse plus ; Sous un aouflle plua dom verdissent les charmilles.

Et l'hiver s'est enfui confus.

" Souflle aur le jardin, du midi gente briac,

Qui tiède nnus descend du ciel ; A travers le vallon, de ta musique exquise

Dis-nous tout bai le rituel.

" Mais partout ou tu cours arrange ta musique

Pour ne chanter qu'un nom toujours;

Toi limpide ruisseau que ton plaisir unique Soit de porter dans ton parcours

" Ce nom, co nom divin, snr tes eaui cristallines, Do le murmurer aux échos,

Au crépuscule, ainsi qu'aui clartés argentines

De suite le ruisseau dit le nom de Marie

Aux prés, aux vallons, aux forêts ;

La brise aux noïrs sapins en Ht chue Loterie, Et puis elle mourut après.

De la cité laissant l'éclat et la fumée,

Il est doui — Lii-i-au.' i ri<:i>re e» chteur.

De respirer le frais de la campagne aimée,

Et le parfum -\ia l;1ii>i'i|i" i[ui vin.- droit au coîur.

Tel il est le soûlas qui pénètre en notre âme, Quand laissant \tl les vers des poètes du jour, Nous allons! tlt- ( "li;^ ljul-i- :mhl- cti.iiilïiT ;i lu Ikimui', Au printemps dp ses tli:uits t.iut imprégné d'amour. La camaraderie est un monde éphémère, Los vers produits par elle ont pour durée, un jour; C'est du bon sens caillé, — c'est de la joie amêre, Cest de l'orgueil qui but, nais h fan, le tambour. Son chant à lui c'était le festin de l'idée.

Moine et franc tenancier s'y prélassaient joyeux, Sa table rondo avait la gaîté d'Asmodéo, Et Shakespeare et Spencer y trônaient j« tous deux.

Son Angleterre avait la bouche souriante, L'existence à ses yeux rosée et couleur d'or Avait lo bout en train, la chaleur énivranto Du chasseur, sur le cerf lorsqu'il donne du cor, Edouard ot ses tournois, aussi la cour de Blanche. Leurs clairons et leurs luths revivent dan» ses vers ; Mais il aimait bien mieux écouter sous la branche Du ehfne do Woodstock. des ci>eaui les concerts.

irceaui, dea granda combats lu scène, Tabflid les cris des bous bourgeois,

Dq Pétrarque, c'était pour lui la lieur des pois. Quand le jeune bosquet reprend son vert feuillage, Que le ruisseau joycus court promener ses chants, Que Le mauvia pimpant requinque son plumage, Alors liauz Cbauccr t— Chauccr I . . c'est le printemps !

Par les longs et pesants soirs du mois de novembre Quand boue un nul dr p^tili cuuli-nt Ira noir? ruiaseaui, Quand dea forêts le sol a pris aa couleur d'ambre, Et i|He le- ïi.'nt rrnjMir inrl l:i iVuill,' l'ii I inili. .-,u\.

(WATTS (J. G.) La Femhe.

Tel que lea (leurs aous un soleil d'été En beaui atours se montrent les coquettes, Pour charmer l'Œil, et jeter la gaîté Sur notre voie où manquent le» paillettes ; Aillai la femme,— auge de chaque jour,

Tins Ira trraniv de ■"in divin amour, MmlraU'iLH'iit tir;i]ie'- dura h- sileni'i'.

Epouse et mère elle sait nous charmer, Elle a pour tous une bonne parole, Ile nos enfants elle no fait aimer, De la maiaon elle eat In cherc idole :

Non — elle dure autan: que l'ciistence.

Que ni ohoi nous l'étïque pauvreté

Vient mettre en fuite en entrant l'abondance,

Elle est de fer contre l'adversité, El la subjugue h force de constance :

Snr ne.» aimés sachant veiller toujours, Elle adoucit, console la souffrance, Et puis enfin, ange de lion secours, Les mené au ciel k travers l'espérante !

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