Winaz, — « Séro-diagnostic de la fièvre typhoïde ». Soc
méd. des hôpitaux, 26 juin 1896.
— 0e d'autre part, employant le procédé de cholémimétrie. récemment décrit pare MM. Gilbert, Herscher et Posternack (1) nous avons évalué pour chaque cas la quantité de bilirubine contenue dans le sérum, ce qui nous a permis de fixer, avec une précision inconnue jusqu'alors, le degré d'ictère présenté par chaque malade. Pour éviter une des causes d'erreur les plus importantes, nous voulons parler de la formation des pseudoamas qui existent parfois spontanément dans les vieilles cultures de bacilles typhiques, nous avons employé des cultures en bouillon très jeunes datant de 16 à 20 heures d'étuve au maximum. C'est d’ailleurs un avantage car, avec une culture en activité, la réaction s'opère beaucoup plus rapidement, au bout d'un quart d'heure à une heure. Malgré cette précaution nous n'avons point oublié de faire toujours, au préalable, un examen microscopique d'essai de nos cultures. Cellesci furent faites avec un bacille connu, éprouvé, se laissant facilement agglutiner au bout de dix minutes par du sérum de convalescents de la fièvre typhoïde. Notre sérum provient de malades atteints d'ictère à des degrés différents et de causes les plus variées. I est obtenu de la façon suivante: ayant lavé antiseptiquement la pulpe d’un doigt, nous le piquons avec la pointe d’une laneette stérilisée et nous recueillons par
massage le sang dans un tube en verre aseptique.
1. Gizeerr, Herscuer, ET PosrerNacxk, — « Sur un procédé de dosage de la bilirubine dans le sérum sanguin ». Soc. de Brol.
12 décembre 1903.
— 30 — ss 2 Après avoir bouché le tube, nous attendons la séparation du sérum et du caillot.
Rejetant les dilutions à 1/10, pour éviter lPagglutination quise forme parfois à ce taux faible dans le sérum de l’homme normal, nous nous sommes servis de dilutions initiales à 1/25: or, comme il ne suffit pas de constater la propriété agglutinante du sérum vis-àvis le bacille d'Éberth, pour conclure à une réaction positive, nous avons, pour chaque cas positif, évalué l'intensité du pouvoir agglutinatif, c’est-à-dire la quantité maxima de culture agglutinée par une goutte de sérum, Dans cette recherche, nous n'avons pas dépassé le taux de 1/500.
Afin d'avoir des gouttes de mêmes dimensions, nos dilutions furent faites, dans des verres de montre stérilisés, avec des pipeltes de même calibre, préalablement passées dans la flamme d’un bec Bunsen. Chaque dilution, que nous avons eu soin de bien mélanger, fut examinée successivement au bout d'un temps variant de dix minutes à une heure au plus. Jamais nous n'avons dépassé trois heures d'attente, et à plus forte raison, N'avOns-nous jamais attendu les quinze à vingt heures des auteurs allemands.
Nos préparations microscopiques furent montées sur des lamelles aseptiques ; nous avons eu le soin, pour éviter la diffusion rapide de la goutte, de tracer sur la lamelle un petit rectangle avec un fil de platine aseplique trempé dans de la vaseline, petit. artifice que nous à indiqué M. Lippmann. Nôus avons ensuite
placé avec précaution la lamelle couvre-objet.
Nous n'avons considéré comme aucunement significatifs les petits amas de trois à quatre bacilles perdus au milieu d'un grand nombre de microbes mobiles. Nous n'avons admis comme positifs que les cas dans lesquels les bacilles étaient complètement immobiles et dans lesquels il existait des « amas nombreux, confluents, parsemant tous les points du champ microscopique à la façon des îlots d’un archipel 1). »
Enfin, ce qui est de la plus haute importance, nous avons recherché avec soin et insistance dans les anamnestiques des malades l'existence non seulement de fièvre typhoïde antérieure, mais encore de typhoïdetic, de fièvre muqueuse.
Telle est la technique employée par MM. Gilbert et Lippmann dans l'étude de la séro-réaction chez les ictériques. C’est également celle que nous avons suivie.
Nous remercions ces auteurs d’avoir bien voulu nous communiquer en détail les résultats de leurs expériences et nous permettre de les exposer ici.
Leurs recherches ont porté sur le sérum de trente malades cholémiques à des degrés différents et dont l’ictère relevait de causes les plus variées. Sur une série de huit malades, au teint bilieux, présentant une cholémie familiale avec ou sans insuffisance hépatique dont le degré variait de 1/13300 à 1/30000, ïls ont obtenu huit fois une réaction négative (obs. IT, LIT, IV, V, VI, VII, VIII, IX). Sur cinq malades atteints de