ES 190 HYPOTHESE SUR LE MECANISME DE LA REACTION
I1 faut tout d’abord abandonner l’ancienne conception de l’emboîtement réciproque des chainons anticorps
antigène qui est trop confuse.
Etudions les éléments de la réaction :
1° Antigènes. — Les différents organes ont une valeur très inégale comme antigène, le mode de préparation de l'organe a aussi son importance et il apparaît que l’actiwité antigénique d'un organe n’est pas en rapport avec sa richesse. en tréponèmes, mais .au contraire avec sa teneur en graisse, en lipoides, surtout en lécithines. La portion antigénique active est constituée par les lipoïdes. Enfin l’état moléculaire lui aussi paraît avoir une grande
lifluence.
2° Complément. — On distingue dans le complément deux parties, une précipitable (chaînon moyen ou Mitlelstück), une partie non précipitable (chainon terminal ou Endstück) chacun d’eux isolément inactif, l’adjonc- Hon du chainon qui manque füt-il d’un sérum différent, restitue au mélange ses propriétés. Le chaînon moyen est formé par lès globulines facilement précipitables: lé terminal, par les autres albumines du sérum, tous deux maintenus en suspension colloïdale stable par leur union
avec les savons de soude.
3° Anticorps. — Ils n'auraient pas de rapports avec lélat d’immunité du sujet et né pourraient servir à doser
les propriétés antitoxiques ou antibactériennes du sérum
examiné. Au point de vue chimique, le sérum syphilitique est particulièrement riche en matières protéiques (globulines en particulier), et il a une aptitude spéciale à produire la floculation des suspensions colloïdales. Cette précipitation de toutes les suspensions serait due à l’augmentation de la tension superficielle et à la diminution:
de la viscosité sérique (Korajewko).
Nature du phénomène
Comment interpréter les faits dans les cas de réaction
positive où le complément est fixé ?
La théorie d’Ehrlich ne peut plus être admise. La fixation du complément consiste vraisemblablement en une précipitation des globulines de son chaîinon moyen en présence du complexe antigène et sérum syphilitique. Ce serait un phénomène physico-chimique qui s’expliquerait par la dissoclation de la combinaison stable globulines et savons de soude du chaînonm moyen par l’excès des globulines et savons acides du sérum syphilitique et aussi par la floculation du groupement moléculaire de l’antigène (Vernes) avec précipitation du chaînon moyeñ du complément toujours sous l'influence du sérum syphilitique.
Dans cette conception à laquelle F, Arloing et Langeron ont ajouté des expériences personnelles sur le rôle des : métaux colloïdaux, la charge électrique des électrolytes, La réaction ne cesse pas d’être spécifique puisqu'elle repose sur des modifications particulières du sérum à examiner se rencontrant au maximum dans la syphilis.
Mais la spécificité aurait des limites beaucoup plus vas-