‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 91 sur 116 · WESTWOOD (THOMAS · texte numérisé non relu

WESTWOOD (THOMAS

Les Vents.

Aujourd'hui, vive Dieu ! les vents sont eu goguette !

Ils jouent en grand le jeu de la digne -musette,

Et leur jetant du sable dans les yeux, Ils courbent les forêts sous leur talon fiévreux. Ils se sont emparés du chine liier superbe,

Dont le vieux tronc les brava tant de fois, Puis ils vous l'ont jfiti- tout île -<m long sur l'herbe,

Déchiquetant si'H l>r;is, ws mains, ses doigts, Et puis férocement riant comme des Rois !

Il fuient au loin, au loin ces enfants du ravage,

Renversant tnu: mis leur .vjLiffla fougueuï, Sur leurs ailes ils vont au séjour des orages

Du grand soleil annihiler les feui, Et cabaler in liant à lu porte des cJenx.

" Oh I oh ! " rit l'océan, dans sa gaîté sinistre,

"J'entends les vente, lëtons on le retour; Allons au devant d'oui, et pinçons en du sïstre ;

Flots, mes amis, roulez votre tambour, Ailes en avant faire aux vents un doigt de, cour 1 " Embrassons-nous 1 bourrai" disent les vents, les vagues!

Lors aui vaisseaux malheur! malheur! malheurt

T'homme est vexé, le thon de belle humeur, Tandis uue sur le tout la Mort plane en vainqueur. Répandei contre nous les îlots de votre rage Vagues et vents, il est k vous ce jour!

Mais vain sera dans peu voire infernal tapage.

Et nous rirons de vous à notre tour, Alors que sans écho sera votre clamour.

Et toi la Mort, et toi qui trône souveraine

Pour le m ornent, sur ce monde hébété, Tu crèveras bientôt de l'aicia de la haine

Que tu portais à notre humanité.

Tu mourras soua la main du Verbe-Vérité !

LE ItuiSSEAU ET LE SYCOHOllE.

11 Ohbkàoe-moi ! " dit le petit Ruisseau, H Ombrage-moi t noble et grand Sycomore,

Ait fait place a la brune

J'ai pour toi récompense prête, Devers nnù vinis, pendu; in tête.

Je vais te murmurer, et non pas h demi.

Ce que cela sera ; d'une chanson naïve Je ln régalerai ton Ame sensitive, Pendant toute la nuit ; ce chant te charmera

Et gentiment le bercera, Si, qu'aux accents si doui de la douce élégie.

Tu rêveras enchantements, magie, Et que pendant le tempe de co divin sommeil, Cliaquo feuille rj puisée aui ardeurs du soleil, Croira sentir la douceur sans égale

Do l'aube matinale ; Et que pendant le temps de ce divin sommeil, (Ma chanson te promet toutes ces belles choses), Des lis, des uénufars, des clochettes, dCB roses, Montera devers toi le parfum sans pareil, Si tu veui m'antomer de ton ombre opportune Jusqu'à ce que du jour la chaleur importune

Ait fait place 1 la brune

Au-dessus du petit ruisseau, I n'a pas place au sein de la nature, ne en ce monde où toul n'est que noidllure,

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