Gizserr gr Dommicr, « Angiocholite et cholécystite typh
ques expérimentales », Soc. Biologie 13 décembre 1893.
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lédoque du lapin. La bile n’est donc point”antiseptique pour l'agent microbien de la fièvre typhoïde ; elle lui fournit, au contraire, un excellent milieu de culture. Mais cette fréquence des affections biliaires post-typhiques ne présente qu'un bien faible intérêt au point de vue de notre étude ; il est beaucoup plus important de savoir si le bacille d’Éberth est capable de cireonscrire son action pathogène sur les voies biliaires sans produire les lésions intestina!es qui lui sont habituelles. A cette question, nous répondrons de suite par l’affirmative. Guarnieri (1) publie, en effet, en 1892, la première observation d'angiocholite à bacille typhique sans déterminations intestinales.
Il s’agit d'une femme de 60 ans, ayant souftert antérieurement d'accidents palustres, qui, en 1891, ressent des douleurs au niveau de la vésicule biliaire. Bientôt apparait un ictère avec pigments biliaires dans l'urine. La vésicule forme une tumeur grosse comme une orange déplaçable latéralement et diminuant de volume par la pression. Pendant la vie, l'ensemencement d'un peu de sang recueilli par piqure de la veine médiane donne une culture de bacille d'Eberth. A l’autopsie, on trouve la vésicule énorme ; le canal cholédoque, coudé à angle aigu à 2? centimètres de son embouchure, offre une sténose en avant de laquelle les voies biliaires sont dilatées, Les ensemencements faits avecle sang dufoie et de larate démontrent l'existence du bacille typhique. |
L. GuanNiEnt « Jivisla generale Italia di crilica medica, 1892,
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