‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 95 sur 116 · AIMRIOHS-NOUS VIVRE À NOUVEAU F · texte numérisé non relu

AIMRIOHS-NOUS VIVRE À NOUVEAU F

Aimehiosjs-nocb, Viviie i NocvEiir?

Dans «ne humeur calme et pensive, Quand ht rérleiion sur nous agit active, Que sur nous de la vie est léger le manteau, Noue nous posons souvent cette question vaine : " De nos jours si pouvions rétrograder la chaîne

Aimerions-nous vivre 1 nouveau?

Une réponse affirmative De bien peu d'entre nous serait la perspective ; Car cette vie, hélas 1 est, depuis le berceau Sujette 1 tant de maui, do malheurs, de trisie.^e. De beaux espoirs déçus, et sous cesse et finis cesse,

Que peu voudraient vivre i nouveau !

Car plus notre ame est scnsîtlve, Oui plus elle a d'émois, oui plus elle o-t Li-ainriw, llicn que ne soit pas vaïn des bous cœurs le joyau, Dans la vie il y a tant de luttes multiples, Tant de pertes aussi, doubles, quelquefois triples,

Que peu voudraient vivre à nouveau I

De la jeunesse la foi vive De l'été de nos ans s'éteint dans la lessive, L'espoir qui nous sourit dans le printemps si beau, Ne prend pas bien longtemps dans nos eoaura domicile, Et si pour quelques uns le plaisir est fauilo,

Que pou voudraient vivre il nouveau (

Aussi dans cotte alternative A cotte question, de manière ovasive Cliacun de nous répond, un seul pour le troupeau : " Si pouvions conserver l'amour, l'indépendance. Garder autour do nous nos bons amis d'enfance.

L'Elkctkic ité.

De l'Electricité, juste k l'état d'enfance,

Pourra fournir un jour. — A dada sur l'éclair De l'orage en fureur, cela voyage en l'air, A la barbe des ciein, ot malgré nous, nous pousse, Devers le merveilleui par uno ponte douce.

Mais, tout en nous sériant île l'Electricité, - Savons-nous les secrets de sou esprit fùté?

Savons-nous donc pourquoi bous son souffle qui passe Elle triomphe en plein du temps ot de l'espace? Ces miracles fameui des vieui temps d'autrefois, Ne sont, dit entre nous, que miracles bourgeois ! Cette voir qui n'a pas le don de la parole Emporte des secrète sur sou aile qui vole, Plus que n'en eut jamais un ministre d'Etat : Les peuples maintenant, c'est un beau résultat ! Malgré vent et matée, au contact de sa flamme Echangent librement le baiser do leur tae 1 8ous les flots, sans sombrer, sans des chemins frayés, Et sans qu'il soit besoin d'avoir chars enrayés, Peuvent causer entre eui l'un ot l'autre hémisphère. Et se communiquer les " on dit " de leur sphère. Le Matériel dit ce que nous croyons voir, Mais l'Immatériel — ne peut se concevoir I

WITHEES (J. H.)

FlEUBH.

Fleurs, douces fleurs vous Etes mes amours, Et toutes je vous aime en vos charmants atours,

Voua qui vivez des forêts sous l'ombrage, Ou qui vous prélassez sous un ciel éclatant;

Qui sur le mur contre le temps luttant gaeliant vous cramponner, tenez tête h l'orage :

Fleurs, douces fleurs, vous êtes mes amours, Et toutes je vous aime en vos charmants atours 1

Fleurs, douces fleurs, a vous voir je m'énivre, Et vous êtes pour moi prédicateur ou livre.

La PrimovSro est de l'humilité L'eiemplc et la leçon ; la simple Violette

D'un cœur constant mo dit la pureté :

La source de l'espoir est dans In Pâquerette,

LE PBEVIEH AYENT.

Le souvenir dans le Myosotis, Et dans la Rose pourpre amour fait son logis.

Fleurs, douces (leurs, il me plaît wrtre prOne,

^ Quaiiftristement dans lo doute je suis A mon cœur «claire parle soudain le Lis :

11 Si lo bon Dieu m'a vetu de ce style," Dit-il, " moi qui jamais ne travaille ni nie,

C'est grand pécha* dans lui n'avoir pas fui, ruistiu'ïl revêt ei bien aussi châtif que moi I"

Fleurs, douces rieurs, votre muet langage Renferme bien souvent les préceptes du sage.

Je sais par vous que parfois le poison Su caclio en l'Aconit, aui Gants de Notre Dame ;

Que l'Asphodèle ogoïsto sans Urne, Meurt d'un orgueil rentré dans sa propre maison ;

Et la Tulipe . . . une fleur sans cervelle, Mo dit tout le danger de n'Être rien que belle !

Fleurs, douces rieurs — distances d'un jour Vous vivez pour mourir comme nous tour i» tour ;

Vous diapré z la robe nuptiale, Vous êtes les témoins de nos jours de bonheur, Pour nous parler trouvez la clu du cœur,

Et vous embellissez noLro urne sépulcrale :

Fleurs, douces fleurs, voue êtes mes amour?,

WORDSWOKTH (CHU. D.D.)

[danois» da WutmiiuUr.)

Lu Pebmieb Atekt.

VoïEîl II vient (Mai ij'i.', ilr- ili.u.i ln']iiU[,LVr.- Ont désiré de voir des Nations entières,

Dans l'etpoir enchanteur Qu'il serait leur Sauveur I Charriez! oli! chantez avec joie :

"Béni soît-il Celui que lo ciel nous envoie! . . .

Et la Rédemption, le Salut et 1s Paix

De la nue ont tombé : Gloire 1 Dieu désormais ! "

Voyci! il vient Celui que Prophètes et Sages,

Patriarches et Rois, du plus lointain des îges Ont désiré de volr T C'était tout leur espoir !

Chantez! oli ! chantez avec joie :

" Iléiii ï«il-il Celui que le de! nous envoie! . . .

Et U Rédemption, le Salut et In Paix

De la nue ont tombé : Gloire à Dieu désormais ! "

Voyez l'Agneau do Dieu sur cette terre immonde

Descendre — né île Dieu — pour racheter le monde, Et du nouvel époux Oyez les mots si doux :

" Chantons, oh I chantons avec joie :

" lléni soit-il Celui que le ciel nous envoiel . . .

Gloire au l'ère Etemel ! ... Au Verbe- Vérité ! . . .

Au Saint Esprit I Aui Troie— Une même Unité.! "

La TouseilST.

HTM NE CYI.

Des pointes voit, oyez les sons burmonioux Chantant llnlleluia I gloire au plus bout des eieui ! C'est l'essaim des élus revêtus de leur gloire, Et portant en leurs mains palmes de la victoire

Prophètes, Saints, Martyrs, Patriarches et Hoïs, Ap'itnis. Confesseurs, Femmes aux «unis émois, Toutes et tims mils, du l'u'ai.'iir des Anges Chantent à qui mieux mieux et sans lin les li>uiuigi:s.

Ils s'en viennent du monde — un abîme de maux, Ou triturés, brfilés, ils ont été leurs os, Mais Saton et In Mort du Christ par In puissance, Ils ont été vaincus gr'icc ,\ leur endurance.

Marchant avec Tu croit leur sublime étendard ! Du crime tout puissant ils ont bravé le dard, Ils sout morts avec Toi, — niais û gloire étcincllu ! Par leur mort ils sont nés a la vie immortelle 1

tt' ÉCOLE BUISSOSSlÈllt: DES tentb.

Maintenant h !■ hil;s lini: - il^ IikîyltiI. Ii 1 n^ril ;

Ils goûtent Il jamais la pais dans le Soigneur,

Do leurs maux ici Iras la noble récompense

Est voir la Trinité, source de Sapience.

Dieu — li! Hi'iil cii^i'iiLlr.' ! — Liiimtre ! . . Kiiimanuel '.

Dans le giron duquel vit le Spirituel,

Et 1rs Huinls réunis . . . Hur niius vitic l'a grâce

Puur adorer les Trois en Un.— Ainsi se fasse ! . . .

TOUNG- (MISS ANNA M. M.) L'Ecole Bdisboksièue des Vents.

Chastant, sanglotant, soupirant, Vovoi partout les vents nui humeurs folichi'inii;:-.

Raconter bien souvent des nouvelles bouffonnes ;

Dans l'hiver et dans ses frimas, Au printemps, dans l'été., suiivent tiu'iuc eu automne. Ils sont grondeurs, hargneux— ou bien leur voit inignuimi

Murmure doucement tout bas.

De la force de leurs grands bras Du terrible océan faisant vibrer bi lyit,

Ou bien soupirant un hélas !

Ou bien entrant soudain dans un affreux délire,

Ët du roi de la mer délaissant les cavernes, Ou bien du leur colère Éteignant les luntemes,

Créant de nombreux altcroas, Des saules, des bouleaux émousiilknt les trussej, Ou bien glissant dans les lilas

Puis soudain arrêtant leurs pas, Puis recourant fougueux sur l'ailo de la brise Improviser parfois une musique exquise,

Chantant tout bas, tout bac, tout bas :

L'ÉCOLE BVIgaOKKlËltE J)ES VENTS.

Voua (lançant dans pbu d'un cas Vont conter aui bosquets hardiment la fleurette,

Des Heurs vous grisant des appas, Et de leur frais parfum faisant votre dinetle,

El puk après voire repas A liant par monts pur vain, ilaiip !;l nalurt i-ntii-iy. Faire en enfants gâit» école bnifBonniuro,

Venu 1 voill quels sont vos ébats !

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