‹ Réaction de Bordet et Gengou dans les Déterminations rénales d'origine tuberculeuse: Essai de déductions pathogéniquesChapitre 6 sur 45 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Accueilli déjà avant la guerre avec une grande bienveillance à la Clinique de l’Hôtel-Dieu, nous avons eu le plaisir, après trois longues années d'interruption, de poursuivre nos études sous la haute direction de M. le Professeur J. Teissier. -

Le service spécialisé alors pour la réception et l’étude des militaires cardiaques et albuminuriques fut pour nous un champ d’études malheureusement trop vaste. Si Rous ne pouvons cependant, dans ce sujet si complexe de là tuberculose rénale, apporter beaucoup de faits personnels, du moins avons-nous la satisfaction de contribuer à la vulgarisation d'une méthode dont l'utilité n'est plus à démontrer dans d’autres domaines et qui

permet de se faire une conception nouvelle, peut-être

féconde en applications thérapeutiques, sur la Patho-

génie de la tuberculose du rein.

Ainsi, pendant plusieurs années, nous avons eu la bonne fortune de travailler dans l’entourage du Maitre gui, après nous avoir confié les fonctions d’Interne dans son service pendant les derniers mois de la guerre, a bier ‘ voulu nous attacher depuis à sa Clinique en qualité de

Moniteur. À l’époque où chaque jour des procédés d’'in-

\ westigation nouveaux sont créés, nous avons pu les voir expérimenter. Pour intéressants qu’ils soient, beaucoup sortent du domaine de la pratique courante. Aussi, à côté des recherches de laboratoire si fréquentes dans le service, M. le Professeur Teissier a-t-il eu soin de nous élever aux idées générales, d’insister sur l’évolution naturelle des maladies comme sur l’étude encore si peu pous- -sée et cependant si pleine d'avenir des troubles fonctionnels, de développer en nous le goût de la Pathologie générale.

Point n’est besoin, en effet, de connaître le taux exact de l’urée du sang si on ignore les causes variables de l'azotémie ; point n’est besoin de connaître la quantité ei la qualité des albumines, du sucre de l’urine si on ne cherche pas leur raison d’être. Ne sait-on pas, en effet, que certaines albuminuries ne cessent que pour faire place à ‘une explosion granulique, que souvent quand le sucre -décroît, c’est comme l’a dit Cl. Bernard, la vitalité qui s'éteint, que certaines maladies ne disparaissent que pour Jaire place à des localisations pathologiques plus graves sur d'autres organes par ce mécanisme si délicat des substitutions morbides sur lequel insiste tant notre Maître.

C’est dans cet ensemble des grandes conceptions patho-

géniques soumises au contrôle précis qu'apporte au médecin le concours de la physique et de la chimie modernes que nous avons trouvé le charme de l’enseignement si -altachant, si fécond de M. le Professeur Teissier.

Nous lui devons la plupart de nos connaissances médicales ; sa sollicitude constante, sa paternelle bonté à notre

Xgard, les nombreuses marques du plus bienveillant

EN D lee

intérêt qu’il n'a cessé de nous porter, sont des bienfaits dont nous sentons tout le prix. Après nous avoir inspiré fe sujet de cette thèse, il nous fait l'honneur de la présider. Qu'il veuille bien accepter ce travail, où nous souhaitons qu'il retrouve la trace de ses conseils, comme un modeste témoignage de notre gratitude la plus vive et de notre entier dévouement.

M. le Professeur Arloing ne nous a ménagé ni son temps, ni ses conseils, ni ses documents. Il nous a guidé de sa haute compétence en biologie et particulièrement ‘en matière tuberculose dans la mise au point de ce travail. Il a bien voulu accepter de faire partie du jury de notre thèse. Nous le prions d’agréer la respectueuse expression de toute notre reconnaissance.

Toutes nos réactions de laboratoire ont été faites par M°° Martine, ancien chef de Laboratoire à la clinique, tâche délicate dont elle s’acquitte, dit notre Maître, avec une rigueur et une minutie irréprochables. Nous la remercions de sa collaboration précieuse et toujours aimable.

MM. les docteurs À. Goyet et J.-F. Martin, chefs de Clinique, M. le docteur Bost, chef de Laboratoire, furent pour nous des maîtres et des amis. Leur dévouement à hotre égard, leurs conseils éclairés, leur aide obligeante leur donnent droit à notre reconnaïssance que nous sommes heureux de leur témoigner ici.

Nous remercions aussi MM. Chambon et Peillod, pharmaciens adjoints à l’Hôtel-Dieu, auxquels nous devons

ZJes analyses chimiques qui illustrent nos observations.

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