‹ Réaction de Bordet et Gengou dans les Déterminations rénales d'origine tuberculeuse: Essai de déductions pathogéniquesChapitre 21 sur 45 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

0... Salle B. Teissier, n° 6, horloger, 23 ans. Entré le 28 octobre 1918.

Albuminurie chronique à renforcement orthostatiaue, assez bonne perméabilité rénale. Ptose abdominale et rénale accentuée. Induration légère des sommets. Anémie.

Pas d'antécédents héréditaires à signaler. Personnellement bronchite à dix-huit ans; marié. Un enfant bien portant. Fait la campagne. Evacué en 1918 pour bronchite des sommets. Albuminurie légère. Le.malade entre à la clinique.

Fatigue générale, douleurs lombaires, céphalées.

Les deux sommets sont submats, la respiration y est réduite, surtout du côté droit. On a la sensation de petites crépitations fines après la toux. Respiration réduite et rude à la base droite.

Cœur normal, légère impulsion présystolique. Tension aftérielle: 14 — 9 (Riva-Rocci). A l'examen radioscopique, les deux champs pulmonaires sont fortement estompés dans l'ensëmble. Très mauvais fonctionnement de la moitié droite du diaphragme. Ombres ganglionnaires nettes.

L'albuminurie est constante, renforcée par la station debout. Le rein droit est facilement palpable, l'épreuve de la sangle est positive (le malade à ut peu de lord5se).

Analyse des urines, 13 juin 1918: V = 1500 ce., D = 1020,

urée = 24 gr. 96, chlorure — 14 gr. 04, Phosphates = 2 gr. 62;

AV 2V A albumine = 0 gr. 22 de 2010 L: — li) 100 Deux autres analyses faites en août et en novembre montrent

une proportion analogue d'albumine, mais un => 2. Dans le

sédiment urinaire, on ne trouve que peu d'éléments figurés, pas de cylindres.

L'épreuve de la glycosurie phloridzique est positive.

Epreuve de la fixation du complément :

Sérum Urines P:: anticorps bacillaires #0 — — (B: antigène endobacillaire........ + — M: antigène tuberculineux........ Ë + —

Cette observation est d'interprétation délicate. Les réactions positives sont limitées au sérum et s'expliquent bien du fait des signes de tuberculose constatés aux poumons. L'absence d'anticorps est un signe défavorable. Après trois mois de convalescence, le malade, dont l’état de santé s'est aggravé, doit être réformé. L’atteinte rénale est légère, il ne semble cependant : pas que l’albuminurie puisse être expliquée uniquement par une ptose rénale légère, elle n'est qu'influencée par l'orthostatisme, il nous paraît logique d'ineriminer aussi l'infection bacillaire qui se révèle à nous par des signes cliniques nets et par des réactions humorales parfaitement concordantes. (Voir à ce sujet, Monier: Valeur semeiologique de lalbuminurie dans ses rapports avec le rein mobile chez l'enfant et chez l'adulte. Th. de Lyon, 1909.)

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