‹ Réaction du Séro-Diagnostic dans l'IctèreChapitre 15 sur 26 · Bryant, British medical journal · texte numérisé non relu

Bryant, British medical journal

ERA as réaction de Widal avec Ja bile coulant d’ure-fistule biliaire, ce qui montre bien que ce liquide est dénué de tout pouvoir agglutinant.

En réalité, nous voyons que les techniques de Grunbaum, de Kæbhler, de Zupnik, d'Eckardt, de Megele, de Langstein et Merwein et de Joachim ne sont pas à l'abri de toute critique. Or, pour qui sait toute l'importance d'un procédé en matière de laboratoire et les erreurs incommensurables que peut amener la moindre faute opératoire, le moindre écart, si petit soit-il, on ne nous taxera pas d'exagération, si nous considérons comme peu probants les résultats ainsi obtenus.

Certes, nous ne nions pas la possibilité de l'existence de la séro-réaction dans le sérum des ictériques, puisque dans les deux cas observés par MM. Gilbert et Lippmann (observ. XXIV et XXV) elle a été des plus évidentes, mais nous pensons que le degré de cholémie présenté par le sérum est absolument étranger à la production de ce phénomène. Toute autre est l'interprétation que nous en donnons.

Il existe, en effet, comme l’a fait remarquer depuis longtemps MM. Lemoine, Catrin, et Widal, un certain nombre d'états morbides désignés sous le nom d’embarras gastrique qui sont le plus souvent des dothiénentéries légères, ce que M. Catrin appelle des typhoïdettes. C’est, soit diten passant, dans ces cas que le séro-diagnostie est d’une incontestable utilité. Nousne voulons pas dire par là que les malades ietériques dont le sérum présente la réaction de Widal soient atteints

de typhoïdettes ou l'aient été antérieurement, nous

EN Le

pouvons l’admettre pour certains malades (observ. XXV). Mais nous voulons montrer que dansles cas d'ietère à séro-réaction positive, la cause de l’agglutination réside bien plus fréquemment dans la localisation primitive du bacille d’Éberth surles voies biliaires. Or, nous connaissons bien actuellement l'existence des infections biliaires à bacille typhique en dehors d'une fièvre typhoïde antérieure ou concomitante.

Il est démontré depuis longtemps que ce microbe malgré ses allures habituelles de bacille spécifique peut donner naissance à des affections diverses, et entre autres, à des infections des voies biliaires. Nous rappe!lerons à ce sujet les thèses de Hagenmüller (1), de Dupré (2), de Dominici(3), de Dauriac (4), de Fournier (5),

sur la fréquence des localisations du bacille typhique

‘ sur l’appareil biliaire au cours ou à la suite de la dothié-

nentérie ; nous rapporterons également que MM. Gilbert et Dominici (6) ont obtenu une angiocholite et une choléeystite typhiques expérimentales par injec-

tion de cultures de bacille d’Éberth dans le canal cho-

1. Hacexuurzer. « De la cholécystite dans la fièvre typhoïde ». (Thèse Paris. 1876).

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